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En 1592, Roumanie, des villageois sont tourmentés par un démon qui a la forme d'une gargouille. Ils réussissent finalement à l'enfermer dans un tombeau. Mais en 2004, une série de tremblements de terre libère la créature que tout le monde pensait disparue. Deux agents de la CIA qui ont été envoyés à Bucarest pour une affaire d'enlèvement, se retrouvent confrontés à un événement qui les dépassent: des meurtres d'une rare violence sont commis. Malheureusement pour eux, ils ne savent pas que les créatures qu'ils vont rencontrer sont redoutables…



Lui tire-t-il vraiment dessus ?


"Gargoyles" (à ne pas confondre avec le film de 1972), bénéficie d'un scénario simple et alléchant. Malheureusement pour nous, spectateurs, la marchandise n'est pas à la hauteur de ce que l'on pourrait espérer.
Le film commence très rapidement: on assiste à une première scène d'action dès la deuxième minute. Ce qui frappe immédiatement, ce sont les gargouilles. En images de synthèse, assez bien réalisées -pour un film à aussi petit budget- mais qui sont vites décrédibilisées par un jeu d'acteur très médiocre. Témoin, les scènes où les personnages doivent tirer sur les créatures : on a l'impression que les protagonistes vident leurs chargeurs à côté ou tombent avant que quelque chose ne les touchent. Etonnant!



Le film continue sur sa lancée et nous livre tout naturellement des scènes d'action qui paraissent lentes (un comble!). Parmi elles, on peut citer la toute première où un projectile met exactement deux secondes pour atteindre sa cible. Le même scénario se répète plusieurs fois dans le film.

On pourrait donc tout de suite penser que "Gargoyles" privilégie les scènes d'actions –aussi ratées soient-elles– mais encore une fois, ce n'est pas le cas. Les dialogues sont nombreux et la plupart du temps inutiles, et les scènes d'actions sont rares. Sont-elles alors sanglantes? Oui, si vous n'êtes pas exigeants, et que vous considérez que de la peinture rouge diluée dans de l'eau représente le sang. Pire encore, on pourrait avoir l'impression que des seaux –censés représenter l'hémoglobine– sont lâchement jetés contre les murs.



Non content de nous livrer des situations cocasses, Jim Wynorski ("Ghoulies 4", "Raptor" et bientôt "Komodo vs Cobra") réussit aussi à nous faire sourire du début à la fin. Michael Paré ("Le village des damnés", "Bad Moon") et Sandra Hess ("Beastmaster 3") restent impassibles même devant les créatures. On a plus l'impression qu'ils sont présents dans le film pour se ‘montrer' qu'autre chose : belles dents blanches, beaux sourires, bien coiffés et ce, même quand ils utilisent une arme.

Si vous avez l'occasion de voir les dix premières minutes de "Gargoyles", cela suffit amplement : vous pourrez vous faire un avis global sur l'intégralité du film.



Au final, "Gargoyles" est un film rempli d'incohérences, pas effrayant une seule seconde et contenant des dialogues insipides (on retiendra la scène où le ‘bad boy' lance pendant quelques secondes des "Fuck" à tout va). Jim Wynorski lorgne même sur "Alien" (les œufs) et sur "Bats" (la scène finale).
A ne regarder de préférence qu'une fois son cerveau mis de côté ou durant une longue nuit d'hiver…