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Un groupe de six écologistes tente de trouver quelles sont les personnes responsables de la pollution de la faune et de la flore d'un gigantesque marais. Au cours de ses recherches, le groupe découvre des fûts de produits radioactifs abandonnés dans les eaux du fleuve. Décidant de passer la nuit à proximité du marais, nos écologistes s'aperçoivent le lendemain qu'une des filles manque à l'appel, ainsi que son petit chien. Ils la retrouveront complètement déchiquetée…



Sous le pseudo de Larry Ludman, on retrouve en fait à la réalisation de ce "Killer Crocodile" Fabrizio De Angelis, personnage bien connu des aficionados du Bis à l'italienne, producteur de très nombreux films et réalisateur de la trilogie "Tonnerre" par exemple. Il fût aussi le responsable des effets spéciaux sur le film "emanuelle et les derniers cannibales". Un touche à tout, qui sera également scénariste, acteur, et qui décide donc en 1989 de nous livrer en pâture un film de crocodile géant, fruit d'une mutation causée par la pollution radioactive.

La pollution, c'est ce qui intéresse principalement les protagonistes du film, trois garçons et trois filles, faisant tous partis d'un mouvement écologiste et venant constater par eux même que certains habitants d'un petit village situé on ne sait où, ne respectent vraiment pas l'environnement et en particulier les eaux du gigantesque marais fluvial avoisinant. Comme dans quasiment tous les films traitant des dangers de la pollution, nos écolos découvriront rapidement que c'est l'une des personnes les plus influentes du village, à savoir ici le chef de la police, qui gère des affaires pas claires sur le stockage des produits radioactifs. Un personnage antipathique qui rappelle un peu le maire de la station balnéaire d'Amity dans "les dents de la mer". Sinon, pas grand chose à dire des acteurs, les filles ne servent pas à grand chose (elles ne se dénudent même pas, un comble !) à part à crier et à servir de dîner à monsieur Croco. Et les garçons, et bien, ils remplissent leurs rôles et voilà…



Après la découverte du corps atrocement mutilé de leur copine Louisa, les cinq membres restant vont vite comprendre qu'une grosse bébête rôde dans les environs. Nous, on le sait depuis longtemps, forcément, on connaît le titre du film, et en plus, on a déjà vu la bête en question dans la scène d'introduction. On nous présente alors un autre personnage typique de ce genre de film, à savoir le baroudeur expert en chasse d'animaux dangereux. Jo, c'est son nom, est sûrement le personnage le plus intéressant, car caricaturé à l'extrême, ce qui nous vaut de savoureuses séquences, ainsi que des dialogues pas piqués des hannetons. En effet, la version française est à mourir de rire, du style "les crocodiles marins ne vivent pas dans les fleuves ! Oui mais celui-ci s'est éloigné un peu plus que les autres…" et autres perles du genre !



Bon et le crocodile au fait ? Réalisé par le copain de De Angelis, il est l'œuvre de Giannetto De Rossi, et…comment dire ? Et bien sous l'eau, on y croit, avec des plans en caméra subjective figurant l'avancée du monstre. Hors de l'eau, c'est un gros monstre auquel on ne croit guère, mais qui possède néanmoins un charme certain. Ses (rares) attaques valent leur pesant de cacahuètes, en particulier l'attaque sur le ponton du village, où une petite fille est en danger. Plutôt que de la hisser par les bras, un villageois descend le long du ponton pour se faire dévorer bien évidemment, et comme cela ne suffisait pas, un autre idiot servira également de festin au crocodile affamé, normal vu sa taille me direz-vous. Un petit peu de gore par-ci, par-là, le spectacle est bien amusant, malgré la faiblesse des effets spéciaux, on sent que le budget a plus servi à avoir des acteurs connus (Anthony Crenna, Thomas Moore) qu'à peaufiner la créature.



Ajoutons à tout cela le repompage de la musique de John Williams pour "les dents de la mer", avec une légère variante, histoire de pas être accusé de plagiat. N'oublions pas la séquence finale, sommet du film et méritant de figurer parmi les perles du cinéma Bis rital ! Si avec tout ça, vous n'avez pas envie de voir le film, je ne peux plus rien pour vous ! Ah si, j'ai oublié la scène hallucinante où les survivants de l'équipe disent à Jo de ne pas tuer l'animal, car même s'il a bouffé leur copine et d'autres villageois, il faut le protéger ! Ah ces écolos…

Au final, Killer Crocodile n'est pas fameux. Un peu mou du genou, pas très gore, amusant parfois, il ne restera pas dans les meilleurs films de crocodile, c'est sûr. Il reste des séquences d'agressions sympathiques, qui plairont aux amateurs de gros monstres caoutchouteux. Le film se regarde gentiment mais il s'oubliera aussi vite…

Une suite a été réalisée l'année suivante, sous le titre de "killer crocodile 2"

Les deux films sont dispos dans de très bonnes conditions en dvd zone 2, édité par Néo Publishing bien sur.






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