RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 4.5
(6 votes)
Eternellement hantée par le désir de venger le massacre de sa famille, Sélène sait à présent que c'est Viktor, un vampire qu'elle considérait comme son propre père, qui les a tués. Alors qu'elle s'acharnait à éradiquer tous les lycans de la planète, "la belle vampire" va tenter de dévoiler la vérité aux vampires et aux lycans pour que cesse cette guerre qui les oppose depuis des lustres. Michael, le premier hybride à la fois vampire et lycan se joint à elle pour révéler l'origine du conflit, mais c'est sans compter sur Marcus, le premier vampire, qui compte réveiller son frère William, le premier lycan, pour régner sur le monde...



Le film commence avec une scène de bataille médiévale complètement jubilatoire où l'on voit un groupe de cavalier arriver dans un village qui vient d'être attaqué par on ne sait quoi. Très soudainement, les villageois qui semblaient morts, se transforment en loups-garous. La bataille commence. Une bataille à la fois épique et gore comme on les aime (mais qui sont bien trop rares) où des lycans, en pleine transformation, affrontent un groupe de cavaliers vampires dans la neige au milieu d'un village en feu. Ca mord de tous les côtés, ça arrache, ça sectionne et tout ça dans de généreuses effusions de sang qui font plaisir à voir (ça change des combats aseptisés de navets comme "Troie" et "Arthur" ou même d'un chef d'œuvre tout public comme "Le Seigneur Des Anneaux"). Le tout dans une rare harmonie entre effets spéciaux en dur et effets spéciaux numériques. Cette magnifique scène d'une forte puissance visuelle, bien qu'elle soit certainement la meilleure du film, en annonce la couleur : ce sera efficace, gore et sexy.



Len Wiseman ("Underworld") choisit une nouvelle direction visuelle, avec plus de texture que la dominante bleutée et souterraine monochrome du premier film. La majeure partie de l'action se déroule en extérieur contrairement au premier film qui avait un côté très urbain. Les décors sont donc variés et s'ils ne sont pas naturels, ils sont, le plus souvent, fabriqués en dur. Ce qui permet à la réalisation de gagner en authenticité sans pour autant perdre la liberté de mouvement ressentie dans "Underworld". Un effort conséquent a également été fait au niveau des effets spéciaux plutôt moyens dans le métrage précédent. Le design des loups-garous a beaucoup changé, ils sont plus fins et bien plus mobiles. Marcus, le grand méchant du film, est particulièrement réussi. Les chorégraphies de ce film généreux en combats sont très efficaces et donnent dans une violence sèche et brutale.



L'histoire n'est pas des plus originales mais est compensée par un scénario toujours énergique et inventif. Les acteurs, sans être exceptionnels, sont convaincants. Mention spéciale à tous les comédiens sous maquillage et costumes qui contribuent grandement à la crédibilité de l'univers du film. Kate Beckinsale ("Van Helsing", "Aviator") est toujours aussi belle et son vicieux de mari qu'est Len Wiseman n'hésite pas à nous la montrer dans son plus simple appareil. Personne ne s'en plaindra...



"Underworld Evolution" est donc un film qui remplit complètement son cahier des charges. Il s'agit d'un divertissement de qualité recréant un univers original et séduisant dans lequel le spectateur se laisse aller avec plaisir. Tous les ingrédients y sont réunis pour flatter la rétine de tout amateur de cinéma fantastique. Une très bonne surprise après le décevant premier film.








LUMIèRE SUR