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Une jeune mère éprouve les plus grandes difficultés à s'occuper de son nourrisson. Celui-ci refuse de se nourrir et les journées défilent au son des pleurs incessants de l'enfant. Désespérée, elle finit par le conduire à l'hôpital, où elle fait la connaissance du Docteur Schreck. Mais ce dernier est en fait le Comte Vlad Tepish, qui exerce son métier de médecin sous une fausse identité. Refusant de tuer des victimes innocentes, il a fait le choix de se nourrir du sang déjà prélevé, au sein de son établissement. A son contact, l'enfant renaît…



Ce petit film fait suite à un premier volet réalisé deux ans plus tôt, intitulé "Too die for" aka "Dracula : the love story". Il s'agit là d'une tentative de moderniser le thème du vampirisme. Le réalisateur essaie de lorgner vers un parcours idéal de la descendance vampirique, et d'installer un hypothétique portrait familial à cette famille de la nuit. A l'image d'un "Aux frontières de l'aube".
Mais David Price ("Les démons du maïs 2") s'enlise au fur et à mesure que le film avance.
Une étrange sensation pour être franc, car l'ensemble n'est pas foncièrement mauvais mais par trop inégal.



Vous l'aurez deviné dès la lecture du titre, le récit tourne autour d'un enfant qui serait la descendance de Vlad Tepish, le Maître des vampires. L'idée n'est pas nouvelle, et l'intrigue qui tourne autour ne brille guère par l'originalité. Des personnages principaux, on retiendra donc Vlad, un de ses disciples envieux, une jolie vampire amoureuse du Comte, et la mère de l'enfant (Rosalind Allen "La revanche de Pinocchio", "Les démons du maïs 2"). Un autre rôle retiendra également toute mon attention (sic !) : celui de l'enquêteur dont on devine que le décès de sa femme est lié à sa rencontre avec le Comte (soupir..) : un rôle dérisoire et anecdotique qui ne surviendra finalement qu'au final.



Leslie King, déjà scénariste du premier opus, nous sert un scénario prévisible et mollasson, ne permettant pas franchement aux acteurs de s'exprimer complètement. Dommage, une plume féminine aurait pu donner un souffle intéressant, mais il n'en est rien.
Du même coup, les personnages perdent en crédibilité et en charisme. Excepté peut-être Michael Praed ("Nuits de terreur"), dans un registre romantique auquel il prête son physique avantageux et ambigu.
L'histoire part dans tous les sens, le réalisateur semble pressé de nous amener à la conclusion dans l'espoir de nous en mettre plein la vue.
Une issue de secours à ce petit naufrage ? Tournons nous du côté des Fx, où seul ce pari sera presque réussi grâce aux effets spéciaux signés John Carl Buechler ("Blood surf", "Halloween 4"), assisté de Jeffrey Farley aux maquillages ("Wolf", "Le blob" et de nombreux épisodes des "Puppet master"). Rien à redire, leur travail est d'excellente qualité mais hélas, visible principalement à la fin du film.
Un autre point positif également, la partition musicale signée Mackenzie ( "Spiderman", "Sleepy Hollow" entre autres).



Une conclusion appuyée de la part du metteur en scène, notamment avec des explications concernant l'enfant, ma foi bien inutiles. Qui nous ferait presque croire que notre intelligence est mise en doute. Enervant.
Malheureux donc d'attendre les toutes dernières minutes pour voir enfin de l'action et le travail de Buechler ("Vendredi 13 chapitre 7 : un nouveau défi", "Ghoulies", "Freddy 4"). Un final incluant l'arrivée inespérée de l'enquêteur qui donnera le coup fatal à ce récit sans grande conviction, et trop souvent soporifique.
Et sonnera le glas d'une malédiction évitée de justesse. Vraiment ? Rien n'est moins sûr.








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DEMONS DU MAIS 2 - LES