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Réalisation
Takashi Shimizu

Scénariste
Takashi Shimizu

Date de sortie
2000

Genre
spectres

Tagline


Cast
Yûko Daike
Makoto Ashikawa
Kahori Fujii
Mayuko Saitô


Pays
Japon

Production


Musique
Shiro Sato

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.7
(6 votes)
Garant d'un premier succès sans équivoque, Takashi Shimizu réalise en très peu de temps la suite du premier "Ju-on". Je ne vais pas non plus revenir sur tous les épisodes et l'histoire-même de la saga. Pour cela reportez-vous à mes critiques des autres épisodes. Ici on va tenter de s'intéresser à l'évolution des choses, et de répondre à des questions restées encore floues. Toujours filmé en DV dû son exploitation télévisuelle, "Ju-on 2" est un "demi–film". Vous allez me demander pourquoi je dis "demi". En fait, le film débute réellement au bout de 40 minutes. Avant cela il s'agit d'un copier-coller du premier épisode. De ce fait on obtient alors 40 minutes à peu près d'images inédites (le film dure 1h15). Là, on se dit que Shimizu se fout un peu de notre gueule, on connaît bien aujourd'hui la mode du "remake" mais alors le copier-coller, je crois que c'est nouveaux.



Bref toujours est-il que cela permet de se rendre compte qu'un deuxième visionnage rend le film toujours aussi terrifiant, ne perdant pas ses capacités horrifiques, comme on pouvait le craindre.

Le métrage débute sur le segment du professeur Kobayashi. Dans le premier épisode, le segment était découpé en deux, ici il est en entier et ainsi gagne plus en intensité. La frayeur est toujours à son comble, surtout quand Kayako descend des fameux escaliers. La meilleure version de cette descente est sans contexte sur les versions DV, tellement l'image est brute et sale (Kayako crache du sang). Pour essayer de mieux comprendre l'histoire, il faut savoir que Kayako, en fait, aimait le professeur Kobayashi dans sa jeunesse. Ceci expliquant l'apparition de Saeki, le père de Toshio et mari de Kayako qui téléphone sur le portable du professeur en lui annonçant un changement de rôle. Le professeur devra s'occuper de Toshio et Saeki lui de la fille du professeur qui vient alors de naître et que Saeki tiens dans ses mains dans une cabine téléphonique. Il s'agit en fait plus d'un fœtus, bien qu'il soit difficile de savoir étant donner que Shimizu aime bien mettre en flou les explications et ne montre jamais réellement ce que tien Saeki. Mais ceci n'est rien d'inédit étant donné que toute cette scène se trouvait déjà dans le premier "Ju-on".



Passons alors sur le deuxième personnage, la médium Kyoko. Rappelez-vous, le premier "Ju-on" se terminait brutalement par l'histoire de cette jeune femme. Ici Shimizu conclut enfin l'histoire. Premier point intéressant, on pourrait considérer ce segment comme un "director's cut". La moitié de l'histoire se trouvait dans le premier épisode, or ici Shimizu reprend la même chose et intègre des scènes inédites, ce qui déstabilise incontestablement. Parmi ces changements, il met en scène le neveu de Kyoko, un personnage qui va être important pour la suite de l'histoire. Après ce long segment sur Kyoko, Shimizu enchaîne avec des personnages inédits : les nouveaux locataires de la demeure Saeki, le neveu et parents de Kyoko. La contamination est désormais partout.



Passé donc notre déception sur les 40 premières minutes de déjà vu, on ne peut être qu'admiratif des minutes inédites car autant le dire, ça fout les jetons ! Encore une fois Shimizu et son équipe on bien dû se triturer la tête pour nous concocter des nouveaux moyens pour nous faire frissonner et ils y arrivent. Les 15 dernières minutes sont assez éprouvantes car Shimizu passe la cinquième d'un coup, en enchaînant les segments très rapidement (il y en a un qui dure à peine 4 minutes, mais c'est du concentré de terreur). On se souviendra du segment du neveu de Kyoko qui est d'une rare force. Le pauvre garçon se fait courser dans son école par Kayako, décidément très véloce, sans oublier les craquements de ses os.



Malgré tout, je dois avouer avoir été déçu par les bruitages car on n'entend jamais ces fameux sons gutturaux de ces fantômes. Il faut là encore attendre la fin pour les entendre, alors que pour tous les autres épisodes on les entend d'entrée, dommage! Mais n'exagérons rien, "Ju-on 2" fait peur et montre qu'avec peu mais un minimum de talent, on peut faire peur, très peur. On regrettera la facilité évidente de Shimizu qui nous refourgue 40 minutes d'images déjà vues, mais heureusement on le pardonne pour l'intensité des 40 minutes inédites.

"Ju-on" s'impose donc comme une franchise terriblement efficace et qu'on n'a pas finit d'entendre parler, assurément.



4/6 - Anonymous