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Un journaliste alcoolo tente de trouver un scoop ravageur, un hôtel perdu au fin fond de la foret est menacé par les attaques récurrentes d'un loup-garou, un escroc se retrouve prisonnier d'une famille de tarés.



Une salve ici plutôt agréable quoique méchamment déséquilibrée par un premier sketch terriblement soft et inutile. Une preuve de plus que l'éditeur de ces 13 DVD ne fait pas toujours attention à sa sélection. Heureusement, les deux autres histoires sont à ne manquer sous aucun prétexte !!



*Dernière limite : C'est bien simple, pendant tout le sketch je me demandais si je regardais bien les Contes de la crypte : pas une goutte de sang, une ambiance juste limite thriller, pas d'humour, même noir, une intrigue incroyablement fade et sans artifice… La déception est largement au rendez vous…
Un journaliste alcoolique est à la recherche du parfait meurtre pour faire la une du journal. Un scoop qui décoiffe le décoincerait de sa misère quotidienne en sorte. Pendant son enquête, il rencontre une splendide et mystérieuse jeune femme avec qui il organise quelques rendez vous. Fascinant n'est ce pas…
Pour tout vous dire, ça ne commence vraiment qu'à la fin, et encore. La chute est cruelle sans être vraiment marquante, et ne fait même pas apparaître quelques taches d'hémoglobines. Un simple thriller, et encore, pas vraiment efficace. Le seul intérêt vient de la sublime Marg Helgenberger, qu'on a pu voir à la T.V dans "Les tomnyknockers" ou dans la série "Les experts" voire au cinéma dans "La mutante 2". Troublante, énigmatique, très jolie, voilà l'unique bonne chose que nous apporte cet épisode.



*Concerto pour un loup-garou : Par chance ce deuxième épisode relève la sauce avec tous les éléments faisant le plaisir d'un véritable E.C Comics. Dans un hôtel aux confins de la forêt, un loup-garou rode… mais aussi un chasseur de loups-garous ! Qui sont-ils ? Mystère, et tout le monde se pose la question dans le petit hôtel.

Entre petites giclées gore, nazi, loup-garou et chantage, voila un épisode très bien ficelé qui fait drôlement plaisir après un ratage comme le premier sketch. Timothy Dalton est toujours aussi classe et parfaitement à l'aise dans son rôle, les effets spéciaux assez corrects dans l'ensemble. La palme revient à la chute finale réunissant de manière assez saignante deux grandes créatures de l'univers fantastique. Mais là je préfère ne pas en dire plus… Un petit régal, qui annonce une troisième histoire encore meilleure.



* Mort d'un pigeon voyageur : Débutant de manière assez étonnante par une entrée du cryptkeeper savoureuse (un "télé crypt achat" hilarant) et une scène érotique assez décomplexée (Yvonne De Carlo est vraiment très jolie), cet épisode reste sans conteste le meilleur des trois. Venant de satisfaire sa compagne au lit, un escroc pratiquant du porte à porte se rend chez un couple de rednecks plutôt calme à première vue. Pas de chance, la cuisine est remplie de cadavres d'autres escrocs trop entreprenants. Assommé et maintenant prisonnier des deux psychopathes, la pauvre victime va découvrir qu'il n'est pas dans la maison d'un couple, mais dans celle d'une famille puisque vient s'ajouter Winona, une créature monstrueuse qui ne va pas tarder à venir à sa rencontre.
Le génialissime Tim Curry incarne à lui seul la famille de rednecks par une série d'habiles trucages et une bonne couche de maquillage. Un jeu incroyablement jouissif, qui prouve que le monsieur est toujours aussi excellent lorsqu'il se retrouve dans la peau de monstres humains ou surnaturels. L'histoire est quand à elle bien trash (dont une scène de sexe complètement anti-érotique qui risque d'en dégoûter plus d'un), le gore est présent par petites touches (les cadavres des victimes en très sale état), l'humour noir s'insinue partout et ça fait des ravages… Encore un petit chef d'œuvre à rajouter sans craindre dans la liste des meilleurs épisodes des Contes de la crypte, et à voir absolument, forcément.

La qualité est ici plutôt évolutive : le premier sketch a directement sa place dans la poubelle, le second est fort sympathique, le troisième carrément génial.








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