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Réalisation
Wu Ma

Scénariste
Samo Hung, Wong Ring Yiu

Date de sortie
1982

Genre
Spectres

Tagline


Cast
Samo Hung
Wu Ma
Cherry Chung
Lam Ching Ying
Fat Chung


Pays
Hong Kong

Production


Musique


Effets spéciaux



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Après un étrange rêve (mais en était-ce bien un?), le jeune Wah Li apprend que son meilleur ami vient de décéder. Les causes du décès sont floues, et la soit-disante veuve du défunt (enceinte en prime) assiste à l'enterrement avec son frère, ce qui inquiète beaucoup Wah Li qui n'était guère au courant de cette union. Pendant trois nuits avant la mise en terre, il va tenter de percer le mystère entourant sa mort. Mais celui-ci est loin d'être décédé et tentera de raisonner son meilleur ami en se faisant passer pour un fantôme. Rien ne marche, les catastrophes s'accumulent jusqu'à la véritable mort du grand ami de Wah Li. Et c'est son fantôme qui force Wah Li à accomplir sa vengeance.



Pionnier de la Ghost-kung-fu-comedy, "L'exorciste Chinois" sera suivi quelques années plus tard de la saga "Mr Vampire" qui s'étendra ainsi jusqu'à la fin des années 80. Parmi les nombreuses Ghost-kung-fu-comedy, beaucoup restent ignorées, oubliées et surtout, inédites en France.

Fraîchement débarqué peu après "L'exorciste Chinois", soit deux ans plus tard, "La fureur du revenant" n'aura droit à aucune exploitation en France et reste même assez discret dans d'autres pays. Il ne sera que diffusé dans les années 90 sur Canal +, et ne connaitra aucune rediffusion actuelle. Cruel…



On retrouve un trio habitué au genre en question : Wu ma (le prêtre taoïste de "Histoires de fantômes chinois" mais aussi le moine bouddhiste de "Mr Vampire 4 : La fin de Mr Vampire"), Samo Hung (l'une des grandes stars asiatiques du cinéma de kung-fu, cachant des techniques de combats incroyables sous un physique plutôt rondelet) et Lam Ching Yin, endossant encore une fois le rôle d'un Fat Si.

Pas de vampires sauteurs ici, mais de nombreux quiproquos menant au surnaturel, en l'occurrence à la naissance d'un fantôme, à présent habité par la soif de vengeance. Ce fantôme-là c'est Ma Lun, incarné par un Wu Ma méconnaissable, que le maquillage enlaidit excessivement (air idiot et nez écrasé), le rendant presque peu attachant. Victime d'un traquenard concernant sa fausse mort (qui devait ainsi lui faire récolter une grande somme d'argent), il demande de l'aide à son meilleur ami, le maladroit Wah Li et au vieux maître Yee, Fat Si de profession bien évidemment. Un Fat Si d'ailleurs vieilli outrageusement, permettant ainsi au sympathique Lam Ching Ying de rester discret tout le long du métrage.



Scène gratuite ou pas, l'introduction mettant en scène une mauvaise farce de Wah Li (il veut surprendre un couple adultère en se déguisant en spectre) met en place un argument surnaturel (le fantôme du mari débarquant à l'improviste) ayant peu de lien avec la suite de l'histoire mais se rattrape par l'hilarité qu'elle provoque. D'ailleurs on ne saura pas exactement si la scène était onirique ou réelle…

Excepté cette introduction, toute la première partie repose sur bons nombres de scènes comiques, souvent savoureuses, et qui donnent une énergie indéniable au film. Les mauvaises situations dans lesquelles se fourrent Wah Li (il engloutit une boite de bonbons aphrodisiaques dans un bordel) ou les séquences tournant autour du faux mort (l'autopsie, l'arrachage de dents, la fouille au corps…) sont des véritables bijoux de délire où les maladresses et les malentendus s'emmêlent agréablement.



Les combats (assez courts) ne forment pas les grands morceaux de bravoure du film (contrairement aux "Mr Vampire"), même si la plupart se montrent tout à fait virtuoses et maîtrisés. Lorsque le fantastique prend place, les effets comiques se font plus faciles, plus simples (les tours que joue le fantôme à plusieurs reprises) et débouchent sur quelques scènes spectaculaires (la vengeance ou le combat inespéré de Wah Li contre son fantôme de copain).

En reléguant au premier plan un personnage un peu oublié, "La fureur du revenant" change littéralement de ton dans son dernier acte, se montre parfois plus sombre (l'atmosphère plus morbide puisque touchant à la mort ou encore le sort funeste de la méchante), plus poétique, et sensiblement moins drôle. Dommage que les gardiens de l'au-delà semblent être tout droit sortis de la cantina de "Star Wars"! Et malgré de changement (on a la dure impression que le film s'est déjà terminé depuis un petit moment), "La fureur de revenant" reste encore l'un de ces miraculeux produits que nous a livré l'univers enjoué des Ghost-kung-fu-comedy.








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