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En Floride, le parc d'attraction, "Le royaume sous-marin", situé au sein d'un lagon s'apprête à ouvrir ses portes. Tout le monde s'affaire pour le jour J. Lorsqu'un employé disparaît, les inquiétudes de ses proches ne suffisent pas pour que le parc reste fermé. Les enfants Brody se trouvent justement dans ce parc et l'un d'eux (Sean) a peur d'aller dans la mer depuis qu'il a été victime des attaques d'un requin blanc. Or, la présence d'un de ces dangereux tueurs est décelée dans le lagon et il est décidé de la capturer pour en faire une attraction.



Ce "Jaw 3D" est bien dans l'air de son temps en optant pour l'utilisation de la 3 D comme son titre original l'indique. Dans les années 1983-84 on compte en effet un effet de mode pour concevoir des films en relief : "Vendredi 13 chapitre 3 : meurtres en 3D", "Amityville 3" sont les concurrents les plus directs de "Les dents de la mer 3". Cette innovation technologique a comme conséquence directe d'appauvrir considérablement les scripts. Tout occupé à montrer les prouesses de la technologie 3D, les producteurs des films en question (tous des numéro 3 !), n'avaient cure de concevoir un scénario élaboré. Sinon, comment expliquer la minceur de l'histoire de "Jaws 3D" qui se targue d'avoir recruté l'une des maîtres de la littérature fantastique américaine en la personne de Richard Matheson ("Je suis une légende"). Comme quoi, les plus grands romanciers ne font pas obligatoirement des scénaristes de talent (comme l'a montré à l'occasion Stephen King lui-même). L'histoire baigne dans une ambiance écologique bon enfant, avec un manichéisme, qui veut que l'on trouve d'un côté ceux qui défendent la cause des animaux (fût ce même des requins) et de l'autre côté, ceux pour qui ne comptent que l'aspect financier. Un argument qui finira par devenir cliché et être récupéré y compris des films de la firme Nu Image comme "Shark Attack 2".


Pour tenter de faire un lien avec les deux premiers volets, les scénaristes, ont décidé de ne pas se casser la tête bien longtemps en faisant intervenir les enfants Brody. Exit Roy Scheider et Lorraine Gary (la malheureuse reviendra dans le numéro 4 à notre grand regret), le casting principal est rajeuni. L'un des fils Brody est d'ailleurs interprété par Dennis Quaid ("Dreamscape", "Enemy Mine"), qui n'avait pas encore la notoriété qu'il aura par la suite.


A la réalisation, Universal, n'a pas eut à chercher loin puisque le poste est confié à Joe Alves (qui a collaboré sur "Les dents de la mer" et "Les dents de la mer 2"). Un choix logique en quelque sorte mais pour Joe Alves, il s'agit ici de son unique expérience ne matière de réalisation. Qui lui vaudra une nomination aux fameux Razzies Awards.
Pourtant, le tournage s'est déroulé sans encombre contrairement au précédent de la série. Largement décrié, le film de Alves, doit se regarder plus comme un film d'aventures que comme un film d'épouvante. Nous sommes ici dans un tournant de la série, qui se prolongera (malheureusement) dans l'atroce "Les dents de la mer 4" qui mettra un terme aux méfaits de notre ami à ailerons.


Le décor du parc d'attraction est indéniablement un bon choix, et c'est dans ce lieu que se place l'une des scènes phares du film : l'attaque du requin qui fait se briser les vitres, permettant à l'eau de s'engouffrer dans ses couloirs Une séquence digne d'un film catastrophe mais qui manque cruellement de victimes humaines. Il en va de même lors d'une parade sur le lagon ; le squale épargnant alors ses proies potentielles qui sont à sa portée de dents. A croire que la production veut ainsi élargir son public en lui donnant quelques sueurs froides bon marché. Peut-être pas étranger à ce côté soft, la présence de Simon MacCorkindale (vedette de la série télé "Manimal".). Autre élément permettant de faire ce constat : la mise en avant de deux dauphins comme vedettes du film (ça fait pas un peu "Flipper" ?) même s'ils sont susceptibles d'apporter une touche émotionnelle, là ou des être humains en sont incapables.



Loin d'être déplaisant, "Les dents de la mer 3", est le parfait film d'aventures, qui offre des effets spéciaux de bonne tenue (à ce titre le requin se défend bien en terme de crédibilité) et un décor adéquat, même si l'on peut regretter qu'il soit inexploitée. L'effet 3D rend pas mal de scènes "ratées" du fait de l'impossibilité de visionner le film dans les conditions adéquates (ralentis, mâchoires qui arrivent en gros plan), mais c'est le lot de tous les films ayant eut recours à la 3 dimension.








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