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Les adaptations tirées d'un best-seller ou d'une nouvelle de Stephen King sont nombreuses. On y distingue surtout deux catégories. La première est celle des adaptations réussies qui bénéficient la plupart du temps d'une atmosphère pesante, sombre voire terrifiante à l'instar de "Simetierre", "Shining" ou encore "Carrie au bal du diable". A l'inverse, nous avons aussi droit à de mauvaise surprise comme le sont "Dreamcatcher" ou "Salem's Lot". On peut donc s'attendre à tout avec "Le Bazaar de L'Epouvante".



Castle Rock est la plus paisible des villes américaines. Les événements sont rares, et l'arrivée de Leland Guant en constitue un de taille. Il s'installe dans une vieille boutique et y propose, pour un prix dérisoire, les objets dont chacun rêve depuis longtemps. Le succès est immédiat, mais, imperceptiblement, ces achats réveillent des haines enfouies. La violence, la mort et l'apocalypse règnent désormais à Castle Rock.



Prenez une ville sans histoire, installez-y une boutique gérée par le Diable qui vous offre tout ce dont vous rêvez, tournez le tout et vous obtenez le "Bazaar de L'Epouvante". Un mélange qui s'avère tout simplement jouissif.
Dès le début, le spectateur est plongé dans la vie des villageois, tout le monde ayant ses petits tracas, ses tâches à remplir, leurs petites manies et leurs envies. En tout, on devra suivre le quotidien de plus de dix personnes. L'histoire est tellement bien menée que l'on comprend aisément le rôle et la vie de chaque habitant (ces éléments étant, évidemment, importants dans la continuité de l'histoire).
Vient ensuite la partie la plus intéressante, celle où Gaunt (interprété par Max von Sydow ("L'exorciste", "Conan le Barbare", "Minority Report", entre autres)) le nouvel arrivant, étrange et diablement charismatique, qui va monter progressivement et avec habileté les villageois les uns contre les autres tout en leur donnant ce qu'ils souhaitent le plus.



Le film ne laisse aucun temps mort : tout est mis en œuvre pour que le spectateur ne s'ennuie pas une seconde. Les bassesses, traîtrises et autres calomnies visant à détruire son voisin sont très inventives. Même le Shériff (joué par Ed Harris ("Creepshow", "Apollo 13", "Knightriders")) est vite dépassé par les événements.
Par exemple, une femme va s'introduire chez son voisin pour y coller des centaines de post-it insultants et le rendre totalement hystérique. Pendant ce temps, un autre voisin va entrer par effraction dans sa maison pour éventrer puis pendre son chien et à l'autre bout de la ville, un garçon va briser toutes les fenêtres d'une maison avec des pommes et des cailloux. On prend même du plaisir à voir les habitants se déchirer peu à peu pour finalement s'entre-tuer.



Au final, "Le Bazaar de l'Epouvante" est un film distrayant, plaisant et comportant un humour noir agréable où l'action monte crescendo jusqu'à atteindre l'hystérie collective. On ne s'ennuie pas une seconde durant les deux heures. Reste cependant la fin qui se révèle assez prévisible pour les fans de Stephen King et qui rappellera aisément celle de "La Tempête du Siècle".

" I just killed my wife. Is that bad?
- It's alright, these things happen. "


En savoir plus :

Le film a été nominé trois fois au Saturn Award en 1994 dans les catégories: Meilleur Film d'Horreur, Meilleur Acteur (Max von Sydow), Meilleur Acteur Secondaire (J.T. Walsh).
Amanda Plummer a gagné un Saturn Award pour son rôle dans "Le Bazaar de L'épouvante".
Le film contient quelques anachronismes et erreurs :
- Des jeunes écoutent la chanson "Great Balls Of Fire" en 1955 alors que cette chanson a été enregistrée par Jerry Lee Lewis en 1956.
- Quand le jeune lance des pommes, nous avons un plan montrant trois pots de fleur près de la fenêtre. Ces derniers changent complètement au plan suivant.
- etc...






Du même réalisateur :

BAZAAR DE L'EPOUVANTE - LE