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La vie d'un rocker va être chamboulée suite à l'application d'un tatouage maléfique, un magicien fourbe et assassin découvre un nouveau tour, un homme assassine sa femme et part dans un train pour Chicago… à ses risques et périls.



Rien ne fait plus plaisir qu'un volume des Contes de la crypte évitant l'inégalité : ici chaque épisode a ses qualités, certes différentes, mais très appréciables. Dès le début le ton est méchamment donné avec un sketch dont la cruauté et les débordements sanguinolents le rapprochent du troisième sketch du volume précédent, à savoir "Objectif meurtre".
Une deuxième histoire simple et efficace pour faire bonne mesure, ainsi qu'une troisième au suspense redoutable.



* Le tatouage : de préférence à voir juste après l'excellent "Objectif meurtre" histoire d'encaisser un nouveau choc dans la figure. C'est le terrible William Friedkin qui réalise ce volet, où on retrouve justement son efficacité, ses personnages torturés et bien sûr son talent indéniable.
Le leader d'un groupe de rock ne supporte plus (de manière presque totalement gratuite) la nouvelle compagne de son camarade. Une relation orageuse pour un être agressif, adepte de sexe sauvage, et dont la balance mentale a tendance à virer du mauvais coté. Sous les conseils d'une de ses groupies, il se rend chez un tatoueur énigmatique et borgne, avec l'intention de se faire tatouer évidemment. Fervent amateur de magie noire, les méthodes du tatoueur laissent penser que le résultat ne va pas être bien reluisant. Et c'est vrai, puisque sur le tatouage de notre méchant rocker se trouve le visage de son ennemie jurée.

Malgré une opération douloureuse, le visage tatoué reste incrusté sur la peau. Une longue descente aux enfers peut enfin s'imposer pour notre héros. Le climax assez malsain, la crudité des scènes de sexe ou des dialogues montrent bien que Friedkin impose parfaitement sa vision pour cet épisode. Doté d'une dernière partie à la fois grotesque, hyper violente et forcément choc, "Le tatouage" s'impose sans problème dans la liste des épisodes les plus marquants de la série. D'ailleurs cette débauche de violence et parfois même de sexe (une scène justement est filmée en pleine lumière, montrant tout ou presque…) va à l'encontre de la plupart des séries de l'époque. C'est méchant, à total contre emploi, et ça c'est forcement bon, surtout pour un Conte de la crypte.



* Illusions perdues : un segment assez singulier puisque se déroulant dans les années 20-30, suivant les mésaventures d'un magicien d'opérette. Venant de perdre sa nouvelle assistante, un magicien cupide rencontre un étrange vieillard, qui va lui donner quelque chose de très spécial, un tour nommé "la boite de la mort".

Pour ne pas trop changer, on a droit encore à un anti-héros, incarné par Billy Zane, toujours en forme quand il s'agit de jouer de véritables salauds. Ayant assassiné un illustre magicien pour récupérer un médaillon soit-disant magique, il vise une nouvelle proie, à savoir le vieillard inquiétant qui lui a confié son fameux tour. Cette "boite de la mort" a de quoi étonner et enfoncer n'importe quelle vierge de fer, et autre tour de magie à base de découpages. Non seulement une poignée d'épées transperce en même temps de part en part la "boite" mais en plus une bonne dose d'acide sulfurique tombe sur la malheureuse victime se trouvant dans la boite. Bien entendu, un certain personnage en fera les frais.

Dommage que la mise à mort finale soit peu graphique voire limite ratée, pour un sketch qui se suit avec plaisir, non sans quelques grammes d'humour. Martin Sheen est également de la partie, grimé de manière à être rendu totalement méconnaissable. Un petit "Conte de la crypte" donc, fort sympathique, et parfaitement cruel.



* Deux pour le prix d'une : La grosse surprise de cette épisode est la présence de Traci Lords, ici malheureusement bien malmenée. Suite à une engueulade avec son nabot de mari, elle se fait assassiner par son époux. Et oui, la belle Traci se fait massacrer dès le début, pour ensuite se faire découper. Autant dire que ça ne fera pas plaisir à tout le monde !!
Le mari meurtrier, bien conscient de son acte, découpe sa femme pour entreposer les morceaux dans une valise, pour ensuite partir pour Chicago avec. Dans le train, la valise semble en sécurité, tout semble parfait… sauf qu'un curieux passager, aussi bavard que collant,le suit sans arrêt. Et le problème, c'est que le passager en question est un flic !
Un délicieux et diabolique suspense se diffuse pendant tout cet épisode, qui conclue très bien ce neuvième volume. Gore parfois, saupoudré d'humour noir (les multiples questions indiscrètes du mystérieux passager ou encore cette réplique que sort le héros face à la tête coupée de sa femme : "Perd pas la tête, tu vas y aller à Chicago") et une fin réservant une belle surprise de taille.

Un volume franchement sympa, et qui vaut surtout son pesant d'or grâce au fabuleux sketch de Friedkin et deux autres épisodes respectant plutôt bien l'esprit E.C comics.








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