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Réalisation
Boaz Davidson

Scénariste
Marc Behm

Date de sortie
1982

Genre
slashers

Tagline


Cast
Barbi Benton
Charles Lucia
Jon Van Ness
Den Suries



Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Arlon Ober

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3
(2 votes)
Harold, un jeune garçon d'environ dix ans, tue un autre gamin qui s'est moqué de lui quand il a offert une carte à Susan pour la Saint-Valentin. Quelques années plus tard, la même Susan, fraîchement divorcée, se rend avec son petit ami du moment dans un hôpital de Los Angeles afin d'aller chercher les résultats de tests médicaux anodins. Là, un tueur psychopathe déguisé en médecin falsifie secrètement les radios de Susan afin de la faire garder sur place par le staff médical pour de plus amples examens. Dès lors, le médecin fou vêtu d'une blouse blanche et portant un masque chirurgical, décime brutalement tous les gens en contact avec Susan. Mais qui est-il vraiment ? Et surtout que veut-il ?



Bon autant vous le dire tout de suite, ce ne serait pas trahir le film que de révéler l'information suivante : on se doute bien que le tueur en série c'est Harold revenu se venger d'avoir été éconduit par Susan. Un chagrin d'amour mal digéré, en somme. Mais ayant grandi comme notre héroïne, à quoi ressemble-t-il maintenant ?

Tout comme dans "Le monstre du train" auquel il ressemble beaucoup (une histoire de vengeance suite à une peine survenue durant l'enfance ou l'adolescence, visage du meurtrier dévoilé à l'ultime minute), le suspense concernant l'identité du tueur est bien ménagé jusqu'à la fin et ce, même si on se doute également qu'il s'agit-là d'un des membres de l'hôpital, mais lequel ? En effet, tous les médecins semblent louches et libidineux (notamment le barbu patibulaire du début), à l'instar des patients qui paraissent, eux, tous déjantés (l'alcoolique lubrique qui erre dans les couloirs ou encore les trois vieilles avec qui Susan partage sa chambre).



Ce qui aurait pu être un bon "Halloween 2" amélioré, devient, à cause de nombreux petits défauts, un slasher sans prétention qu'on oubliera très vite. Parmi les tares du métrage, on peut citer la longueur de certains passages qui sont sans intérêt. On en veut pour preuve la prise de pression sanguine par le médecin qui examine Susan pendant dix bonnes minutes sans rien lui trouver de probant à l'aide de son stéthoscope. On a affaire-là, à une scène de nudité complètement gratuite. Toutefois, ce n'est pas si gênant que ça puisque la donzelle en question est une ancienne playmate ayant exposé ses formes avenantes dans le magazine Playboy !

A côté de cela, un script illogique et beaucoup d'éléments peu plausibles, viennent enterrer le film un peu plus : les corps sont éparpillés dans l'hôpital et personne ne semble voir les cadavres, chaque généraliste est dépeint comme un sadique potentiel et jamais on n'explique à Susan ce qui ne va pas à propos des résultats de ses examens. Celle-ci accepte de se faire ausculter par un médecin qui n'est pas habituellement le sien et qui la fait se déshabiller, lui tripote les cheveux pour prendre son pouls et sa respiration, et comble du comble : on peut fumer dans cet hôpital ! Un peu fort, tout ça quand même pour un film "hospitalier" !



Ajoutons à tout ceci des scénettes avec de fausses peurs hyper prévisibles, histoire de nous faire croire que quelque chose de sanglant va arriver, alors qu'en fait, il n'en est rien (pour exemples : la scène du début avec le couteau à tarte et celle dans l'ascenseur de l'hôpital), une bande-son sur laquelle on peut discerner, si on est assez attentif, des gens chantonner "He sees her" répétitivement (whouahhh, quelle frousse !), des dialogues assez minables et un jeu d'acteur à faire pâlir les membres de l'Actor's Studio (mention spéciale à Barbi Benton qui est une meilleure chanteuse qu'actrice, sauf quand il s'agit de montrer ses seins !), vous comprendrez aisément que ce n'est pas le slasher de la décennie et qu'on en est bien loin !

Malgré ces mauvais côtés, Massacre Hospital peut, par la variété des meurtres et la présence de gore dans les scènes de crimes, sortir un peu la tête de l'eau. On a quand même le droit à dix assassinats plus ou moins variés, voici le tiercé dans le désordre (pour ne pas tout dévoiler non plus !) : homicides par poignard, strangulation, empalement, immolation, injection de poison mortel, coups de hache dans la tête et noyade dans un bain d'acide.



Alors, on dira ce qu'on voudra à propos de ce genre de film, mais le cahier des charges (un nombre de morts conséquent, tués de différentes manières par un fou dont on ignore tout jusqu'au final) semble bien rempli et l'on passe quand même un bon moment devant l'absurdité des dialogues et de certaines situations, le faciès et le jeu de certains acteurs et la beauté sculpturale de Barbi Benton. Tout cela mérite bien la moyenne, non ?








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