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Tim, un petit garçon de huit ans, a du mal à s'endormir tous les soirs. La lumière éteinte, les ombres et les bruits de sa chambre l'effraient, à cause d'une vielle histoire de monstre que lui a raconté son père. C'est donc régulièrement que Tim fait appel à ce dernier pour le rassurer et vérifier que le monstre n'est pas dans la chambre. Mais un soir d'orage particulièrement lugubre, le Père de Tim se fait violemment aspirer par le placard de la chambre et disparaît à jamais. Dix ans plus tard, Tim a une bonne situation professionnelle et une belle petite amie. De son expérience traumatisante il ne lui reste plus que sa phobie des placards. Mais lorsque sa mère décède et qu'il doit s'occuper de la maison où son père a disparu, le cauchemar recommence…



Deuxième film (après le très moyen "The Grudge") produit par Ghost House Pictures, société de production fondée par Sam Raimi, Rob Tapert et Senator International, Boogeyman est encore une fois un film américain tourné comme un film de fantôme japonais ("The Ring", "Dark Water", "Séance", "Loft"). Pourtant, "Boogeyman" a le mérite de ne pas être un remake et de développer un propos original. L'inspiration, même si elle relève parfois du plagiat, reste formelle.



Après la traditionnelle scène d'introduction choc de tout bon petit film d'horreur, l'ambiance de "Boogeyman" va être posée plutôt habilement, par petites touches, dans le quotidien de Tim. Puis, petit à petit, la paranoïa de Tim va se communiquer au spectateur qui le suppliera intérieurement de ne plus ouvrir aucune porte. Les ressorts utilisés par le réalisateur ne sont pas bien nouveau mais restent efficaces. Les sons sont amplifiés à outrance pour faire sursauter, les mouvements de caméra sont vertigineux à chaque fois que Tim s'apprête à ouvrir une porte, les angles de prise de vu sont des plus incongrus lorsque Tim entre dans une pièce et l'on s'attend à ce que quelque chose surgisse mais sans savoir d'où. Et ce durant toute la première heure lors de laquelle on est agréablement surpris.



Hélas, plus le dénouement approche, plus le spectateur se lasse des procédés utilisés répétés à outrance et plus il sent que la fin va être foireuse. Du coup, la première heure passée, la magie du cinéma n'opère plus sur le spectateur qui en a marre de voir Tim mettre une demi-heure à ouvrir une porte.

Les acteurs ont beau se démener pour rendre crédible le dénouement qui s'avère être du grand n'importe quoi sous couvert de psychologie hollywoodienne à deux euros, difficile de croire aux déambulations spatio-temporelles de Tim à la poursuite du boogeyman. Et cela devient agaçant lorsque l'on voit un passage entier de "Dark Water" pompé pratiquement plan par plan. En plus de cela, le boogeyman n'est vraiment pas beau, il s'agit d'une image de synthèse qui a déjà mal vieilli (le film date de 2004).



"Boogeyman" ne vaut donc que pour sa première heure, où les psychoses de Tim sont vraiment bien communiquées au spectateur. Dommage que le final vienne tout gâcher.

Sortie au cinéma le 28 juin 2006






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