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Aïe aïe aïe. Troma et les histoires de vampires, ça ne fait pas terriblement bon ménage. Si "Sucker the vampire" tirait son épingle du jeu, "Rockabilly Vampire" était indigeste, et le deuxième segment de "Tales from the Crapper" carrément douteux. Cependant, rien que vous ne saviez déjà. A vrai dire l'histoire pitoyable d'un vampire frustré de son état n'a aucun intérêt. Vous souhaitez tout de même l'entendre? Oui? Slain est un tout jeune vampire. Récemment mordu, il perd pied avec la réalité, et tente d'infliger sa peine au monde entier. En effet il vide tout ses égaux de leur sang et conserve le plasma dans de petites fioles. En parallèle un vampire travaillant dans un vidéo-club, accompagné de son manager et d'un ami brûlent de la gomme afin de se rendre à une séance exceptionnelle de "Blade Runner"… C'est donc sans surprise que leur chemin croisera celui de Slain.



L'intention primaire de ce film est de dépeindre le sentiment de haine qui habite le mordu devenu vampire. Sur un thème aussi peu original, il ne pouvait être possible pour Brian Evans d'accoucher d'un métrage potable.
En effet la majorité des films de vampires ("Dracula" pour n'en citer qu'un) reposent sur le postulat que l'immortalité rend amer. Amer de par la solitude qu'elle engendre, amer aussi du fait de la différence, d'une haine de soi.



Aucun de ces sentiments n'apparaissent dans Tainted. Le spectateur assiste, abruti par la mollesse du film, à une sorte de road movie mal ficelé mettant en scène un vampire pré pubère, un patron de vidéo-club éternellement insatisfait et un tombeur.
Certes, la scène d'introduction présage un film énergique bien que fauché. C'est pourquoi la déception est grande, le métrage eut été réalisé par un opossum atteint de névrose chronique et de narcolepsie, Tainted n'aurait pas été plus énergique.



Si le manque d'idée et de rythme sont les principaux défauts de Tainted, on pourra toutefois lui pardonner une photographie absolument hideuse et des acteurs toujours à la limite du hors-jeu. Cependant, ce que l'on ne pardonnera pas, c'est que ces défauts doivent être supporté durant 105 minutes avant de voir s'afficher le mot fin !
Ce n'est donc pas sans raison si depuis, Evans n'a réalisé qu'un seul et unique film : "After April".



Malheureusement, le cinéma indépendant a lui aussi ses tâcherons. Brian Evans est l'un d'entre eux.
Deux leçons doivent donc être tirées de la vision de ce métrage :
- Passer 1 heure 45 minutes à regarder des acteurs peu convaincus (et convaincants) s'exciter devant une caméra, c'est long !
- Mixer du Troma et des vampires est dangereux pour la santé. A consommer avec (extrême) modération.

Ce film fait partie d'un DVD triple programme regroupand, en plus de Tainted, "Rockabilly Vampire" et "Sucker the vampire"






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