RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 1
(10 votes)
Présenté comme un ersatz de "Buffy contre les Vampires" français, ce film ne brille que par sa médiocrité. Julien Magnat (ancien rédacteur chez L'Ecran Fantastique et qui n'a pas cherché à faire d'autres films après "Bloody Mallory") tente de redorer ici le blason français en proposant, je cite : "le premier film de monstres français" tout en essayant de donner "une ambiance cyber-sexy-trasho-glamour".



Mallory a eu la mauvaise idée de se marier avec un démon qu'elle a tué à la hache lors de leur lune de miel. Malheureusement, elle se blesse durant le combat et son sang se mélange avec celui du démon. Mallory devient alors maudite et consacre sa vie à tuer les monstres qui peuplent la Terre. Elle se retrouve alors à la tête d'une équipe se déplaçant dans un corbillard fuschia et composée d'une fillette télépathe et d'une drag-queen transsexuelle.

Mallory doit enquêter sur l'enlèvement du Pape par une étrange créature. Bien que le Vatican n'approuve guère ses méthodes, elle est la seule à pouvoir le retrouver dans les prochaines vingt-quatre heures, avant que les médias ne s'emparent de l'affaire. Mais Mallory va déjà devoir exterminer des goules qui violent des nonnes…



"Bloody Mallory" est typiquement le genre de film que l'on regarde puis que l'on oublie rapidement. Le film ne se prend pas au sérieux - comme en témoigne l'histoire - mais le problème réside surtout dans le fait que l'on ne rigole pas une seule seconde. En effet, même si "Bloody Mallory" bénéficie de dialogues les plus narnardesques qui soient, les répliques ne font jamais sourire. On pourra citer, par exemple, la scène où le Pape explique qu'il n'a pas peur puisque Dieu saura guider ses poings ou encore la séquence où Mallory découvre qu'un attaché de presse est un vampire : "J'ai toujours dit que pour réussir dans ce métier il faut sucer ". No comment.

Julien Magnat ne cache pas non plus qu'il a été influencé par "Xena la Guerrière", "Matrix", "Indiana Jones" et les mangas en général pour faire ce film. Pour preuve, Mallory est armée jusqu'aux dents et revêt une combinaison assez extravagante (un mélange de noir et de rouge – sans oublier l'inscription Fuck Evil sur ses mitaines, censée être drôle).



Contrairement à ce que pourrait laisser présager l'histoire, Mallory ne fait que supprimer les monstres les uns après les autres, accompagnée de sa fine équipe. En parlant de son escouade, ses associés n'ont aucun charisme. Talking Tina, la petite fille télépathe, ne parle quasiment pas et n'est qu'un prétexte pour essayer de créer des scènes comiques (la chauve-souris ou encore le coup de la porte). Même chose pour le transsexuel qui parle pour ne rien dire et qui se révèle être un vrai moulin à paroles ( "Je me suis encore cassé un ongle").

Malgré une certaine volonté d'innover et de donner au spectateur des créatures sortant de l'ordinaire comme les vampires (qui ont une dentition et un look différent), on ne ressent jamais un sentiment de terreur ou une envie de rire. A ce propos, Julien Magnat avait laissé carte blanche aux maquilleurs pour réaliser leurs monstres et on ne peut pas lui reprocher cette bonne initiative.



Les scènes d'action se font rares et sont en grand majorité ratées. Mais il faut bien avouer que quelques-unes restent particulièrement réussies : dommage qu'elles deviennent rapidement insupportables et plombées par une voix-off superflue. Pas étonnant que le film n'ait fait que 30 000 entrées au Box Office et on se demande même comment Kenji Kawai (le compositeur de "Ring") a fait pour participer à "Bloody Mallory".








Du même réalisateur :