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Episode 7 : Un nouveau retour aux sources ça vous dit ? Ici, c'est John Landis qui revient à l'horreur après 14 ans d'absence ! Landis n'a d'ailleurs jamais été un véritable maître du genre, en effet l'homme en question est plutôt un "Master of Comedy". Tous ses essais dans le cinéma fantastique sont constamment auréolés de la présence d'un certain humour, ne prenant heureusement jamais le pas sur l'horreur.



On est cependant ici très proche du style qu'il a adopté pour son sympathique "Innocent Blood" où Anne Parillaud incarnait un vampire frenchy croquant du mafieux. Il y a une créature fantastique, des flics et de l'humour donc. Mais pas n'importe quelle créature cependant, Landis évite ici d'aborder le thème du lycanthrope féminin et se penche sur celui de la "Deer Woman" (la femme daim), une créature jusque là inédite sur les écrans de cinéma.



Divorcé, seul et grognon, l'inspecteur Dwight Faraday se retrouve embarqué dans une étrange affaire de meurtre qu'il compte bien élucider, au risque de se faire taper sur les doigts par ses collègues : un homme est retrouvé castré et réduit en bouillie à l'arrière de son camion ! Une affaire d'autant plus étrange que l'homme aurait été attaqué par… un daim !!
Pendant ce temps, une jolie fille muette séduit la plupart des hommes seuls qu'elle croise…
Lors de son enquête, Dwight découvrira que la fameuse légende de la "femme daim" est bien plus liée à son enquête qu'il ne le croit. Car jusqu'à présent, toutes ses hypothèses tombent systématiquement à l'eau, et les meurtres continuent.



Landis ne semble qu'à moitié en forme pour cette demi-réussite, sauvée en majeure partie par ses éléments fantastiques et son humour croustillant. Un humour qui atteindra son summum lors de trois petites scènes imaginées par Dwight, cherchant à élucider le premier meurtre sur lequel il enquête : trois petites séquences "cartoonesques" à souhait où on retrouve volontiers le grand Landis comique, clin d'œil à "Shlock" aussi !! Mais n'est-il pas trop risqué de faire de la comédie dans une série horrifique reposant notamment sur un grand sérieux ??
Et bien, il faudra se faire à l'idée que Landis est toujours Landis, et qu'il ne changera sûrement jamais. Mais comme je l'ai dit plus haut, et comme le montrent si bien ses deux précédents films d'horreur, l'humour ne dévore jamais complètement le sérieux de l'entreprise et le fantastique du récit est sain et sauf.



Là où le bât blesse, c'est sans aucun doute dans le scénario, pantouflard et banal, assez cliché mais que l'on suit plus ou moins agréablement : un vieux looser de flic et ses tourments du passé (divorce, perte d'un coéquipier…), une créature dont nous connaissons l'identité depuis sa première apparition, peu de rebondissements et… pas de chute !! Etrange tout de même de voir un épisode de "Masters of horror" sans véritable coup de théâtre final (ou alors est-ce moi qui n'ai vraiment rien trouvé de particulier dans cette fin ??). Reste une spectaculaire poursuite finale, où la "Deer Woman" dévoile une force colossale et surhumaine.
La "Deer Woman", muette et sculpturale, est incarnée par la débutante Cinthia Moura, dont le physique très avantageux illumine une histoire somme toute classique. Ce sera sans doute pour son sourire ravageur et son charme fou qu'on suivra attentivement cet épisode !! Et puis il y a aussi l'excellent thème musical…
"Deer Woman" ne fait peut-être pas partie des meilleurs épisodes de cette saison 1, mais il a le mérite, comparé aux décevants "Masters of horror : Pick me up" ou "Masters of horror : Chocolate", d'être incroyablement sympathique et de nous présenter une superbe créature de rêve !

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