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Réalisation
Katsuya Matsumura

Scénariste
Katsuya Matsumura

Date de sortie
1994

Genre
trash

Tagline


Cast
Masashi Endo
Kanori Kadomatsu
Masahito Takahashi


Pays
Japon

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.2
(7 votes)
Après un premier épisode fort réussi, il est plutôt étonnant de voir apparaître deux ans plus tard une suite. Matsumura avait pourtant bien exploité ce qu'il fallait, et difficile de voir ce qu'il peut dire de plus. Le premier film n'avait pas marché, malgré une sortie cinéma, de ce fait Katsuya a été obligé de choisir le format DV pour sa suite. Qui plus est, il peut dorénavant tomber dans l'extrême et l'ultra violence car son film ne sera distribué qu'en circuit vidéo. Si beaucoup considèrent "All night long 2" comme un "Guinea pig", il y a fort heureusement beaucoup de différences avec cette série. La majeure étant que les "All night long" ont une réelle histoire et ne se cantonnent pas à des déluges de gore et de tortures. Malgré tout, ce deuxième épisode va quand même très loin dans le sadisme, le malsain et l'ultra violence.



Shiniji passe la plupart de son temps à confectionner des genres de poupées et à "chater" avec deux amis sur le net. Un jour, alors qu'il rentre chez lui, il est agressé par une bande de malfrats qui le torture. Leur chef, un homosexuel, tombe sous le charme du jeune homme. Il l'invite ainsi à venir à son appartement. Là, Shiniji va découvrir la vraie nature de cet homme complètement psychopathe qui garde en otage une jeune femme à qui il fait subir diverses tortures. Devant de l'argent à la bande de malfrats, Shiniji a peur et en fait part à ses amis du web, qui vont passer la soirée chez le jeune homme. Mais la bande de malfrats menée par leur chef va débarquer chez Shiniji et semer le trouble.
Shiniji va devenir fou et sa vengeance va être terrible.



Plutôt proche de sa préquelle, ce second épisode se démarque surtout par sa violence extrême qui va au-delà des limites imposées. Matsumura montre tout et ne semble pas connaître l'ellipse. Dès le début du film, on est enrobé dans une spirale malsaine qui va s'accentuer et trouver son apothéose à la fin.
Les personnages sont tous fous, en particulier ce chef narcissique et égocentrique. Pourtant, bizarrement il parait sage, raisonné et parle très calmement. Mais ceci n'est qu'une carapace, car le jeune homme renferme une folie rare. Pour preuve, toute la séquence avec Shiniji et la jeune fille illustre bien ce propos.
Le jeune homme va la traiter et la faire passer pour une chienne. Il lui balance du lait par terre, qu'elle doit lécher puis lui envoie un morceau de viande comme on le ferait à un animal domestique. N'oublions pas non plus les nombreux coups qu'il lui donne et les diverses soumissions. Il la force à danser jusqu'à qu'elle n'ait plus de force, la pauvre fille s'urine dessus et tombe dans les pommes. A la fin, il la jettera dans un dépôt d'ordures et demandera à Shiniji d'y mettre feu, chose qu'il sera incapable de faire.
Honnêtement, je dois avouer n'avoir rien vu d'aussi horrible en terme d'humiliation féminine, bien que l'épisode trois ne fasse pas non plus dans la dentelle.



Outre l'humiliation féminine, la violence s'incarne sur les personnes pauvres et sans forces, tel Shiniji. Sa vengeance sera terrible, le pauvre jeune homme tombant aussi dans la folie. Chose triste et particulièrement réelle, le film fait peur pour ça. Il ne s'agit plus d'un film d'horreur car le film impose une réalité et des situations qui se sont déjà réellement produites et qui se produisent également à l'heure actuelle. Faut-il pour autant en faire un métrage et le montrer ? Je ne sais pas à vrai dire, on pourra facilement reprocher à Matsumura d'en faire beaucoup trop et d'être trop complaisant avec la souffrance. Le problème étant que c'est une constante japonaise et pas occidentale, donc beaucoup de gens sont parfois choqués par l'extrême violence des films asiatiques et le pourquoi des soumissions féminines dans les "pink-eiga". Ici, chacun y verra ce qu'il a envie d'y voir, ceci est la meilleure solution.
Personnellement j'ai plutôt du mal avec cette violence surtout sur les femmes, mais la réalité est souvent cruelle, le parti pris de la montrer de la manière la plus crue peut être efficace.



De plus, l'utilisation du DV renforce le malsain de la chose. Malheureusement, on ne peut pas dire que Matsumura soit un très bon réalisateur étant donné que la plupart des plans sont moches et sans réelle recherche. C'est très basique mais comme d'habitude, les acteurs s'avèrent tous impeccables. On reprochera aussi certaines longueurs et comme je disais précédemment, une certaine complaisance pour la violence beaucoup trop forte.
Mais "All night long 2" choque et provoquera en vous de nombreuses réactions, ce qui est à coup sûr l'objectif du film, qui nous montre qu'on vit bel et bien dans une société pour le moins étrange.



3/6 - Anonymous





Du même réalisateur :

ALL NIGHT LONG
ALL NIGHT LONG 3