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Réalisation
Nick Philips

Scénariste
Nick Philips

Date de sortie
1975

Genre
vampires

Tagline


Cast
Greg Braddock
Ray Miles
Lisa Milano


Pays
USA

Production


Musique
/

Effets spéciaux



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Poursuivant sa logique de mettre à disposition des fans des perles d'érotisme et de Z ou Bis déclinés en Retro et récent, "ei independent cinema" nous gratifie d'une nouvelle sortie… Quoique "gratifie" soit un bien grand mot… Mark va tenter de découvrir le mystère qui plane sur la mort de sa sœur retrouvée suicidée sauvagement dans son appartement. Petit à petit il va percer à jour certains secrets que sa sœur gardait cachés : cette dernière écrivait un ouvrage sur des cultes sataniques. Cultes dont elle a bien sûr été victime. Les pas de Mark, en quête de vérité, le guident vers l'antre d'un prêtre des plus douteux… Autour de lui les cadavres s'accumulent et il semblerait que sa famille soit frappée du sceau d'une malédiction engagée par Satan lui-même.



Ca fait mal. Très mal. Ici point de folie, point de débordements insecticides ("Bite me !") non plus que de giclée de gore ("Slime City").
Seulement des sortes de vampires crétins au dentier en plastique mal ajusté, des rites sataniques qui ressemblent à une tournée des caves de Bourgogne. A cela s'ajoutent des visions dont l'impact est, si ce n'est nul, tout au moins très limité.
Nous ne parlerons pas des acteurs dont le jeu légèrement outrancier, rappelle doucement les années 70.

C'est un fait, Satan's Black Wedding a très mal vieilli.



Très loin des trésors de la Hammer comme "Une fille pour le diable", le métrage de Nick Philips ne dispense pas cette atmosphère gothique empreinte de mélancolie.
Ici les décors sont assez fades, et l'image en déliquescence esthétique. Certes les couleurs sont passées du fait des années, mais le cadrage ne laisse jamais qu'entrevoir une volonté d'obtenir un métrage à la finition minutieuse. Bien au contraire, Satan's… ressemble fortement à une série B capitalisant sur les succès de l'époque – les productions de la Hammer entre autres – et tendant vers une intention purement pécuniaire.



Cependant il ne suffit pas de ressucer des matériaux déjà existant, encore faut-il en retranscrire le charme, les intentions du réalisateur.
Le charme… C'est l'élément essentiel qui fait cruellement défaut au présent métrage. Les acteurs manquent de charisme et ennuient très rapidement le spectateur.

Toutefois il est difficile d'imaginer une performance d'acteur transcendante reposant sur une action aussi molle. Mark va d'un point A à un point B, fait une découverte, un phénomène surnaturel survient et le pousse vers un nouvel indice. Voilà une structure loin d'être passionnante. En fait elle pourrait même être aisément qualifiée de somnifère.



Ne restent donc que des actrices au charme désuet mais toutefois bien réel. Rien d'autre ne captivera l'attention du spectateur.
Le film a été réalisé il y a de cela plus de trente ans, et cela s'en ressent. Peu de choses seront retenues de la vision de Satan's Black Wedding : aussi vite vu, aussi vite oublié.

C'est donc une mauvaise pioche pour le label Retro Shock-O-Rama qui réussit à sauver la baraque grâce à un triple DVD incluant outre le métrage en question, deux autres réalisations de Nick Philips, "Criminally Insane" et "Criminally Insane 2". Un disc spécial nostalgiques donc…








Du même réalisateur :

CRIMINALLY INSANE