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Après quelques péripéties, dont la mort de Liz, Mike se retrouve directement à l'hôpital, où une infirmière zombifiée tente de l'occire. Reggie venant à son secours, il tente une première fuite mais sera rapidement rattrapé par le diabolique Tall Man. Reggie n'a seulement qu'un seul allié : une sphère contenant l'esprit bien vivant de Jody, le défunt frère de Mike. Victime d'une altercation avec des voyous dans une ville abandonnée, Reggie est sauvé à son tour par le petit Rocky, dont la famille a été massacrée par le croquemort maléfique. Ensemble, ils partent retrouver Mike, prisonnier de son ennemi juré.



On ne change pas une recette qui gagne. Le troisième volet de la saga "Phantasm" suit les traces du précédent volet, dont le démarquage dans le fun et le gore n'a pas forcément plu à tout le monde.
La disparition brutale de l'acteur principal causait elle aussi une certaine gêne, et c'est avec plaisir qu'on retrouve enfin A. Michael Baldwin, apportant plus de sobriété à l'ensemble, surtout face au bourru et intrépide Reggie, forcément toujours là.



Tout comme le deuxième film, ce "Phantasm" là reprend exactement là où le précédent volet s'est arrêté, non sans quelques explosions et petites effusions de sang. Le rythme s'en trouve bien soutenu, et c'est d'ailleurs l'une des grandes qualités de ce nouveau volet, peu apprécié il est vrai.
Alors que le Tall Man prévoit de sombres desseins pour Mike, Reggie forme sa petite équipe après des mésaventures tonitruantes : il sera épaulé par Tim, gamin attachant et pas pleurnichard pour un sou, n'hésitant pas à sortir les armes au bon moment (quand Reggie lui dit : "Un enfant ne devrait pas jouer avec des armes à feu", celui-ci répond fermement "Mais je ne suis plus un gamin maintenant Reg" : Ah brave gosse !) ; et Rocky, une black experte en… karaté ! Le personnage n'est pas vraiment en harmonie avec l'univers du Tall Man au premier abord mais on s'y habitue nettement plus lors des scènes de combat qu'elle domine très souvent.
On retiendra l'agréable "visite" de la maison du petit Tim par une poignée de malfrats, qui vaut largement le détour ! On pense un peu au film "Le piége" mais surtout à une version hardcore de "Dennis la malice" !! Un régal.



Moins présent que d'habitude, le Tall Man reste étonnement discret avant de longuement apparaître dans le final. Grand videur de villes, maître des sphères et des morts, son rôle ne s'épaissit pas davantage et il laisse davantage la place à ses sombres serviteurs (fossoyeur, zombies, nains…) et à ses boules tueuses, qui gagnent cependant en inventivité : elles devissent, perforent, scient, prennent parfois forme humaine (en ce qui concerne Jody, prenant la forme d'une sphère noire), espionnent et se trouvent toujours plus nombreuses (beau plan où l'on voit celles-ci agglutinées en masse sur un plafond), se donnant même quelque part des airs "d'abeilles" (elles volent, font mal, se multiplient, et font un joli bruit en traversant les airs).
"Lord of the Dead" oblige, des zombies font leur apparition (l'utilisation des morts dans le précédent épisode étant assez inexploitée), fonctionnant souvent grâce à la sphère figée dans leur crâne. Une occasion parfaite pour que le sang jaune gicle toujours plus sur les murs !!



Si le retour des deux acteurs principaux du film originel est une bonne chose, on émettra cependant quelques réserves face au retour du "bidule", ce monstre qui se forme lorsque le Tall Man perd un membre de son corps : Coscarelli ne soigne toujours pas son apparence très grotesque voire fauchée (chose assez surprenante car les FX du film s'en tirent pourtant très bien) et il se met cette fois à grouiller par terre (et ne vole pas, contrairement au premier film) tel un crabe.
Coscarelli choisit l'utilisation discutable d'un flashback du premier film, essayant tant bien que mal de prouver que le Tall Man ne supporte pas le froid, chose que la scène en question ne semble pas vraiment sous-entendre.
Un troisième volet qui se trouve encore bien loin du fabuleux premier épisode, mais il n'en reste pas moins un cran au-dessus du second volet, en se montrant là encore comme un efficace divertissement horrifique.