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Avec Tempe, les barjots qui se cachent derrière "Skinned Deep", l'on peut s'attendre à tout. De la série B fauché et délirante ("Mulva") au grand gore qui tache ("Ozone"). Pourtant, ce "Stink of Flesh" est une véritable surprise! Alors que les Zombies surpeuplent la terre, un jeune mexicain lutte au corps à corps contre les puants. Son chemin, frayé à coups de poings, va le mener jusqu'à la maison de Nathan et Dexy, un couple libertin. Cela prendra peu de temps à Matool pour mettre la main dans la culotte de la femme de Nathan. A cette occasion, il fera aussi connaissance de Dorothy et Sassy, les sœurs de Dexy. Alors que la routine s'installait presque dans la vie de la petite communauté, trois militaires débarquent sans crier gare. Ils auraient été attaqués par des hyper-zombies.



Ces dernières années ont été marquées par la recrudescence de putréfiés sur les écrans de cinéma, mais aussi dans les salons. Entre "l'Armée des morts", "Day of the Dead 2 : contagium" et bien d'autres métrages allant du plus opportuniste au plus (ou moins) original, les places sont chères en haut du podium.

C'est ainsi que la claque vient de là d'où on l'attendait le moins: le très petit budget indé.
La première surprise vient de ce que Stink of Fesh (la puanteur de la chair en VF) réussit à offrir au spectateur de vraies scènes d'actions; des combats où les coups portent. Fait suffisamment rare pour être souligné, pour une fois que les réalisateurs indés ne décident pour le spectateur qu'un ballet d'emplâtrés est très excitant!



Deuxième surprise, les dites scènes d'actions sont rythmées par une musique à la fois osée et variée. En effet, pas de soupe musicale pour Stink Of Flesh, mais quelques morceaux de Country fort bien balancés, qui ne jurent nullement avec l'action. Bien au contraire puisque l'action se déroule entièrement dans les pleines désertiques américaines, un décor désolé, idéal pour représenter le crépuscule de l'humanité.

C'est donc grâce au triptyque action, musique, décor que Scott Philipps réussit le tour de force de faire un film de Zombés à la fois barré (l'esprit indépendant, que voulez vous?) et énergique. Aucun doute là dessus, l'homme maîtrise son art.



C'est d'autant plus profitable que, si le scénario n'est pas d'une originalité renversante, il retourne la situation classique : le danger ne vient pas du dehors de la maison assiégée, mais bien de l'intérieur.
Les femmes ayant un quotient de survie bien moindre à celui dont dispose les mâles, une pénurie frappe la terre. Et comme tout homme qui se respecte, et qui pense avec sa b###, la testostérone va monter en ébullition. Tant et si bien que Dexy va être l'objet de profondes rivalités entre les alpha mâles peuplants son foyer.



Et les macchabées qui foulent de leurs pieds ensanglantés, les vastes plaines désertes?
Tout d'abord, ils servent à alimenter les scènes d'action, de préférence en combat rapproché, à coup de marteau! Mais ils sont surtout là pour souligner ce qui était déjà un fait avéré: en toute circonstance l'homme conserve ses défauts, son sens de l'honneur et de la propriété. Cela, quand bien même ces traits de caractères seraient une menace pour sa propre survie.








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