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Réalisation
Nick Park & Steve Box

Scénariste
Mark Burton, Steve Box, Bob Parker, Nick Park

Date de sortie
2005

Genre
fantastique

Tagline


Cast



Pays
Grande-Bretagne

Production


Musique
Julian Nott

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 5
(18 votes)
La ville de Wallace et de son fidèle chien et compagnon Gromit, est envahie par un nombre incalculable de lapins qui s'en prennent à tous les potagers. Pour remédier à ce problème grandissant, le sympathique duo s'improvise chasseurs de lapins. Bien sûr, il n'est pas question de les exterminer mais de les capturer et de calmer leurs ardeurs par rapport aux légumes, à l'aide d'une machine inventée par l'ingénieux Wallace. Mais une erreur se produit avec la machine, et alors que le concours du plus gros légume approche, un lapin géant se met à saccager tous les potagers de la ville. Les deux amis vont devoir réparer leur erreur dans les plus brefs délais pour que la fête ne soit pas gâchée.



Ce premier long métrage mettant en scène les fameux Wallace et Gromit est une réussite totale, à commencer par l'aspect technique. Le film est réalisé en stop motion avec de la pâte à modeler. On peut considérer cette technique d'animation comme étant l'une des plus laborieuse ("l'une des plus laborieuse" car il y a des fous qui font des dessins animés en pliage ou même dans le sable). Un geste ou un seul déplacement de personnage demande jusqu'à 24 postures par seconde, ce qui fait que c'est comme si l'on tournait 10 secondes de film par jour. En tout cas il a fallu plus de cinq ans à Nick Park et à son équipe pour achever ce petit bijou de pâte à modeler. Il est vrai que les personnages de Nick Park peuvent au premier abord sembler grossiers, mais l'animation est si fluide, leur personnalité si fine qu'au bout de dix minutes de métrage, on n'y prête plus attention. Les décors sont également impressionnants de détail et de finesse, l'univers recréé est merveilleux et sans égal.


La réussite technique, aussi impressionnante soit-elle, n'est pas la qualité première de ce film. Nick Park parvient parfaitement à faire passer ses personnages fétiches du moyen au long-métrage. Il entraîne le spectateur dans une histoire complexe et véritablement inattendue tout en préservant la poésie sombre et l'humour tordu de son univers.


De plus, le film regorge de clins d'oeil aux films d'horreur de Universal des années trente et quarante. Il ne s'agit jamais de clins d'oeil inutiles ou moqueurs. Ces références sont toujours bien ancrées dans l'histoire et témoignent clairement d'un véritable amour pour le genre. Entre autres, on pourra reconnaître des emprunts à "King Kong", "Dr Jekyl and Mister Hyde", "Le Loup-garou"...


"Wallace et Gromit" est un vrai film tout public ; pas de "private joke" à deux balles pour les parents et pas de pet et de rot à tout va pour les enfants. Le film joue la carte de l'authenticité, nous entraîne dans une histoire vraiment surprenante pour un film d'animation où chaque personnage a une personnalité propre et complexe. Difficile de ne pas être séduit par cette démarche qui consiste à considérer ce métrage d'animation comme un vrai film de genre et non comme une parodie de film de genre, ce que sont devenus tous les animés en image de synthèse. Nick Park montre un grand respect pour l'animation et prouve que l'on peut faire de vrais films avec cette technique et pas seulement des parodies qui se ressemblent toutes et que l'on oublie aussitôt sorti de la salle.








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