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Après l'épisode catastrophique dans lequel la série des House rompait avec son humour puéril de bon aloi, le producteur Sean S. Cunningham trouve encore la force (et les crédits) pour doter la franchise d'un quatrième volet dont elle se serait bien passé. Roger Cobb hérite encore une fois d'une bâtisse assez douteuse, perdue au milieu de la pampa américaine. Comme si ce fait n'était pas déjà assez improbable, il hérite aussi d'un frère à moitié tocard, flanqué de deux gorilles au cerveau saturé par la banane. Roger Cobb s'installe donc dans la demeure poussiéreuse où un ami de la famille lui rend déjà visite: le chaman du village! Décidément, lorsque Roger a mis le pied dedans, c'est pour la vie… Tant et si bien qu'il décède rapidement dans un accident de voiture qui coûtera aussi ses jambes à sa fille (!). Sa femme dévastée par le chagrin décide d'emménager seule avec leur fille dans la grande maison.



Pour des raisons inconnues, le petit Jimmy (le fils de Roger Cobb) a ici changé de sexe. Probablement un coup de ce cher Jim Wynorski, obsédé des grosses poitrines et des Zèderies bien potaches qui a pensé que le fait que Robert hérite deux fois d'une maison hantée, qu'il ait un frère demeuré et que sa seule connaissance soit un chaman, ne suffisait pas. Alors, s'est-il dit, affublons-le d'un enfant transsexuel.
Une fois cette première surprise passée, le spectateur sera soudainement atteint de nausées. En effet le premier quart d'heure du film ne contient aucun plan fixe à proprement parler. La caméra s'entête à tanguer dangereusement, même lors de quelques gros plans.
Après le réalisateur névrosé, voici venir le temps du caméraman aviné.



Cependant il est malheureux de constater que le massacre ne s'arrête pas là, loin s'en faut!
La série des "House" semble souffrir depuis son troisième épisode d'un manque flagrant d'inspiration. En effet à quoi peuvent bien servir ces quatre scénaristes si le résultat est aussi navrant?!

La série renoue ici avec l'humour potache du second épisode mais la déception n'en est que plus grande. Adieu monstres débiles, animations crétines en pâte à modeler ou marionnettes ridicules. Ici toute l'histoire repose sur une intrigue (qui n'en est pas une) projetant la maison au centre des convoitises d'une méchante entreprise cherchant à éradiquer le patrimoine des Cobb pour le transformer en déchèterie géante. Mais Maman Cobb ne veut pas délaisser le bien que son mari lui a légué. Quelle action palpitante!!



Après une heure d'ennui intense intervient la première créature intéressante: l'homme pizza. Le spectateur au bord du coma se réveille alors "Chouette, le film commence!"
Mais les scénaristes sont rusés: plus rien d'intéressant ne se passera jusqu'à la fin du film, le spectateur pourra alors se rendormir entre temps. Là, l'instant le plus palpitant du métrage intervient: le mot "FIN."

Que s'est-il passé?
Après avoir délivré un premier "House", comédie horrifique pour enfants, comparable aux "Gremlins", les producteurs ont tenté de tirer un peu sur la corde.
Naquit alors un "House 2" certes plus faible que son prédécesseur, mais fort réjouissant du fait de son immense bestiaire de créatures toutes plus hilarantes les unes que les autres.
A cet instant la franchise peut être considérée comme cliniquement morte. Les producteurs essaient de la ressusciter avec un "House 3" fantoche, mais le film n'ayant jamais été pensé comme une partie de la franchise et n'y ayant été adjoint que plus tard, il détonne avec les deux premiers épisodes…



C'est alors que quelques rigolos décident de reprendre les comptes là où ils les avaient laissés, et d'entreprendre ce qui aurait dû être le troisième épisode de la série.
Seulement, le cœur n'y est plus! Les acteurs sont mauvais, la musique est insipide et le scénario raté.
La seule chose qui aurait potentiellement pu faire monter la sauce est absente du mélange: les monstres.
Ouf! L'indigestion est carabinée, mais aucun "House V" à l'horizon.

Il est toutefois intéressant de constater que certains des acteurs présents à l'affiche ont tout de même réussi à suivre une carrière digne de ce nom par la suite (Ned Bellamy cumulera ainsi les rôles jusqu'à arriver au brillant "SAW"!). Il sera aussi rassurant de constater que "House IV" marque le début et la fin de la carrière de son réalisateur.

Le film est aussi connu sous le nom de House IV: The Repossession






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