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Citoyens de TromaVille l'état d'alerte est déclaré. Veuillez rester chez vous. Je répète, veuillez rester chez vous. Au fond des bois, dans une large demeure, vit une communauté de Hippies. Sous le joug de Paul, la vie des disciples se résume à écouter ses sermons, prendre de la drogue et se donner l'accolade. Parfois, des fidèles sur qui la drogue n'agit plus, ouvrent les yeux pour fuir cette communauté repliée sur elle-même. Cependant Paul et trois de ses prêtres ne l'entendent pas de cette oreille: les dissidents ne trouveront la liberté que dans la mort (violente si possible). Tom, lui, réussit à s'échapper et reprend une vie normale. La police fera alors une descente dans la bicoque au fond des bois et arrêtera la totalité de la communauté. Les disciples s'en tireront à bon compte, mais Paul ira croupir un long moment en prison. A sa sortie, Igor, son plus fidèle serviteur l'attend. Mais Igor (et il n'est pas le seul) est profondément secoué...



"Igor And The Lunatics" représente une bonne raison d'adhérer à Troma. Ainsi, il contient des seins (un peu), du sang (pas mal) et de la folie (en abondance). Cependant la présence de ces trois éléments n'est pas, en soit, un gage de qualité ("Tales From The Crapper" en est l'illustration parfaite). Coup de chance, pour "Igor and The Lunatics", le triptyque Tromesque est un san(g)s faute :
- Les seins sont très mignons;
- Les scènes gores sont assez crédibles, même si elles fleurent bon l'amateurisme;
- Enfin, la démence de Igor (et accessoirement de Paul) est si bien rendue qu'elle en fait froid dans le dos.



Ces trois éléments sont en fait stigmatiques de l'époque à laquelle se déroule Igor… Les glorieuses 60s?

Pas si glorieuses que cela, la drogue et l'amour libre sont devenus des mots d'ordre. Ils retentissent dans les esprits jusqu'à se faire échos de le déviance. C'est clairement de cela dont il s'agit puisque Igor est devenu fou à lier du fait de la drogue et de la vie en communauté. Par la suite il s'adonnera à la tuerie de grande envergure, bain de sang qui lui apporte un substantiel plaisir.

Abordé d'une façon à peine dissimulée, le sujet dont traite réellement le film est Charles Manson. Le traumatisme causé par ce dernier hante littéralement la bobine: Igor n'est autre qu'une caricature de Charles Manson.



"Igor And The Lunatics" partage donc nombre de points communs avec le métrage de Van "The Manson Family" Bebber. Si l'aspect documentaire est ici écarté, c'est pour mieux rendre compte de la folie du personnage.

Cependant une forme de narration similaire intervient, puisque l'histoire est relatée via la lecture du journal intime de Tom. Le cauchemar revêt donc un aspect profondément intimiste, ce qui n'empêche nullement Parolini de cumuler les rôles titres. En effet tous les protagonistes (bons ou mauvais) ont une part quasi égale du gâteau.



Force est de constater que le gâteau en question est de très bonne facture, porté à bout de bras par trois acteurs habités.

Mary Ann Schacht campe le rôle de l'innocente, plongée malgré elle dans un horrible bain de sang. Si l'actrice (très jolie soit dit en passant) ne brille pas particulièrement par ses dialogues, elle détonne tout particulièrement grâce à ses hurlements. Stridents, ils viennent du plus profond de ses entrailles, et cela se ressent à l'écran. La demoiselle est une Scream Queen en puissance.

Néanmoins, ses hurlements ne seraient rien sans la présence de Igor et Paul. Ces deux rôles sont si bien joués, que les acteurs SONT Igor et Paul. Leur regard est empreint de la folie la plus malsaine. Leurs comportements reflètent parfaitement cette insanité, tant et si bien que la performance d'acteur fait froid dans le dos.








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