RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 4.4
(5 votes)
Une jeune femme paranoïaque sent une présence néfaste dans la bibliothèque qu'elle doit surveiller pour la nuit, une adolescente coincée est entourloupée pour servir de nouvelle victime à une momie fraîchement ressuscitée, une vieille mafieuse désire se venger de la nouvelle conquête de son jeune amant.



On aurait pensé qu'à partir du volume 10, une apothéose allait se produire dans le choix des épisodes. Apparemment l'éditeur de cette collection ne fait pas beaucoup d'effort pour ce volume-là, certes sympa comme d'habitude mais un peu pantouflard sur les bords. Voyons un peu…



* A la place du mort : une intrigue à la Carpenter, qui aurait mérité un traitement encore meilleur. Le résultat n'est pas mal du tout, mais il manque une certaine puissance dans la réalisation. On aura compris lorsqu'on voit le rigide John Frankenheimmer aux commandes.

Sur les nerfs à cause de la vague de meurtres se répandant dans les environs, une bibliothécaire va passer une longue nuit de terreur, plongée dans l'obscurité de la bibliothèque, guettant le moindre bruit, la moindre ombre. Carpenter avait signé un sujet un peu similaire dans un segment de "Body Bags" où une jeune étudiante s'occupait d'une station service la nuit tombée. Ici, on enlève le gore, pour le remplacer par une certaine paranoïa assez communicative. Mais le jeu un peu trop instable de Blythe Danner finit par crisper, et on se rend rapidement compte qu'il ne se passe pas grand-chose dans l'histoire (un clochard se colle à la fenêtre, un type bizarre vient chercher un livre sur les serial killer, une ombre poignarde un livre dans le noir…). Cela peut être efficace, mais la chute est un peu trop prévisible. Sujet intéressant donc, mais mal traité.



* La momie qui ne voulait pas mourir : surprise cette fois-ci, ce n'est pas le troisième sketch qui reste le meilleur mais le deuxième. Tout le cocktail E.C Comics est là : humour noir, idées macabres et un peu de gore forcément. Une étudiante en histoire voit l'un des élèves de sa classe lui coller amoureusement aux semelles. Gênant et intimidant au début, mais elle finit par se prendre au jeu. Tout ceci n'est en fait qu'une mascarade, arrangée entre son professeur et son soi-disant nouveau petit ami, cherchant à l'utiliser comme nouvelle victime de la "momie qui ne voulait pas mourir". Une momie donc, enfermée dans son tombeau situé dans la cave de l'un des imposteurs, qui ne vont pas tardé à se faire quelques tours tordus pour l'occasion.
Il y a des surprises, dont une momie bien rendue à l'écran, et quelques indices laissant supposer qu'aucun des protagonistes n'est réellement normal. Même la gentille héroïne laisse échappé de beaux soupçons de cruauté.
Encore un épisode à ne pas manquer.



* Jusqu'à ce que la mort nous sépare : ici, c'est un thriller plus proche du polar. Amenée de force dans une clairière, une jeune femme s'apprête à se faire tuer d'une balle dans la tête. Bien avant, des souvenirs lui reviennent : devenue la maîtresse d'un beau gosse, déjà apprécié par une vieille mafieuse aussi riche que cruelle, elle a tentée de s'enfuir avec son nouvel amant. Pas de chance forcément…
Entremêlant des scènes sorties de l'imaginaire de l'héroïne, et d'autres reflétant l'action présente, en gros, ce sketch vaut surtout justement pour cette construction éclatée qui permet de ne pas s'ennuyer. Incroyablement sadique, c'est Eileen Brennan (la vieille au fusil dans "Jeepers Creepers") qui incarne l'horrible mégère utilisant son jeune amant, pour accomplir sa vengeance. Dénouement cruel forcément… Epaulé également par la charmante Kate Vernon et le minet insupportable de la série "La fête à la maison", John Stamos, ce sketch déçoit dans un sens puisque ne dévoilant au fond aucun véritable aspect un tant soit peu horrifique. C'est certes violent (gunfight, démembrement hors-champ de cadavre, coups de couteau sauvages) mais on n'a guère l'impression d'être en face d'un véritable E.C comics. A voir par curiosité en somme.

Une sélection paresseuse, ne valant le coup que pour son deuxième épisode, qui est pratiquement l'exact contraire des deux autres.








Du même réalisateur :