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Avec une filmographie de presque 90 pièces, le réalisateur Fred Olen Ray, n'a jamais délivré un métrage inoubliable. Et ce n'est pas "Scalps", son quatrième méfait, qui démentira cet état de fait. Un anthropologue-archéologiste à l'éthique assez douteuse, propose à six de ses élèves de partir fouiller des vestiges indiens. Cependant le professeur est retenu pour affaire, et envoie ses étudiants seuls dans le désert, déterrer des ossements indiens. Au cours du trajet, les étudiants sont mis en garde par un vieil indien : une malédiction s'abattrait sur eux au cas où ils profaneraient des sépultures. Considérant que c'est la raison de leur voyage de classe…



Oh, que c'est mou, comme ce n'est pas palpitant… En plus ce n'est pas non plus gore pour un sou… Difficile dans ces conditions de comprendre pourquoi le film a été censuré, voire interdit. Il y a certes une scène de scalpage, et quelques effets légèrement sanglants, mais vraiment, ce n'est pas là le moteur du film.

Si vous attendiez de ce "Scalps", un bijoux du gore, un slasher sanguinolent, une extravagance gargouillante, vous ne serez donc que froidement déçu.



Malheureusement, ce n'est pas non plus le scénario qui attirera les curieux. Les étudiants son menacés par une malédiction ancestrale s'il profanent les tombes indiennes. Que font-ils? Il creusent en plein dans les sépultures ! C'est donc sans aucune surprise qu'un esprit maléfique va tourmenter les étudiants, prenant possession de leur corps pour réincarner "Griffe Noire."

(Si-si, c'est possible!)

Griffe Noire étant contrarié, les six camarades vont en pâtir sérieusement.



Toutefois, le châtiment quelque part jouissif du groupe de jeunes crétins est desservi par une photographie dégueulasse (n'ayons pas peur des mots). Les tons changent violement et la pellicule est parfois totalement floue; conséquences compréhensibles du manque de moyens. En effet l'absence de distributeurs à dû forcer Fred Olen Ray à remiser par devers lui cette bobine, probablement dans son propre réfrigérateur, endroit où la bobine s'est dégradée.

Si cela altère largement la vision du film, elle ne la gâche pas complètement.



En effet, quand bien même le film n'est pas une réussite sur le plan esthétique non plus que sur le plan scénaristique, "Scalps" conserve un certain charme désuet. Le casting fleure bon les années 80 (-"femm-euh jusqu'au bout des seins… ah, une poitrine!) et le scénario plutôt risible, rappelle une époque où la réalisation d'un slasher était à la portée du premier venu…

Ah! Cette époque n'est pas révolue?!

Les images présentées n'ont pas étés retouchées afin d'illustrer le propos de la fiche.