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Un malfrat se met à la recherche d'une mystérieuse perle noire ; une jeune femme trompe son mari… et en paiera les conséquences ; un séducteur est contaminé par le sérum qu'il a fabriqué.



Le vilain aux mains sales

Toujours sur la bonne voie, ce volume propose un élément de choix pour les fantasticophiles que nous sommes : un épisode signé Tobe Hooper. Pour le reste, comme vous allez le constater, c'est du tout bon et ça fait vraiment plaisir !


Pas très propre ce barman

La perle noire : Le fameux segment signé Hooper, retournant aux sources de l'horreur typiquement E.C Comics (faut dire il en a l'habitude le Tobe !) avec du sexe, du gore et de euh… ben pas d'humour !

Un rouquin fourbe et ambitieux vient de plomber son coéquipier, et débarque sur une petite île pour retrouver la fameuse perle noire, objet tant convoité appartenant à un riche propriétaire terrien. Alors que des révoltes éclatent au loin, le jeune homme se sent très attiré par la bombasse Vanity, qui ne va pas tarder à le rejoindre dans son lit pour des ébats torrides. Protégé par une magicienne aux intentions assez floues (Whoopi Goldberg, immanquable), il devra cependant subir quelques épreuves pour trouver l'obscur bijou.

Entre le casting réjouissant (Whoopi Goldberg, Vanity mais aussi John Rhys-Davies !) et l'ambiance très moite, on se trouve déjà en bon terrain. Mais Hooper se refuse à l'humour, même noir (étonnant pour un Contes de la crypte) et offrira aux amateurs de degeulasseries un farfouillage de tripes rongées par les vers, et en gros plan bien sûr ! Et la chute nous prouvera que la malicieuse Whoopi ne sait pas que faire des grimaces.


Attention, Whoopi va trancher !

A en perdre la tête : le moins bon du volume, ce qui ne l'empêche pas d'être réussi. Une petite comédie à l'américaine, qui attend son coup pour faire entrer l'horreur au bon moment.

Gavée de séries Tv à l'eau de rose, une jolie femme au foyer décide de renouer un peu avec son mari, sexuellement parlant. Mais le gentil savant préfère se pencher sur ses expériences que sur la nymphomanie galopante de sa femme. Insatisfaite, elle se jette dans les bras d'un "plombier lover" (Anthony Laplagia, le flic amoureux de la zolie vampire dans "Innocent Blood"). Mais comme on est dans un épisode des Contes de la crypte, vous vous doutez bien que le mari va mûrir sa vengeance… assez originale d'ailleurs. Pourtant, l'épisode manque vraiment d'horreur, et préfère verser dans l'humour noir. C'est sympa mais pas de quoi foutre un pain au Cryptkeeper…


Du gore pour faire bonne mesure

A mourir de rire : une histoire qui a la malchance de commencer par la fin (vieux effet de narration ici complètement inutile) mais qui se rattrape sans problèmes dans sa suite.
Ce macho de Dylan McDermott (le héros bionique de "Hardware") se glisse dans la peau d'un savant séducteur un peu gonflant, persuadé qu'il fait tomber toutes les filles de la terre. Assistant deux autres amis scientifiques sur un nouveau produit, il se heurte cependant à son assistante, qu'il vise depuis un bon moment. Après une tentative de séduction un peu trop directe au goût de Mademoiselle, il va découvrir les joies de s'injecter accidentellement son invention dans les veines au lieu de son insuline habituelle. Panique totale, il fait un mauvais trip et erre dans les rues en attendant sa fin. Mais il n'est pas au bout de ses surprises…

Une histoire solide et efficace, agrémentée des principaux éléments clefs d'un "vrai" Contes de la crypte, et épaulée par une bonne direction d'acteurs. On comprendra vite la chute avant l'heure, mais rien de grave, le plaisir est là et c'est l'essentiel.

Un volume que je ne peux que vous conseiller, qui a forcement tout pour plaire. Seul le deuxième segment est un peu en deça des deux autres.








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