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Un mariage qui tourne rapidement au drame au pays des tronçonneuses et des haches, deux escrocs vont prendre un tournant risqué en voyant leur nouvelle proie échapper à leurs griffes, un marionnettiste dépressif tente de relancer sa carrière.



Un volume plus que fréquentable, qui évite avec brio le piège de l'inégalité et exploite à fond les recettes gagnantes de la série.
Difficile de présager une telle chose lorsqu'on découvre des scripts pourtant classiques et même galvaudés. Ça fonctionne pourtant du tonnerre. Entre la brutalité du premier épisode, les petites surprises du second et les idées ingénieuses du troisième, il sera difficile d'être déçu.



*Le sacre de la tronçonneuse : originalité frappante de ce premier jet : le récit conté à la première personne par la très jolie héroïne (Michelle Johnson, qui tombait déjà dans les bras de Dracula dans "Waxwork"), serveuse dans un bar fréquenté uniquement par des bûcherons machos en manque de femmelette. Sauvée de justesse un soir par un mystérieux bûcheron, elle foncera rapidement sur les routes du mariage et épousera son chevalier servant, qui est loin d'être un canon de beauté.

Celui-ci est le chef d'un groupe de bûcherons, sympathique au premier abord mais se relevant être un jaloux maladif voire dangereux lorsque sa femme s'approche trop des coupeurs de troncs. Malgré les assauts de son mari en rut, la jeune fille voit l'ennui la gagner. Mais quand un nouveau et jeune bûcheron maniant la hâche comme personne débarque dans le groupe de son mari, elle se lance dans un jeu très risqué.

Une histoire qui peut se révéler prévisible, mais qui se retrouve fortement soutenue par une direction d'acteurs qui fait rudement plaisir. Impossible de ne pas écarquiller les yeux face à l'interprétation hallucinée de Brion James, grande gueule du cinéma parfaitement à l'aise dans les costumes de bad guy dégénérés. Un jeu de psychopathe qui nous tiendra en haleine jusqu'au dénouement sanguinolent et sadique qui ravira les amateurs du genre.



*Séance : Une petite histoire d'escrocs à la sauce E.C comics, ça ne se refuse pas. On pourra un peu chipoter sur le fait que l'histoire s'allonge sur un moment sans grande importance, mais il y a de quoi retenir un lot de bonnes choses.
Dans une ambiance de film noir post 30's, une jeune femme aux desseins troubles vient à la rencontre de son cousin pour régler une sombre histoire d'héritage. Un beau traquenard bien sûr que tout cela, puisqu'elle compte bien récupérer avec l'aide de son amant l'héritage en question.

E.C Comics oblige, rien ne va se passer comme prévu et tout va déraper gentiment vers l'horreur. Et on en verra de l'horreur avec un bel accident d'ascenseur, une tête décapitée et un cœur arraché en gros plan. Du gore généreux, très présent dans un excellent dénouement. Les acteurs ne seront pas en reste, avec une Cathy Moriarty machiavélique, parfaite en femme fatale.



*Allez vous faire pendre : Et le volume se termine sur une nouvelle note positive, partant là encore d'une idée quelque peu usée par le cinéma depuis une décennie. Exactement, on pourrait dire que l'idée était déjà exploitée dans deux films qui avaient tout dit sur le sujet : "Magic" et "Au cœur de la nuit". Ce thème c'est celui du pantin ventriloque inquiétant, poussant petit à petit son propriétaire dans la démence. Le pantin est-il vivant, ou est-ce le propriétaire qui devient fou ?

Le très hollywoodien Donald O'connor incarne un marionnettiste au bout du rouleau, qui reste cloîtré chez lui malgré l'aide que lui porte sa très jeune femme. Il reste des heures à errer dans sa cave, en soliloquant avec son pantin préféré, qu'il utilisait pour ses show télévisés alors très célèbres à une certaine époque. Il est appelé pour inventer un sketch pour une émission télé, et fait appel à un jeune garçon pour l'épauler. Cependant sa femme ne supporte pas le jeune homme, qu'elle agresse constamment pour un oui ou pour un non. Mais les choses vont prendre une tournure différente, très différente…

Outre le petit rôle attribué à Zach Galligan, le héros de "Waxwork" et de "Gremlins", la réalisation et le scénario sont confiés au soin de Kevin Yagher, fabuleux maquilleur qui s'est occupé de monstres comme Chucky ou Freddy pendant sa longue carrière. Il nous offre un très inquiétant pantin, traversant le sketch avec ses yeux profond et sournois, un étonnant mixte du clown Pennywise de "ça" et de Chucky. Les non-amateurs des deux créatures citées, risquent de décamper face à la vision de cette inquiétante créature, qu'on aurait préféré un peu plus exploitée (enfin là je chipote). L'ensemble est classique mais la mise en scène est un petit bonheur.








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