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Le voyage du professeur Hacker en Egypte ne se déroule pas comme prévu. Pendant que George Hacker perd la vue en fouillant une tombe ancestrale, sa fille Susie, rapporte une étrange amulette. A leur retour à New York, d'étranges phénomènes se déroulent, et tout ce mystère semble tourner autour de l'amulette, symbole d'un ancien dieu maléfique. Les morts violentes s'accumulent autour de la famille Hacker.



Abandonnant une fois n'est pas coutume son thème privilégié des zombies, Lucio Fulci s'essaie à un thriller psychologique et essaie de surfer sur la vague des films de possession alors en vogue ("L'exorciste", "Audrey Rose"). Si par le passé, le réalisateur italien a su se montrer doué en matière de films à suspense ("L'emmurée vivante"), on ne peut que constater qu'après sa période de films gores ("L'enfer des Zombies", "L'au-delà"), Fulci n'arrive plus à retrouver l'inspiration d'antan. "La malédiction du pharaon" s'avère de fait l'un de ses films les plus soporifiques et tellement peu passionnant qu'il faudra attendre la scène d'une attaque d'oiseaux (comprenant les seules scènes vraiment gores) pour réveiller le spectateur de la torpeur dans laquelle le long-métrage l'aura plongé.



Malgré un casting plus que correct : Christopher Connelly (en père dépassé par les événements) et l'un des enfants interprété par Giovanni Frezza (déjà vu dans "La maison près du cimetière" de Fulci, "Démons"), on est vite largué par des événements ésotériques qui s'enchaînent en dépit de toute logique : scorpions, serpents, jusqu'à des bancs de sable du désert faisant leur apparition dans la chambre, ou alors des téléportations… Les trous scénaristiques en deviennent des gouffres. Exemple parmi tant d'autres de l'aberration de ce film : personne n'est ainsi surpris de la disparition du type chargé de la sécurité qui ne sortira pas vivant de son escapade dans un ascenseur. Or, personne ne semble s'en soucier, même pas la baby-sitter qui l'avait appelé.



En bon réalisateur du bis italien des années 80, Lucio Fulci pique de ci de là, des éléments de films américains à succès. Jusqu'à plagier dans son titre international le "Rosemary's baby" de Polanski, devenant un "Manhattan Baby" ! A ce sujet, le titre français n'est pas en reste et confond les pharaons et les divinités égyptiennes. Car la malédiction provient bel et bien d'un ancien dieu maléfique, qui ne trouve rien de mieux que de venir faire un tour à New-York. Les disparitions et les morts ont beau s'accumuler, le récit s'enlise dans des contradictions flagrantes. Comment croire à l'apparition de ce sable en provenance directe d'Egypte dans la chambre des enfants ? Le film louvoie ainsi entre grotesque et incohérences.



La jaquette du dvd indique que certains secrets sont mortels (d'ennui probablement). Film de couloirs alignant les poncifs avec une grande régularité, "Manhattan Baby" se révèle d'un ennui redoutable. Sans jamais vraiment effrayer, ce film marque pour Fulci, le début d'une descente en enfer ("Aenigma", "Murderock", "Zombi 3"). Plus jamais le réalisateur transalpin ne retrouvera la grâce et la poésie morbide des ses œuvres précédentes. Une fois passée la première partie dans le désert égyptien, l'intrigue tournera en rond jusqu'au dernier meurtre (magnifique hommage à "Les Oiseaux" d'Hitchock). Au final, il n'est même pas sûr et certain que "La malédiction du pharaon" satisfera les inconditionnels du maître.








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