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Réalisation
Kazuki Omori

Scénariste
Kazuki Omori

Date de sortie
1991

Genre
dinosaures

Tagline


Cast
Kosuke Toyohara
Anna Nakagawa
Megumi Odaka
So Yamamura


Pays
Japon

Production


Musique
Ifukube Akira

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.2
(6 votes)
"Godzilla Vs King Ghidorah" est le film faisant suite à "Godzilla Vs Biollante". Des hommes venus du futur (23ème siècle) retournent en 1992 pour avertir le Japon que Godzilla causera un incident nucléaire catastrophique au 21e siècle et suggérèrent une façon de débarrasser le monde de lui pour toujours. Ils ont l'intention de retourner en 1944, sur l'Île Ragos, où un dinosaure a été exposé à la radiation de la bombe H pour devenir Godzilla. Mais une fois le dinosaure éliminé, King Ghidorah apparaît en 1992. Les hommes du futur ont un autre plan : ils veulent détruire le Japon pour que celui-ci ne devienne pas la puissance économique dominante. Heureusement pour les japonais, Godzilla n'a pas été éliminé...



Comme dans pratiquement tous les Godzilla, tout est mis en œuvre pour que notre dinosaure préféré revienne se battre. Le scénario de cet opus est très complexe et il est difficile de comprendre tous les retours dans le passé ou le futur à des dates très différentes.

La première partie est fort intéressante, même s'il ne se passe pas grand chose en terme d'action, et nous plonge dans une sorte de film de science-fiction. Des hommes venus du futur arrivent dans un OVNI et proposent aux hommes d'éliminer Godzilla. Il faut tout de suite s'accrocher et bien suivre les événements puisqu'il est question de nombreux retours dans le passé et de confusion spacio-temporelle (entre autres…). La mise en place de l'histoire est judicieusement développée et "Godzilla vs King Ghidorah" contient aussi quelques stock-shots de documents d'archives de 1944 pour étoffer et crédibiliser l'apparition de Godzilla.



Le film réserve, dès le départ, de nombreuses scènes assez jouissives. C'est le cas de celle où Godzilla tue des militaires en faisant tomber des arbres avec sa queue ou en les écrasant avec ses pattes. Il en est de même pour la scène où l'OVNI atterrit et où le Japon mobilise ses troupes. Même si les effets spéciaux ne valent – évidemment – pas ceux d'aujourd'hui, ils restent néanmoins agréables à voir (notamment la téléportation de Godzilla dans le vaisseau).

Le meilleur reste à venir avec l'affrontement tant attendu entre Godzilla et King Ghidorah, sorte de dragon (ou dinosaure) volant à trois têtes, lançant des éclairs jaunes dévastateurs. Sa première apparition est assez impressionnante et réserve un combat des plus étonnants. La rixe et la destruction progressive de la ville est saisissante et palpitante : les deux monstres se lancent des rayons, se mordent, se jettent contre les immeubles, etc... Il est cependant dommage que le premier combat entre les deux monstres ne commence qu'à 1h10 du film (et certains d'entre vous pourraient décrocher ou enclencher la vitesse accélérée avant).



Godzilla n'est pas présenté comme un simple dinosaure (dans "Godzilla Vs MechaGodzilla" et dans cet opus, Godzilla est un tyrannosaure, à la base) détruisant bêtement des villes. Kazuki Omori offre une vision assez attendrissante du célèbre monstre au travers d'un flash-back touchant, qui insuffle à Godzilla une once d'humanité.
"Godzilla Vs King Ghidorah" réserve aussi des moments plutôt drôles (comme quand le président du Japon jure de tuer King Ghidorah parce que ce dernier a détruit son jardin), une sous-intrigue très intéressante et une surprise de taille à la fin.

Reste les petites créatures créées au XXIIIe siècle, les fameux Dorats, qui ne sont pas très crédibles et qui font très ‘caoutchouc' ainsi que le message politique qui devient agaçant ("Le Japon sera la première puissance économique et militaire devant les Etats-Unis").



"Godzilla Vs King Ghidorah" est donc un film divertissant, bien qu'assez complexe au début. Attention toutefois aux néophytes qui n'auraient jamais vu de Godzilla et qui pourraient trouver "Godzilla Vs King Ghidorah" ridicule. En effet, il faut bien avouer que l'OVNI ou même l'androïde (qui court à une vitesse ahurissante) peuvent prêter à rire – de même pour les explosions et les tirs, très nombreux (ce qui est propre à tous les Godzilla) –.

Koichi Kawakita (et son équipe) a gagné un "Spécial Award" pour les effets spéciaux.






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