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Réalisation
John Bacchus

Scénariste
John Bacchus

Date de sortie
2002

Genre
singes et gorilles

Tagline


Cast
Misty Mundae
Debbie Rochon
Darian Caine...


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
John P. Fedele

Effets spéciaux



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Vendu comme un titre ultra érotique de science fiction, "Play-mate of the Apes" est un pur produit Seduction Cinema. C'est-à-dire que le métrage repose sur trois ingrédients : le duo d'actrice maison (Darian Caine et Misty Mundae), du sexe saphique à ne plus savoir qu'en faire et un blockbuster détourné. Ici c'est "La planète des singes" qui est passé à la moulinette. Gaylor et ses deux co-équipières s'écrasent sur une planète qui semble désolée. Après s'être évanouies dans le désert les trois astronautes (ou plutôt ass-tronautes comme elles se présentent elles-même) reviennent à elles dans des cellules exiguës. L'aspect simiesque des geôliers n'annonce rien de bon pour les trois voyageuses de l'espace. Sans doute habituée à la détention, l'indigène humaine qui est enfermée avec Gaylor, va commencer à renifler le bikini de sa co-détenue. Inconscientes de la situation dans laquelle se trouve la planète sur laquelle elles ont atterri, les trois spationautes vont rapide être au fait des évènement. En effet une lutte de pouvoir oppose les scientifiques, partisans de la théorie de l'évolution de Cocodarwin (le singe descendrait de l'homme) aux militaires persuadés que ce ne sont que balivernes.



Ainsi, dans les grandes lignes, le film respecte plus ou moins la trame du matériau original. Dans la forme, c'est différent. Tout va être prétexte à des scènes d'amour lesbien. A ce titre le film commence sur les chapeaux de roues, puisque le crash est dû à une réaction incontrôlée et orgasmique d'une des Ass-tronautes.
Malheureusement, alors que c'est là la particularité des films estampillés Seduction Cinema, la grande majorité des scènes d'érotisme sont insipides. Pas, ou peu, de sensualité, actrices peu impliquées, quotient artistique douteux… Et la musique absolument infecte qui rythme les scènes en question achève d'enfoncer le clou. Pourtant une pointe de talent apparaît dans la mise en scène, lors d'un ébat charnel entre Misty et Shelby Taylor. La peau d'un blanc laiteux de la première contraste agréablement avec celle, dorée, de la seconde.



Occultons donc l'aspect érotique du métrage qui ne saurait en être l'intérêt premier.
Tel Roger Corman, Seduction Cinema adapte à sa sauce, un succès récent des salles obscures. Mais non contente d'y injecter un érotisme (habituellement) rafraîchissant, la compagnie soumet l'original à une destruction systématique par l'humour.
Les deux premiers tiers de "Play-mate of the Apes" laissent un peu le spectateur sur sa faim. Debbie Rochon en Docteur Cornholeus, la scientifique simiesque, réjouissante à force de singeries ; un singe gay au pelage rose ; un général crétin persuadé que les humains n'ont pas d'âme car ils ne savent pas danser… Voilà les surprises peu suffisantes pour sauver cette première partie.



En revanche lors du dernier tiers, le métrage semble se réveiller et l'apothéose est atteinte lors d'une référence directe et vitriolée au final sans concession de Franklin J. Schaffner (réalisateur de l'original). S'en suit une ribambelle de situations toutes plus improbables les unes que les autres, synonyme de véritable bouffée d'air pur dans ce métrage jusque là saturé par un humour pauvre et un érotisme sans goût.
Le réalisateur dans la peau du singe général se lâche littéralement (et le dialoguiste du même coup), Debbie s'amuse en guenon amourachée. Et toute une bande de joyeux drilles les rejoint, sortie d'on ne sait où. C'est à ce moment-là que l'on sait la signification "profonde" que cache le visionnage du film.



Les deux tiers du film bons pour la poubelle, des actrices pas toujours très convaincantes (Sharon Engert est tout simplement horrible : ça sent le film alimentaire), un budget qui ne suffirait pas à habiller Bruce Willis… Et pourtant le film réussit à être efficace, à cela un seul secret, l'amour du septième art couplé à l'énergie du cinéma indépendant.
Alors forcément, les adeptes de grosses productions hollywoodiennes vont faire la tête. Ceux qui s'attendaient à trouver un film érotique excitant, iront rejoindre les mangeurs de pop-corn. Les autres, ceux pour qui les mots "cinéma" et "indépendance" ne sont pas des antonymes, sauront à quoi s'attendre et de fait apprécieront le travail de Bacchus à sa juste valeur.

http://www.seductioncinema.com/ pour des informations complémentaire concernant les actrices, les nouveautés...






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