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Réalisation
Yim Phil-sung

Scénariste
Chang Kang-hee & Bong Joon-ho

Date de sortie
2005

Genre
spectres

Tagline


Cast
Song Kang-ho
Yu Ji-tae
Kim Kyeong-ik
Park Hee-soon


Pays
Corée du sud

Production


Musique
Kawai Kenji

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.7
(6 votes)
Une équipe coréenne, composée de six hommes et dirigée par l'expérimenté capitaine Choi Do-yung, a décidé d'atteindre l'endroit le plus reculé de l'Antarctique. Plus les hommes se rapprochent de leur but, plus la fatigue et les tensions se font ressentir. Et lorsqu'ils trouvent le journal de bord d'une expédition anglaise menée quatre-vingts ans auparavant, des évènements étranges se produisent. Des hommes tombent mystérieusement malades, d'autres deviennent fous, d'autres encore disparaissent. L'expédition semble compromise, mais étrangement, le capitaine semble prêt à tout pour atteindre ce point le plus reculé de l'Antarctique



Ici, pas de prologue interminable à l'américaine où l'on verrait les aventuriers préparer leur périple et dire adieux à leur famille pendant de longues minutes. Le film commence dans le vif de l'action : six hommes en train de marcher au milieu d'une immensité blanche qui parait infinie. Au cours de la marche, les personnalités se révèlent. On apprend petit à petit à connaître les personnages. On voit les conditions difficiles de leur entreprise : le froid, la marche forcée, leur coupure avec le reste du monde. Puis, par petites touches croissantes, des évènements étranges se produisent, jusqu'à un basculement dans le fantastique avec la découverte du fameux journal.


La direction d'acteur qui est d'une finesse rare pour un film fantastique contribue grandement à la réussite du métrage. Une grande partie du film est basée sur les tensions et les failles psychologiques des personnages et lorsque les éléments fantastiques entrent en scène le spectateur ne sait plus à quoi s'en tenir. Ajouter à cela les paysages désertiques immaculés et le silence y régnant, confère une atmosphère envoûtante et bizarrement dérangeante, de telle sorte que le moindre bruit devient une agression pour les personnages comme pour le spectateur.



Avec la découverte du journal, commence alors un jeu de massacre intriguant, lors duquel disparaissent un à un les protagonistes. Les éléments fantastiques entrent en jeu. Eléments fantastiques au sens propre du terme puisqu'il est à ce stade du film impossible de discerner se qui est réel et ce qui ne l'est pas. Le spectateur aura son quota d'images impressionnantes voires effrayantes avec deux petites incursions dans le gore. Difficile d'en dire plus à ce sujet sans dévoiler la fin. Les solutions seront en partie données dans un final légèrement décevant comparée à la tension qui règne sur tout le film.



Souvent comparé à tort au "The Thing" de John Carpenter, "Antarctic Journal" ne lui ressemble que par le choix des décors (encore qu'une grande partie du film de Big John se déroule en intérieur). Le film de Yim Phil-sung n'est ni un film de monstre, ni un film s'axant sur la paranoïa mais un film qui s'attache à montrer de manière imagée les faiblesses psychologiques de l'homme et la détérioration de son mental confronté à des situations extrêmes. Phénomène qu'il parvient même à faire entrapercevoir au spectateur qui sort de la salle quelque peu déboussolé.








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