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Un groupe d'amis se rend à un match de football scolaire. Pour aller plus vite, ils prennent un raccourci. Sans se douter un seul instant qu'ils vont atterrir à proximité d'une ville isolée : Ambrose. Ils s'y rendent afin de changer une pièce de leur voiture. L'ambiance de la ville est étrange et comporte en son sein un bâtiment un peu inhabituel en un tel lieu : un musée de cire. Les jeunes gens deviennent alors la cible d'une famille spécialisée dans des statues de cire d'une nature bien particulière.



ATTENTION, LA CRITIQUE PEUT REVELER DES SPOILERS GACHANT LE SUSPENSE DU FILM. IL EST CONSEILLE DE LA LIRE APRES LA VISION DU FILM.

Les productions Dark Castle ont jusque là peu enflammé les foules et les amateurs de films d'horreur. Pour deux films sympathiques, "La maison de l'horreur" et "Gothika", nous avons eut deux naufrages : "13 fantômes" et "Le vaisseau de l'angoisse". D'où une attente moins forte pour cette "Maison de cire", qui est à la base un remake du film d'André de Toth("L'homme au masque de cire"). Si je précise à la base, c'est bien qu'en définitif, le script final s'éloigne de son modèle. Ici, pas de Vincent Price en maître de cérémonie, mais des jeunes gens comme figures principales de ce qui s'apparente finalement en un énième film pour ados. Ce qui serait une catégorisation simplificatrice.
Plus que les films prenant pour cadre les musées de cire, cet "House of Wax", prend modèle dans des œuvres dites rurales et que l'on nomme "survivals"("Tourist Trap" de David Schmoeller ou encore la version modernisée de "Massacre à la tronçonneuse 2003").



Ce sont ces dernières références qui confèrent de la plus value à un film qui avait pourtant de nombreuses tares dès le départ : un réalisateur débutant, la présence de l'égérie des la télé réalité américaine, Paris Hilton, et à ses heures perdues apprentie "douée" actrice porno, un retard dans la sortie du film suite à un terrible incendie… Contre toute attente le résultat est des plus sympathiques sans pour autant rester gravé dans nos mémoires une fois sortie de la salle de cinéma. L'exposition des personnages est beaucoup trop longue. Leur manque d'épaisseur ne nous surprend plus. Fort heureusement que le scénario s'attache plus sur Carly, interprétée avec crédibilité par Elisha Cuthbert (la fille de Jack Bauer dans la série "24 heures chrono"). Conscient du manque de talent de sa seconde interprète féminine- Paris Hilton moins expressive que les statues de cire-, c'est à elle qu'échoit les scènes les plus orientées second degré (Paris fait une pipe à son mec, Paris se casse la figure dans les bois, Paris se déshabille… Et Paris Meurt dans un déluge de sang lors d'une surprenante scène gore).



Joel Silver a délibérément lâché la bride à son metteur en scène, conscient que le thème du film ne permettait pas d'être à destination d'un jeune public. Donc, on n'édulcore pas les morts, ni les actes de sadisme en nombre (un jeune homme transformé en statue de cire alors qu'il est encore en vie, un doigt coupé, une tête transpercée de part en part….). Passé l'exposition inutile, et dès la découverte de la ville d'Ambrose, l'on ressent une ambiance des pus morbides. Sur quelques séquences plane l'ombre de "Massacre à la Tronçonneuse" : la découverte d'un charnier d'animaux, un individu édenté dans une camionnette à la propreté douteuse…

Avec une ville reconstituée intégralement et un Musée de Cire intégralement en cire- du sol au plafond-, cette nouvelle production Dark Castle renoue avec l'ère des films dont l'aspect esthétique fait partie intégrante de la réussite. Ah, cette Maison ! Un seul mot : sublime !!! C'est d'ailleurs à l'intérieur du bâtiment que prend place l'intégralité du dernier acte avec la vision infernale du feu qui détruit toute l'œuvre d'une vie de folie. Le tueur sadique du nom de Vincent est d'ailleurs bien impressionnant avec son visage de cire le recouvrant. Son frère "plus normal" n'a rien à lui envier en terme de cruauté. Il n'est qu'à voir la tentative de Carly lorsqu'elle essaye de ramener Vincent à la raison, mettant tout les crimes sur le compte de son frangin. Car le plus horrible n'est pas forcément celui qu'on croit.



Balançant entre défauts qui plombe le film (l'exposition trop longue, Paris Hilton égale à elle-même, un air de déjà vu) et d'indéniables qualités (Elisha Cuthbert, le décor, la Maison de Cire, les meurtres gores et sadiques), "La Maison de cire" vaut le détour (mortel !). Ajoutez la partition musicale de John Ottman ("Halloween 20 ans après", "Urban Legend 2") et inutile de vous dire que les sursauts et autres frayeurs seront au rendez-vous.








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