RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
Joe D'Amato

Scénariste
George Eastman

Date de sortie
1980

Genre
zombies

Tagline


Cast
Laura Gemser
George Eastman
Dirce Funari
Mark Shannon
Lucia Ramirez


Pays
Italie

Production


Musique
Marcello Giombini

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 1.5
(2 votes)
Un véritable scénario pour un film hard de Joe D'Amato? Ne rêvez pas, disons plutôt un semblant d'histoire… Un promoteur immobilier part en bateau avec sa petite amie et un marin, le ténébreux et robuste Larry. Alors que le sexe rythme leur petite croisière, ils arrivent à leur destination: une île mystérieuse que le promoteur en question veut plus ou moins changer en espace touristique. Le lieu est uniquement habité par une jeune femme et un vieil homme, qui ne tarderont pas à ressusciter les morts du coin pour faire fuir le petit groupe…



Fin des années 70, les zombies et les effusions de sang cartonnent dans le cinéma italien, ainsi que toutes autres sortes de déviances. Joe D'Amato s'est jusque-là initié à plusieurs genres et se lance enfin en 1976 dans le film érotique, surtout hard. Débutera donc la fameuse série des "Black Emanuelle", puis une belle tentative dans l'horreur avec les cultissimes "Anthropophagous" et "Blue Holocaust", et le méconnu "Horrible".

Entre Hard et Horreur, il signera également "Emanuelle et les derniers cannibales", "Orgasmo Nero" et cette fameuse "Nuit fantastique des morts-vivants", où l'influence de Fulci est nettement (trop?) visible.



Si Laura Gemser est bien présente (dans un rôle fort troublant d'ailleurs), ce ne sera pas un "Black Emanuelle" pour autant: en fait on se rapproche plus d'une version sexe de "L'enfer des zombies". Le cadre sera d'ailleurs une île que D'Amato réutilisera très souvent dans certains de ses films, réalisés évidemment à la même période (78-81). D'Amato orchestrera un an plus tard un semi remake de son film, bien nommé "Porno Holocaust": même cadre, moins de zombies, beaucoup de porno, casting presque identique, peu d'intérêt.

D'Amato signe là un film curieux, qu'on croit d'abord très porté sur le coté hard, et qui se focalise plus tard sur son argument horrifique, assez maigre avouons-le. La première partie regorge d'ébats en tout genres souvent très explicites, sans grand importances, et mettant surtout en vedette Mark Shannon. George Eastman (monsieur "Anthropophagous" donc) tourne quelques rares scènes de sexe sans enlever son jean (comment fait-il??) puisqu'il n'est évidemment pas un acteur employé pour ce type de scènes de "corps à corps". Il restera cependant abonné quelques temps à D'Amato, et trouvera son rôle de géant grec cannibale deux fois auprès de lui.



Eastman joue les marins bourrus fort viril, se tirant souvent très bien de situations difficiles, et éprouve une grande fascination pour cette jolie dame fantômatique traînant à moitié nue sur l'île où il vient de se poser. Une demoiselle incarnée par la belle Indonésienne qu'on connaît, s'adonnant à une petite scène saphique fort coquine sur le sable et s'offrant avec sensualité au grand George Eastman dans la meilleure séquence du film.

Une scène qui témoigne d'un certain talent de la part D'Amato, abandonnant l'érotisme hard pour quelque chose de plus torride, et de moins lourd. Une simple scène d'amour aquatique, où les amants illuminés par le clair de lune, ne remarquent pas la présence inquiétante d'une poignée de zombies quelques peu voyeurs, littéralement figés sur la plage.



Son statut de film Z oblige, "La nuit fantastique des morts-vivants" a bien du mal à décoller, se complait dans des scènes de sexe plus ou moins ratées (et hop, décapsulage vaginal!!), couvrant une grande majorité du métrage. Les zombies se montrent furtifs dans la première partie (à part la scène de la morgue et de l'égorgement dans la cabane, pas grand-chose à signaler), et s'installent définitivement vers le derniers tiers. Un dernier quart d'heure tournant au remake de "L'enfer des zombies", mais se montrant aussi lent que les zombies qu'il met en scène. Vaudou, cimetière, résurrection, attaque dans une cabane, voix caverneuses en fond sonore, nuit noire… D'Amato a du mal à rendre tout cela très efficace.

Entre les cadavres décharnés de Fulci et les templiers de Ossorio, les fameux zombies du titre portent encore leurs suaires (pour économiser les maquillages, y a rien de tel!) et se livrent comme le veut la tradition italienne à de beaux égorgements (un zombie sûrement végétarien, recrâche même le morceau de viande humaine qu'il vient de croquer!!) et à un beau gueuleton cannibale. Puisque qu'il faut bien les exterminer, les protagonistes emploient les grands moyens: empalement, décapitation à coup de machette, tir de fusil, feu… De son côté, la belle Laura pratique une castration/fellation fort douloureuse sur un personnage: étonnant de sa part!
Malgré tout ceci, "La nuit fantastique des morts-vivants" n'est jamais fun, sans grande originalité, et souvent gâché par des scènes nocturnes assez laides esthétiquement (merci la nuit américaine!). Pas d'humour involontaire non plus, et c'est bien dommage! Reste le charme habituel des films bis italiens de la belle époque.








Du même réalisateur :