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L'une des figures les plus utilisés dans le bestiaire du fantastique au cinéma, est bien sans conteste celle du zombie. Entre les films de Tourneur ("Vaudou") et Halperin ("White zombie") qui donnèrent une poésie quasi romantique aux morts-vivants, ce fut un changement net avec l'arrivée de "La nuit des morts vivants" de Romero où ici le zombie devient cannibale. Outre toute la flopée de films bis italien sur le genre, l'Asie a bel et bien mis du temps à vouloir mettre en scène des morts-vivants. Comme je le disais dans ma critique de "Bio zombie", l'incursion du zombie dans le cinéma asiatique commence réellement avec "Kung Fu zombie" en 1981. Néanmoins aucun film venant de là-bas ne prend vraiment pour thème le zombie, ainsi "Wild zero" et "Versus" s'apparentent plus à des métrages qui s'insufflent des zombies afin de pousser à leur paroxysme leurs délires ou propos. A vrai dire, je crois que seulement "Stacy", "Bio zombie" et "Bio-cops" sont vraiment des "zombies movies" à part entière. Ainsi "Junk" provient de la même mouvance, sauf que celui-ci se veut avant tout sérieux



Une usine désaffectée est sujette à des expériences top secrètes menées par l'armée américaine et un scientifique japonais. Leur but est de mettre au point un vaccin capable de faire revenir à la vie les morts. Malheureusement suite à une erreur, les morts vivants se mettent à prendre possession du territoire.
En parallèle un groupe de jeunes délinquants prépare leur premier casse de bijouterie. Après ceci fait, ils ont rendez-vous ave un groupe de yakuza pour faire échange avec la marchandise. Seul problème, le lieux de rencontre est celui de l'usine infesté par les zombies, et autant dire que le carnage ne vas pas être propre.



L'originalité n'est donc pas le point fort de ce "Junk" qui ne va en rien révolutionner le genre. Là encore, à l'instar de "Bio zombie" ou "Stacy" il s'agit plus d'un film à hommage, fun et divertissant.
Muroga déjà responsable d'un polar bien violent, "Score", continue dans l'action avec ses zombies à la fois lent et bien nerveux. Le début du film ressemble à un poil près avec celui de "Re-animator", un sérum vert (notez la ressemblance) est essayé sur une jeune patiente décédée qui va se réveiller et bouffer nos deux scientifiques responsables de ce problème.
Bien sûr, vous vous en doutez le sérum va se répandre à un moment donné du film sur la plupart des cadavres qui "habitent" l'usine. Ainsi nous aurons le droit d'apprécier le bon travail au niveau des maquillages sur les zombies.
Lents et sales, ils ressemblent à ceux de Fulci par moment. Dans tous les cas, ils ont le même appétit de chair fraîche.



Car le gore est bien présent dans "Junk", ça bourrine et c'est loin d'être complexé. On appréciera surtout la méchante du film, eh oui car il s'agit d'une femme. Un zombie ultra-fort féminin, la seule originalité du film importante à signaler. Car ce zombie déménage un maximum en donnant même des coups de savates bien percutants. Le combat final avec ce monstre est franchement jouissif et pas dénué d'effets gore car là je peux vous dire que ça y va !
Malheureusement "Junk" n'est pas exempt de défauts. Ainsi on s'étonnera que le film s'accorde des longueurs, ce qui est plutôt un comble. De plus la galerie des personnages n'est pas franchement convaincante avec ses délinquants sans charisme (à part encore une fois pour le personnage féminin du lot), sans compter les yakuzas avec leur chef qui a des cheveux longs où on a plus l'impression que le mec débarque d'un groupe de métal que de malfrats.



Il est également dommage que le métrage se prenne un peu trop au sérieux, cela aurait pu moins alourdir le film. Tout comme la musique qui assez souvent s'avère très bien utilisé et est plutôt convaincante mais le problème étant qu'un thème ressemble étrangement à celui de "Zombi 3" et autant dire que ça, ça fait mal !!
Sympathique, sans prétention, plutôt divertissant et gore. "Junk" est un programme qui déçoit un peu mais arrive à respecter ses objectifs, il aurait pu être mieux mais aussi pire alors le résultat final, finalement satisfait bien.



4/6 - Anonymous





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