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Marty McFly est retourné paisiblement en 1985, retrouvant une famille transfigurée (dans le bon sens du terme) et sa petite amie Jennifer. A peine a-t-il le temps de respirer, que Doc revient avec son bolide et emmène les deux tourtereaux en 2015. Marty doit maintenant sauver l'honneur de sa famille, et plus particulièrement celui de ses enfants. Il se heurtera au petit fils de Biff Tannen, toujours aussi vindicatif et violent. Allant de péripéties en péripéties, Marty trouble pourtant l'ordre temporel en laissant par pur hasard un almanach affichant les résultats de tous les sports existants, aux griffes de Biff Tannen, vieux certes, mais toujours dégourdi…



Bien avant les "Matrix", "Harry Potter" et autres "Kill Bill", les deux derniers épisodes de "Retour vers le futur" annonçaient déjà le système de séquelles dites "programmées", prévues à peine quelques mois après la sortie d'un blockbuster quelconque, voire déjà en pleine réalisation. En bref, une (ou des) suite(s) auxquelles tout le monde s'attend…

On pourra remonter même à "Toxic Avenger" avec ses deuxième et troisième épisodes tournés dans la foulée : car les deux suites tant attendues de "Retour vers le futur" étaient à la base un seul et unique épisode nommé "Paradoxe". A la vue du budget trop imposant (80 millions de dollars environ), les producteurs s'en tiendront à deux films réalisés séparément mais tournés quasiment dans le même temps. Signalons que Zemeckis, peu après le succès du premier opus, devra également faire face à celui de "Qui veut la peau de Roger Rabbit" : décidément il ne chôme pas !



Si le premier film laissait une fin ouverte, c'était sans doute pour mieux laisser les spectateurs imaginer les multiples chemins que pouvait prendre le concept de base et la vision du futur qui les attendait. A ce titre, on pouvait aisément attendre un pitch presque similaire à celui du premier film, mais transposé dans le futur, c'est-à-dire l'année 2015. Mais Zemeckis ne se vautre pas pour autant dans la facilité, et regroupe carrément trois époques pour cette suite !

La fin du premier opus est retournée puisque la charmante Claudia Wells, incarnant la petite copine de Marty, est remplacée au pied levé par la sublime Elizabeth Shue, suite à quelques problèmes de santé. Crispin Glover n'apparaîtra pas non plus dans cet opus (ainsi que dans le dernier), remplacé ainsi discrètement par le pas du tout ressemblant Jeffrey Weissman. La Dolorean change aussi, et prend du poil de la bête avec un système d'énergie nettement plus écologique que le plutonium et une fonction "aéroglisseur" tout de même plus "futuriste". Autant dire que l'affreuse Choupette de Disney peut aller klaxonner ailleurs !



Après les banales années 50, voilà que notre cher Marty est envoyé dans le futur, toujours à Hill Valley bien sûr, avec ses lieux iconiques forts connus : l'horloge de l'hôtel de ville et bien sûr le bar où atterrit constamment le jeune homme. Dès sa première partie, cette séquelle est un régal absolu, en particulier grâce à ses Fx bien plus convaincants, et sa vision du futur aussi crédible qu'amusante : fringues bizarres, voitures volantes, cinéma 3D, gilet et chaussures électroniquement réglables, TV multi écrans et j'en passe et des meilleurs ! A retenir : le "Jaws 19 3D" (signé par un certain Max Spielberg !) réservant une fort vilaine surprise à Marty, et le très fameux Hoverboard, sans doute l'objet le plus mythique de la saga avec la Dolorean : un skate sans roue, flottant continuellement en suspension. Qui n'a pas rêvé d'en avoir un ??

Savoureuse, cette première partie l'est encore plus avec ce "Bar 80" où Michael Jackson (voix française impayable !) et Reagan sont réduits à l'état de figures animées image par image pour mieux servir leurs clients à grands coups de Pepsi Perfect et de salades gargantuesques ! Clins d'oeil (un Roger Rabbit en peluche, des jeux vidéo "Les dents de la mer", apparition et abattage du jeu "Wild Gunman", caméo du chanteur Flea des "Red Hot Chili Peppers"…) et action (fabuleuse poursuite en Hoverboard renvoyant celle du premier aux oubliettes !) sont de mise, et le terrible Biff est même dédoublé pour l'occasion en vieillard sénile casse-pieds et en voyou bionique ultra violent.



Le spectateur est un peu comme Marty, il n'a pas (ou presque) le temps de souffler : à peine remis de la séquence dans le futur, que nous nous retrouvons parachutés dans un présent apocalyptique où Biff règne en roi sur une ville en proie à la corruption la plus totale. Tout cela pour mieux revenir dans les années 50, pour encore assister (sous un angle différent) aux évènements vécus par Marty dans le premier film ! On sent le concept parfaitement exploité, et ceci de rebondissement en rebondissement.

Si l'utilisation discrète du numérique (effacement de câbles et dédoublement de personnages à l'écran) n'a pas fait grand bruit, on pourra cependant toujours renforcer l'idée que Zemeckis aime beaucoup tester toutes les techniques d'effets spéciaux possibles, et ceci pendant toute sa carrière (voir aujourd'hui son fameux "Le Pole Express"). Palpitant (quelle poursuite finale !), inventif, pas loin du génie, voilà ce qu'on appelle une suite TE-RRI-BLE.