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Jeune lycéen rebelle de la ville de Hill Valley, Marty McFly reçoit un coup de fil alarmant de son meilleur ami Doc, savant fou aussi intelligent que farfelu. Celui-ci lui donne rendez-vous sur un parking, en pleine nuit, pour lui présenter sa machine à voyager dans le temps ! Sous les yeux de son témoin, Doc envoit son chien dans le temps pendant un très court laps de temps : l'expérience est un succès mais des terroristes étrangers, auxquels Doc a volé du plutonium pour les besoins de sa machine, investissent le parking et lui tirent dessus. Marty, paniqué, est poursuivi à bord de la machine et enclenche le processus de voyage temporel : il est parachuté dans les années 50, quasiment sans moyen de retour (la machine marche au plutonium mais aussi avec des ressources électriques très puissantes).



Succès de "La guerre des étoiles" aidant, les productions à gros budgets se multiplient et trouvent leur point d'orgue dans les années 80. Inutile de radoter là-dessus, tout le monde sait très bien l'engouement des productions Spielberg et Lucas à cette belle époque, et la naissance légendaire de la trilogie "Retour vers le futur".

Traité jusque là avec un grand sérieux, le thème du voyage dans le temps restait exploité de manière encore trop timide pour susciter un grand intérêt. La trilogie "Retour vers le futur" changea tout, et on peut l'en féliciter !
Enfin des idées, de l'humour, des innovations, du neuf, de l'action et de la bonne humeur !! Et ça forcément, ça ne se refuse pas…



Après les cabines et fauteuil parabolique en tout genre, voilà enfin une machine à voyager dans le temps qui, autant le dire, a de la gueule ! C'est une Dolorean, une voiture couleur métal et aux portes très futuristes, qui marquera par son look la trilogie entière. Dépasser les 88 Miles à l'heure, BOOM celle-ci décolle vers la destination choisie…ou du moins vers la date choisie.
Pas encore marqué par ses habituelles petites révolutions techniques qui le caractérisent tant, Robert Zemeckis était à l'époque auréolé du succès de "A la poursuite du diamant vert", sympathique film d'aventure quelque peu étouffé par la trilogie Indiana Jones.
Le concept ? Facile : envoyer en catastrophe un ado (Michael J.Fox, 24 balais pendant le tournage) des 80's dans les années 50. Le concept aurait pu tomber entre de très mauvaises mains, il n'en est rien…



Entre sa famille de loosers, ses retards successifs au bahut, sa petite amie et son savant fou de copain, le pauvre Marty McFly semble déjà assez débordé comme ça. Déboulant dans sa petite ville de Hill Valley en 1955 après un accident avec la fameuse Delorean, il devra retrouver son meilleur ami Doc (qui en apprendra un peu plus sur les merveilles du futur) et surtout arranger la rencontre de son père et de sa mère !! Car suite à quelques bourdes, il devra rééquilibrer les événements de cette époque pour ne pas s'effacer dans le temps, et combattre le molosse Biff Tanen, qu'il affrontera sur plusieurs générations à travers les épisodes de la trilogie.

Il est loin le temps de "Retour vers le futur" donc ! Zemeckis y marie parfaitement un humour loufoque, également très fin (et non vulgaire comme on le voit trop souvent sur nos écrans actuels) avec de nombreux moments trépidants (la course poursuite sur la parking, la fuite en skate, le lancement final de la Delorean…) et quelques Fx un peu ridés avec le temps (les transparences médiocres lors des premiers tests de la Delorean). Et puis évidemment, nostalgie 80's oblige, on retiendra l'excellente chanson de Huey Lewis et le thème musical que se traînera la trilogie jusqu'à sa fin.



On se familiarise donc très vite avec l'univers du film ; ses multiples décors, scènes ou détails reviendront ainsi systématiquement (ou presque) dans chaque opus : le réveil de Marty, le maire, l'horloge de la ville, le bar et la poursuite qui suit, le fumier, le coup de poing administré à Biff… C'est là où on trouve toute la richesse et la saveur de "Retour vers le futur" en plus de ses interprètes : Christopher Lloyd, Michael J. Fox, Thomas F. Wilson et Crispin Glover auront bien du mal à se défaire de leurs rôles pendant toute leur carrière, tellement les personnages qu'ils incarnent leur vont comme un gant. A ce titre, Thomas F. Wilson est vraiment un pur psychopathe de première dans le rôle de Biff.

Gestion parfaite du rythme, gags simples mais efficaces (Dark Vador, l'enceinte géante, Marty se faisant appeler Pierre Cardin à cause son jeans, les nombreux quiproquos dus au changement d'époque, la ferme et ses paysans parano…) et un concept admirablement mis en scène même là où on ne l'attend pas (la mère de Marty tombe amoureuse de son propre fils et se révèle être une drôle de coquine, c'est drôle mais aussi quelque peu dérangeant vous en conviendrez ; Marty invente le rock !). Frais, fun, tonique et indispensable








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