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Petit inventeur de génie, Paul Conway vient de déménager avec sa mère, emmenant partout avec lui BB, un robot malicieux et autonome qu'il a confectionné lui-même. Paul a cependant le coup de foudre pour sa voisine, l'adorable Samantha. Malgré une relation assez stable avec la jeune fille, Paul va voir son petit monde s'écrouler en quelques jours suite à la destruction de son robot et le coma irréversible dans lequel tombera Samantha. Grâce à l'électronique et ses connaissances, Paul est persuadé de pouvoir faire rentrer les choses dans l'ordre…



Samantha semble avoir un peu de fièvre. La pauvre…


Malgré le succès et la qualité des "Griffes de la nuit", la carrière de Craven ne pourra s'empêcher de prendre un tournant douloureux en accumulant les déceptions et les séries B sans importance, frôlant parfois le Z de manière alarmante : "La colline a des yeux 2", "Chiller", "L'été de la peur", "La ferme de la terreur", "La créature des marais"… Aouch ! Autant dire que ça fait plutôt mal !

A partir du sympathique "L'amie mortelle", la carrière du sir pourra se stabiliser pendant un certain temps, aussi étrange que cela puisse paraître. Craven méconnu, "L'amie mortelle" n'a rien d'un bijou, et encore moins d'un chef-d'œuvre. Soyons franc, Craven ne s'est pas vraiment creusé la cervelle et nous livre un produit efficace et plaisant, comme il y a en tant eu dans les années 80.


Il n'y a pas que la canicule qui tue les vieux, la preuve


Craven revisite le mythe de "Frankenstein" de manière moderne et féminine, rien que ça! Il fait appel à la jolie Kristy Swanson pour incarner la triste Samantha et Matthew Laborteaux, héros insipide et fade dont le visage vous semblera peut-être familier (normal c'est l'un des fils Ingalls dans La petite maison dans la niaiserie, euh pardon dans la prairie). Budget correct, scénario vite emballé, casting sans prétention ni éclat… Une série B pur jus donc, voyons maintenant ça de plus près.
En voulant voler une voiture, un cambrioleur se rend vite compte qu'il est épié (merci la vue subjective granuleuse) et se fait attaquer non pas par un Alien ou un serial killer, mais par un petit robot jaune pas beau qui lui règle rapidement son compte en lui concassant les roubignoles. C'était donc l'intro de "L'amie mortelle", super…


La basket-ball, ça décoiffe !


Imaginez un compromis très laid (et très jaune, pouah !) entre R2D2 et Johnny 5 (le tas de ferraille maigrichon de "Short Circuit"), et qui balance "bibi" toutes les cinq secondes, c'est énervant hein ? Eh bien il faudra se le coltiner pendant toute la première partie du film, assez courte il est vrai. Scénar efficace et simple oblige, le film de Craven fonctionne bien, ne souffre pas de problèmes de rythme, juste peut-être de ce machin qui se fera dézinguer par une vieille folle au bout de quelques minutes. Ouf !

Oui parce que attention, le pauvre héros perdra non seulement son robot (et un ballon de basket aussi, mais bon…) mais aussi la belle Samantha, venant de plonger dans un lourd coma suite à une violente chute dans les escaliers. Si seulement son papa n'était pas un alcoolo violent et dégénéré, l'accident n'aurait sûrement pas eu lieu. Une idée folle traverse alors l'esprit du jeune garçon, petit prodigue de l'électronique: greffer le cerveau (intact) de son robot sur celui quasi-inerte de Samantha. Le pire dans tout ça, c'est que ça va marcher !


Le robot pas beau dans toute sa splendeur. Merci qui ? Merci Craven...


Si vous avez rêvé de voir Kristy Swanson déblatérer des "bibi" comme notre défunt robot, c'est votre jour de chance ! Sinon ben, ça le fait pas vraiment… Car mademoiselle est dorénavant affublée d'une démarche statique, alliée à la pâleur d'un cadavre. Pas vraiment méchante, elle atteint tout de même une force surhumaine lui permettant de bastonner et de mettre en bouillie ses agresseurs, voire ses tortionnaires. Bien heureusement, Craven ne nous refait pas le coup d'un Slasher et encore moins d'un sous-Freddy. Pour les amateurs, impossible de laisser passer la mort de Anne Ramsey (actrice assez exceptionnelle en vieille rombière, déjà vue en Mama frapadingue dans "Les Goonies"), littéralement explosée à coup de ballon de basket ! Du gore, du vrai.

Toujours obsédé par la thématique des cauchemars (ce type doit avoir certainement un problème non ?), Wes Craven offre quelques scènes de cauchemars grand guignolesques impliquant le héros (tombant nez à nez avec un grand brûlé sans doute pote avec Freddy) puis la jolie Samantha (aux prises avec un Papa assez croquemitaine sur les bords qui n'hésite pas à asperger sa fille d'hémoglobine !). Utile? Peut-être pas, mais l'aspect horrifique est en tout cas un peu plus appuyé.

Craven s'amuse tout de même à jouer avec nos émotions dans une séquence finale menée tambour battant, où le comportement de Samantha devient de plus en plus imprévisible. Si la touche tragique est bénéfique, pourquoi Craven pête t-il soudain un plomb et nous refourgue un plan final surréaliste complètement à coté de la plaque (je cherche encore…) qui brise définitivement l'émotion qui nous avait gagné jusque là? Pas bien ça, vraiment pas bien…
Histoire de remuer le couteau dans la plaie, Craven termine son générique de fin avec une musique rythmée par les "bibi" de l'ignoble morceau de ferraille ! Je ne sais pas si c'est censé faire sourire… mais c'est râpé.
Reste donc quelques défauts notables mais surtout un petit produit sans grande ambition, à découvrir avec curiosité. On a vu mieux chez Craven, mais surtout bien pire.








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