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Lorsque son meilleur ami, Charles Fiske, trouve la mort au cours d'une enquête sur la mystérieuse île Shadow Island, située au large de Boston, le détective Edward Carnby décide alors de continuer l'enquête. Sur place, il fera équipe avec Aline Cedrac,une jeune anthropologiste spécialiste des langues anciennes. La jeune femme travaille justement sur de mystérieuses tablettes qui pourraient avoir un lien avec le passé de Carnby.



Lorsque dans quelques années, des cours de cinéma prendront comme sujet d'étude les plus mauvais réalisateurs de l'histoire du 7ème Art, nul doute qu'une place en or sera faite à monsieur Uwe Boll. Après son navrant mais rigolo "House of the dead", le bougre récidive dans l'adaptation vidéo ludique. Comme je vois vos regards apeurés et l'interrogation concernant la qualité filmique de la chose, je ne vais pas vous laisser dans l'attente plus longtemps ! "Alone in the dark" est mieux filmé (déjà Boll nous épargne les inserts du jeu vidéo et les effets tournoyants autours des persos pour annoncer qu'ils sont morts). Pour autant, on est loin d'une grande réussite. C'est même un ennui mortel qui nous envahit car contrairement à "House…", nos zygomatiques sont moins demandés. Du coup, "Alone in the Dark" perd le seul intérêt qu'il pourrait avoir aux yeux des amateurs de nanars.



S'il y en a qui vont hurler et crier au scandale, ce sont surtout les connaisseurs des jeux vidéos du même nom. Une série de 4 jeux made in France (l'ancêtre des survival horror) à l'ambiance particulièrement flippante. Mais, là où le jeu misait surtout sur l'enfermement et la claustrophobie, "Alone in the Dark - The movie" se plante dans toutes les largeurs en nous promenant dans la ville avant de comprendre qu'il nous faut un lieu clos (la mine).
Etrangement, l'histoire n'entretient aucun rapport avec le background du jeu. Les références lovecraftiennes ainsi passées à la trappe, il reste quoi ? Un scénario prétexte où Boll voudrait bien se prendre pour James Cameron sur "Aliens". Inutile de dire qu'il en est loin, avec ces scènes d'action mal fichues. Les monstres y sont trop peu mis en valeur. Plus que Lovecraft ou même Alien, c'est le monster movie "Relic" de Peter Hyams, qui revient à nos mémoires (avec une démarche et un look des monstres similaires). Le film de Hyams n'a d'ailleurs aucun souci à se faire. "Alone in the Dark" ne le menace aucunement.



S'il y en a qui devraient se faire des cheveux blancs, ce sont les acteurs vedettes du film venus se perdre dans une aventure à haut risque. Si Tara Reid nous a habitué à ses rôles dans des films vite oubliés à destination des teenagers ("Urban Legend", "American Pie"), on regrettera plus la présence de Christian Slater (il vaut mieux le visionner dans le slasher pour adultes d'Harlin, "Mindhunters") et de Stephen Dorff (quoique lui après "La gorge du diable" minable thriller avec les has been Sharon Stone et Dennis Quaid). Des acteurs pris au piège d'un scénario des plus basiques, avec secrets et trahisons à la clé. Bien sûr la vérité est encore ailleurs (soupirs). Un moment unique qui viendra nous réveiller de notre état semi comateux : la scène d'amour entre Tara Reid et Christian Slater. Oh, rien de chaud ni d'épicé, mais juste le choix douteux de la musique qui accompagne la scène (la pire musique choisie pour ce genre de scène). Du coup, on a l'impression d'assister à une coupure pub, car bien évidemment elle arrive là comme un cheveux sur la soupe.



Commencée sous des airs de film de zombies lorsque Christian Slater est attaqué, l'intrigue (!!) bifurque vers plus de mystère nous éloignant des rives de la zéderie. Pas sûr qu'on y soit gagnant. Les acteurs, eux certainement, évitant de plomber définitivement leur carrière. Les quelques idées disséminées de-ci, de-là ne peuvent rien face au désastre annoncé. Résultat : un produit sans âme et sans intérêt. Le malheur dans tout ça, c'est que Uwe Boll va recommencer avec sa nouvelle adaptation vidéo ludique, "BloodRayne". Incroyable qu'un type aussi peu doué ait le droit de continuer à faire des films. Incroyable aussi que j'ai eu la curiosité de le visionner. On ne m'y reprendra pas.