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Réalisation
Hisayasu Sato

Scénariste
Taketoshi Watari

Date de sortie
1995

Genre
savants fous

Tagline


Cast
Misa Aika
Yumika Hayashi
Mika Kirihara
Sadao Abe
Masumi Nakao
Tadashi Shiraishi
Seiya Hiramatsu


Pays
Japon

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(3 votes)
Faisant partie des films cultes du "V-cinema" japonais (à savoir des films exploités directement à la vidéo), "Naked blood" est un film entouré d'une réputation des plus sulfureuses. En effet, on doit ce film à un certain Hisayasu Sato dont beaucoup y voit un mixte entre les fameux David Cronenberg et David Lynch. Mais Sato est avant tout un réalisateur de films érotiques bien qu'il est pu faire des films plus "classique" dans l'âme, dirons-nous. Néanmoins un titre comme "Naked blood" ne fait pas impasse sur le sexe puisque se concentrant sur la douleur du corps, d'où l'apparition d'autres thèmes chère à Sato : violence, voyeurisme et SM.



Un jeune homme de 17 ans suit les traces de son père en essayant de trouver un sérum ayant pour but d'annihiler les douleurs du corps. Sa mère travaille également dans le domaine médical, il en profite pour tester son sérum sur trois patientes de celle-ci. Malheureusement l'expérience va être un échec et peser lourd dans la conscience du jeune garçon qui de plus est tombé amoureux de l'une de ses victimes.



Si le film est surtout connu pour ses débordements gores extrêmes, il faudra attendre plus de la première demi-heure pour en voir le résultat en images. Le métrage débute alors avec une certaine lenteur, alternant des passages pas forcément d'un grand intérêt (du genre le jeunot qui tape sur son PC avec les multiples gros plans de son écran) mais cela permet néanmoins de se préparer au choc que Sato nous prépare.
Et oui, une fois que les victimes ont été contaminées et que le jeune homme s'est accoquiné avec l'une des patientes, le film passe la seconde et nous montre l'impensable. Le problème du sérum étant que la victime prend plaisir à se faire mal à l'instar d'un sadomasochiste mais ici se faire mal rime avec idées trash. Prenons comme exemple la séquence la plus marquante du film où une des patientes chez elle assise sur une table, se met à se couper un bout de son clitoris pour le dévorer. Mais non attendez ce n'est pas fini ! Puis la jeune femme se coupe un téton pour le manger goulûment ainsi que son œil qu'elle avalera avec plaisir.
Un sommet de mauvais goût irrévérencieux que met devant nos yeux Sato.



Malgré tout "Naked blood" n'est pas seulement un long métrage destiné à faire courir aux toilettes les moins endurcis d'entre nous. Comme cités déjà précédemment l'univers de Cronenberg n'est pas très loin : expérience sur le corps, rapport du corps avec le sexe, une progression sur l'horreur ultime maîtrisée. Mais Sato est en deçà, il faut bien l'avouer du grand Cronenberg et se perd un peu dans son discours qui frôle nettement plus la psychothérapie personnelle où le spectateur se sentira totalement largué par moment.
De plus on ne taira pas d'éloge sur les acteurs qui sont proche du mauvais très souvent bien que Sadao Abe semble plutôt habité par ce rôle de jeune génie précoce de la médecine.
La musique a par contre une part importante dans le métrage et accroche particulièrement. Plutôt basique, limite "ambiant" par moment elle permet de souligner des passages oniriques ou plus sentimentaux notamment en ce qui concerne la relation du jeune homme avec sa patiente, ce qui nous gratifiera d'une petite partie de jambe en l'air étrange et malsaine qui se finira d'une bien belle manière.



"Naked blood" est donc un film unique, représentant très bien son auteur. Même si il reste réservé à un public averti, il permet de montrer la nouvelle tendance d'un certain cinéma érotique où la figure de l'homme disparaît et où seule la femme est maître de son plaisir sexuel (puisque ici c'est la seule à gérer son automutilation). L'homme n'a alors plus le pouvoir de domination qu'il exerçait avant, on ne s'étonnera pas d'ailleurs de la relation qu'a la patiente avec son cactus et la fin du jeune homme.
Un film donc pas si primaire que beaucoup peuvent le croire.



5/6 - Anonymous





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