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Une expédition militaire est menée pour explorer l'Antarctique, et en particulier une zone particulière où se trouve une oasis d'eau chaude, ce qui laisse sceptiques les scientifiques. Trois hommes, accompagnés par Margaret Hathaway, un reporter, embarquent à bord d'un hélicoptère et survolent la zone. Une tempête les oblige à effectuer une descente dangereuse. Surprise, la descente dure plus longtemps que prévu et l'équipe se retrouve plusieurs mètres en dessous du niveau de la mer. Ils parviennent à atterrir et découvrent un paysage semblant dater de plusieurs millions d'années avant l'apparition de l'homme sur Terre. Ce qui va se révéler exact lorsqu'ils vont être attaqués par un monstrueux tyrannosaure…



Virgil W. Vogel a commencé sa carrière dans les années 40 à la Universal comme assistant monteur. Dans les années 50, il décide de passer derrière la caméra et signe son premier film en 1956 avec "the mole people" et ses hommes-taupes au look particulièrement bien soigné. L'année suivante, il tourne une comédie puis "l'oasis des tempêtes", film mettant en scène des dinosaures, et inspiré par un fait divers réel, datant de 1947, avec la découverte d'une zone d'eau chaude dans les eaux glacées de l'Antarctique. Il n'en fallait pas plus aux scénaristes pour imaginer une terre engloutie où la vie préhistorique n'aurait pas disparu. Vogel réalisera encore quelques films, dont "invasion of the animal people" en 59, avant de se spécialiser dans la réalisation d'épisodes de séries télévisées, comme "Bonanza", "Mission : impossible", "Supercopter", "tonnerre mécanique" et bien d'autres encore…



Les films mettant en scène des mondes perdus peuplés d'animaux préhistoriques ne sont pas nouveaux lorsque Virgil W. Vogel met en route son Oasis des Tempêtes. En 1925, "le monde perdu" avait déjà bien balisé le terrain, suivi de près par "king kong" en 1933. En 1948, Jack Bernhard nous livre un "unknown island", avec Tyrannosaure en caoutchouc et autres joyeusetés animales. Le film de Vogel reprend en gros les éléments de ce dernier, avec cette expédition se retrouvant face aux dangers du monde perdu. Avant tout film d'aventure, The Land Unknown en utilise tous les codes du genre. Expédition dans un lieu hostile (l'Antarctique et sa mer de glace), irruption d'une présence féminine dans un milieu d'hommes, incident forçant l'équipe à se retrouver dans un lieu non désiré (la tempête du titre…), avarie de l'appareil étant leur seule chance de s'en sortir, etc, etc…
Nous sommes en terrain connu, et tout ça se laisse suivre gentiment, mais sans nous passionner non plus.



Après un début un peu longuet, on se retrouve donc sur cette terre des âges anciens. L'intérêt du film étant la faune préhistorique, qu'avons-nous à nous mettre sous la dent ? Différentes choses, je vous rassure, filmées avec plus ou moins de bonheur. Après avoir aperçu un ptérodactyle en carton pâte, une plante carnivore tentaculaire, on a droit à des images incrustées de gros lézards dont le réalisme ne se fond pas bien avec les peintures et le décor en carton. L'apparition du tyrannosaure va nous faire hurler de rire, même si le côté rétro et nostalgique est présent. Mais quand même, on aurait préféré une animation en stop-motion plutôt que de voir un acteur engoncé dans un costume en latex ! Bref, pas crédible pour un sou mais une bonne tête quand même ce roi des dinosaures ! On est quand même très loin de la qualité des monstres de "king kong". Le sommet étant la vision d'un élasmosaure que Ed Wood n'aurait pas renié ! Je vous place une petite photo de la dite bestiole rien que pour le plaisir des yeux…



Le film n'aurait pas été complet sans la découverte d'une présence humaine dans cette contrée inhospitalière. Tel un Robinson, notre équipe va découvrir le survivant d'une ancienne expédition, ayant réussi à s'imposer parmi la faune et la flore, grâce au feu bien sur, mais aussi à son intelligence. Resté seul trop longtemps, il va kidnapper Margaret afin qu'elle reste avec lui. On a un peu de mal à comprendre pourquoi il ne demande simplement pas à l'équipe de l'emmener avec eux pour retourner à la civilisation. Franchement, il faudrait être fou pour vouloir rester seul ici…bref…

L'oasis des Tempêtes est un peu le "jurassic park" de l'époque. Il faut être réceptif aux charmes de ces anciennes productions pour l'apprécier. Néanmoins, malgré cela, le film s'oublie assez rapidement même s'il s'avère agréable à regarder, notamment grâce au casting qui tient bien la route. Un spectacle divertissant mais rien de plus…








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