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Suite à une tempête aussi violente qu'inattendue, une petite ville du Sud des Etats-Unis commence progressivement à plonger dans le chaos lorsque des vers de terre devenues soudain très dangereux, sortent de terre et grouillent partout où ils peuvent. Le jeune Mick, venant d'arriver en ville, tente de repousser cette attaque et de découvrir le pourquoi du comment.



Dans la famille des animaux dangereux, je demande les insectes !! Car au cinéma évidemment, les insectes fous furieux ont pu se lâcher dans plusieurs films dédiés à leur gloire comme "Voyage au bout de l'horreur" et "Les insectes de feu" (les cafards), dans \L'inévitable catastrophe\ (abeilles) "Butterfly Murders" (papillons) et d'autres joyeusetés comme "Phase IV", "Les monstres attaquent la ville"…

Bien entendu, les vers de terre ont droit eux aussi à leur long métrage dans "La nuit des vers géants", titre d'ailleurs absolument mensonger puisqu'il est question de vers de taille normale et non pas de machins gluants de 4m. Sur ce coté-là vous êtes prévenus…



Sélectionné au 6e festival fantastique de Paris, sans y recevoir un quelconque prix, "Squirm" est une sorte de reprise version lombric des "Oiseaux", un peu comme "Les dents de la mer" fut quelque peu repris avec "Piranhas". On retrouve donc une petite ville isolée, mais qui ne respire pas vraiment la fraîcheur de Bogeda Bay. En fait ici, c'est une ville du fin fond du Sud des Etats-Unis, là où on peut tomber sans s'y attendre sur quelques rednecks pas nets comme nous la prouvés "Délivrance" ou "Sans retour". Même si on ne tombera pas ici sur des fous furieux, on notera une atmosphère humide et boueuse pas toujours très agréable, ainsi que quelques personnalités n'appréciant pas trop les jeunots de la ville, comme va pouvoir le constater le gentil héros.
Ce gentil héros, c'est Mick, un jeune garçon timide et coincé rendant visite à sa petit copine Geri, une jeune fille intimidée au premier abord par l'éleveur de vers du coin, avant de foncer dans les bras de son chère et tendre. Mais depuis la violente tempête de la nuit dernière, rien ne semble pareil dans la petite ville. En rendant le camion de Roger, l'éleveur de vers, Geri va se rendre compte que les caisses remplies de lombrics sont à présent totalement vides. Et alors qu'il boit un chocolat frappé au bar d'à coté, Mick trouve un vers dans sa boisson. Bien sûr, tout le monde se fout de lui et les habitants croient à une blague de mauvais goût.



Prenant d'abord le ton d'une comédie simpliste, "Squirm" nous présente sa petite galerie de personnages plus ou moins attachants, en particulier la petite famille de Geri : une mère en train de doucement pété un plomb et sa sœur, une pouf pas vraiment belle passant son temps à se maquiller (mais pour impressionner qui ??). Cliché inévitable, on a droit au sheriff blondinet, dragueur, et antipathique, au vieux lui aussi antipathique, ou encore à cet éleveurs de vers qui va sombrer de manière très saignante dans la folie. Au bout d'une demi-heure (heureusement la première partie se suit avec plaisir), la fameuse révélation est enfin dévoilée : suite à la chute d'un cable électrifié, les vers de terre, pas content, sortent de leurs habitats pour se défouler et se venger sur les humains. Sympa ça…

Alors les lombrics deviennent très méchants, mordent forcement, et se multiplient de plus en plus. Mais l'horreur ne s'arrête pas là, ah non, puisque en allant pêcher, Roger manque de se taper Geri un peu trop brutalement, et se fait attaquer par des vers, s'incrustant dans sa peau et le rendant complètement barge. Il erre donc dans la campagne tel un zombie enragé, donnant une tension supplémentaire très efficace au film.



Mais la nuit tombe, et comme réussit à l'affirmer Mick, les vers ont peur de la lumière. Les horribles lombrics vont donc profiter de cette nuit noire pour semer la terreur.
Ne faisant preuve d'aucune prise de tête, "Squirm" étonne en filmant des grouillements dantesques (je dirais même des marées) de vers gluants cannibales, happant carrément tout ce qui passe à première vue et se faufilant là où on ne l'attend pas.

Les mises à mort sont peu nombreuses, peu gore aussi, par crainte peut-être de la censure, qui a déjà bien malmené le film. Lieberman va jusqu'à filmer les vers en gros plan, de manières à voir leur petites "gueules" et par la même occasion, les entendre crier !! Cependant à force de montrer des gros plans sur ces horribles choses, on commence à être de plus en plus écœuré, l'objectif est donc atteint, surtout si on n'est aime pas du tout les vers de terre. Il y a evidemment des incohérences (le héros assomé par une planche de bois aussi légére qu'un morceau de carton, le sort de la soeur de Geri), des facilités (la fin) et quelques hésitations dans l'ensemble, mais heureusement les surprises sont bel et bien là (la dernière partie est un petit régal d'horreur pure).
Un bien sympathique film qui n'a miraculeusement pas trop vieilli (le coté seventies vieillissant la plupart de ce genre de série B n'est pas trop présent ici) et qui se retrouve soutenue par des trucages tenant assez bien la route (Rick Baker a signé le maquillage de Roger après sa mutilation, soit-dit en passant).

Mgm a édité en zone 1 une edition simple et très correcte du film, agrémentée de sous-titres français.






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