RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 2.8
(4 votes)
Sheila, jeune américaine, désire retrouver sa sœur Diana qui a disparu sans donner de nouvelles. Elle retrouve sa trace sur un film documentaire semblant être consacré à la Secte de la Purification, secte vivant aux confins de la Nouvelle-Guinée et dirigée par Jonas, un fanatique. Parvenant à décider, Mark un explorateur spécialisé dans la jungle, de l'accompagner, elle part à l'aventure, sans se douter des multiples dangers qui la guettent…



Ben dis donc, Umberto Lenzi s'est bien foutu de nous ! Personnellement, j'aime bien ses films, c'est un très honnête artisan du Bis italien, "les pirates de malaisie", "cannibalis", "le cynique, l'infâme et le violent", "l'avion de l'apocalypse" ou "cannibal ferox" par exemple, sont de bons divertissements qui en donnent aux spectateurs. Mais alors là, avec "la secte des cannibales", il a poussé le bouchon un peu loin !

Je m'explique : au départ, "la secte des cannibales" est un film d'aventure classique, aux éléments typiques des "cannibales movies", on retrouve un personnage partant dans l'enfer vert, accompagné d'un baroudeur qui s'y connaît un peu. Le personnage, c'est Sheila, interprétée par la charmante Janet Agren, qu'on reverra dans "frayeurs" ou "atomic cyborg". Elle veut récupérer sa sœur Diana, qu'elle pense être aux prises avec un fanatique religieux qui a établi son campement en pleine jungle hostile, où vivent encore des tribus primitives de cannibales. Le baroudeur, c'est Robert Kerman, acteur à la filmographie impressionnante, qui accepte d'aider Sheila contre une forte somme d'argent. Une fois dans la jungle, nos deux aventuriers vont vivre quelques périples avant de retrouver Diana, prisonnière malgré elle de Jonas et sa Secte de la Purification. Le visage de Jonas vous semblera familier, et c'est bien normal, il est également un acteur récurrent du cinéma Bis. Bref, un casting aguerri, et une histoire qui n'est pas plus mauvaise qu'une autre. Alors où est le vice de forme ??



Là où le bât blesse, c'est qu'à un moment, on se dit "mais merde, j'ai déjà vu ces scènes !!!". Car oui, toi qui as regardé "cannibalis", "la montagne du dieu cannibale" ou "le dernier monde cannibale", tu te rappelles très bien des images qui sont en train de défiler devant tes yeux ! Les massacres d'animaux (l'indigène qui dépèce un crocodile, le combat entre un serpent et une mangouste), la quasi-totalité des scènes mettant en action les cannibales (la dégustation d'un bras, l'éventration d'une femme…), elles sont toutes tirées des films précités ! Faut quand même en vouloir pour réutiliser des scènes d'un autre dans ses propres films, et "voler" celles d'un autre réalisateur, à savoir Ruggero Deodato. Franchement monsieur Lenzi, je n'arrive pas à comprendre ce qui a pu vous motiver à faire ça ! Vous avez cru que personne ne s'en rendrait compte ou quoi ?



Le film est donc bourré d'incohérences, dues à l'insertion des stocks-shots piqués aux autres films. Cela en devient même risible à force. Il ne reste donc pas grand chose d'intéressant dans le film, puisque les scènes gores, censées être l'intérêt principal des films de cannibales, sont déjà connues. On retrouve quand même avec plaisir la jolie Me Me Lai, toujours dénudée, et même Janet Agren nous apparaît peu vêtue, ce qui n'est pas déplaisant. Mais bon, on aurait quand même aimé un autre traitement. De plus, le rythme du film est mou, les situations répétitives, si bien que l'on finit par s'ennuyer. Bref, un beau gâchis. Heureusement que les décors naturels nous fournissent matière au dépaysement…



Je n'ai pas beaucoup à ajouter sur cette mascarade. Le thème de la secte est assez bien traité puisque s'inspirant de l'histoire vraie des membres de la Secte du Peuple, qui vécut dans les années 70 et dont tous les membres se sont suicidés (soit plus de 900 victimes !) afin de suivre leur chef spirituel, le révérend Jim Jones. On pense également à la tragédie de la secte de Waco bien sûr. C'est peut-être le point le plus intéressant du film.

Si vous n'avez pas vu les films cités en référence dans cette critique, vous pouvez jeter un coup d'œil à celui-ci. Si vous les avez vus, ne perdez pas votre temps, à moins de vouloir étendre votre culture dans le domaine du film de cannibales. Mais c'est quand même une belle escroquerie de la part de Lenzi !

Disponible à la vente chez : http://www.neopublishing.com






LUMIèRE SUR