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Lorsqu'elles se réveillent, huit personnes qui ne se connaissent pas se découvrent prisonnières d'un labyrinthe de salles cubiques : le tesseract aussi nommé hypercube. Dans cette étrange structure, les lois connues du temps et de l'espace ne s'appliquent plus. Personne ne sait pourquoi et de quelle manière ils se retrouvent ici. Ils ne peuvent compter que sur leurs souvenirs et leur intelligence pour sortir d'ici et percer ainsi le mystère de cet étrange lieu.



Cinq ans après l'excellent "Cube", Andrzej Sekula (directeur de la photographie sur "American Psycho", "Pulp Fiction", "Reservoir Dogs") prend sa caméra et s'occupe de sa suite. Exit les salles multicolores, cette fois-ci le cube ne possède que des pièces blanches ce qui rajoute une certaine tension et amplifie le sentiment de claustrophobie : il n'y a aucun endroit pour se cacher. Ce choix qui peut paraître banal met en valeur le cube en faisant ressortir l'aspect métallique et étrange et aura très rapidement des répercussions sur les personnages.



Concernant les protagonistes, ils sont tous très différents, ont leurs spécialités et ont tous des choses à cacher aux autres. Par exemple, Jerry (interprété par Neil Crone qui a aussi joué dans "Bruiser"), l'ingénieur électricien connaît la théorie du tesseract, Max, le concepteur de jeux vidéos est plus impliqué qu'il ne le pense lui-même et Mme Paley, la personne âgée qui paraît complètement aliénée, connaît plus de choses qu'on ne peut le soupçonner.
Plus on avance au fil de l'aventure, plus il est difficile pour les personnages d'accepter certaines paroles, ce qui entraîne forcément de nombreux conflits. La tension monte progressivement tout au long du film mais il ne faut pas se leurrer : l'aspect psychologique est moins développé que dans le premier opus. Ce choix permet au réalisateur d'offrir au spectateur de nombreuses scènes d'action.



Mais contrairement au "Cube" premier du nom, les pièges sont beaucoup plus présents et nombreux. En effet, toutes les pièces sont spéciales et offrent leur lot de surprise. Les principaux changements ne résident pas dans les points évoqués ci-dessus. Cette fois-ci, le cube est doté de deux propriétés nouvelles : le temps et l'espace. Les personnages seront vite confrontés à des événements qui les dépassent.
Des chiffres s'inscrivent sans explication sur les murs, une salle renverse la gravité, la même personne arrive à ouvrir quatre sas en quelques secondes, tous les personnages voient une personne se déplacer avec lenteur alors qu'une autre se déplace à une vitesse phénoménale, etc… Cette nouveauté ravira sûrement les personnes qui se sont lassées devant l'aspect psychologique du "Cube".



"Cube² : Hypercube" est au final un film à double tranchant. La complexité de l'histoire et des théories évoquées pourront en dérouter plus d'un, ennuyer ou intéresser au plus haut point. Le film offre de nombreuses interrogations comme son prédécesseur (les extraterrestres, le gouvernement, un jeu télévisé ?). Il est cependant dommage que la fin casse un peu le mystère qui entourait jusque là le cube.

Le tesseract ou hypercube est une théorie selon laquelle un corps aurait la capacité d'entrer dans le temps en même temps que dans l'espace. Cette hypothèse a été formulée par le mathématicien Howard Hinton en 1888.
Le tesseract se définit comme " l'analogue quadri-dimensionnel d'un cube ". L'étymologie du mot vient du grec "tessares" qui signifie quatre, et "aktis" qui signifie rayon.
Le tesseract est un hypercube de quatrième dimension composé de 16 sommets, 32 arêtes, 24 carrés et 8 cubes.






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