RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 4.7
(3 votes)
Deux frères se lancent des farces aussi macabres que risquées, un jeune homme timide tente de séduire sa voisine à l'aide d'un philtre d'amour, une avocate fouineuse atterrit dans un étrange tribunal.



Après une première salve très légère, celle-ci met les bouchées doubles avec trois grands épisodes qui sentent bon l'horreur. Enfin des guest-stars, des réalisateurs connus du genre, du gore, de la folie, du neuf, de l'originalité… Même les présentations du cryptkeeper sont plus réussies, d'ailleurs ma préférence va au faux journal Tv du troisième sketch. Grâce à ce deuxième DVD, l'horreur peut enfin bien commencer.



Abracadavra : Déjà le nom du réalisateur peut inspirer une certaine confiance, puisque c'est Stephen Hopkins, le réalisateur des plaisants "Predator 2" et "Freddy 5 L'enfant du cauchemar" qui s'en occupe. Certifié 100 % E.C comics, ce sketch fait parti des gros morceaux de cette collection et contient tout ce qu'il faut pour passer un moment très saignant. L'histoire débute par un flashback en noir et blanc, une couleur d'ailleurs parfaitement choisie pour la scène en question. Deux frères travaillant dans une morgue s'apprêtent à disséquer un cadavre de femme lorsque soudain, celui-ci se réveille et attaque l'un des deux frères, alors que l'autre se fait attraper par un deuxième zombie. Mais surprise, c'est d'un canular qu'il s'agit, concocté par l'un des deux protagonistes. Ce qui n'empêche pas que la victime, traumatisée, se tape une crise cardiaque qui ne lui sera peut-être pas mortelle, mais qui ruinera sa carrière.
A présent, du temps s'est écoulé, et le frère victime de cette farce douteuse désire se venger en réalisant à son tour un très vilain tour : il endort son frère en catalepsie. Il ne peut donc rien sentir, encore moins bouger. Bien conscient de son état, il va passer par toutes les étapes d'un véritable cadavre dans une morgue. Traumatisant au possible puisque filmé en vue subjective, ce calvaire est plutôt bien rendu et se retrouve agrémenté d'une scène finale retournant littéralement la situation pour la rendre encore plus terrible. La version française n'est pas vraiment synchrone par rapport aux voix, ce qui reste le seul défaut de l'épisode. Mais la grande surprise reste ces nombreux clins d'œil à "Re-Animator", que ce soit le cadre (une morgue) ou ce liquide jaune fluo utilisé pour plonger la victime en catalepsie !! A voir impérativement, à moins que le concept de l'épisode vous soit vraiment trop éprouvant !



Un amour éternel : On se calme un peu avec cette histoire pas foncièrement originale, mais bien mise en scène. En fait il faut imaginer une comédie romantique légèrement fantastique partant littéralement en sucette. Un jeune scénariste célibataire et timide tombe éperdument amoureux de sa voisine, une actrice odieuse, le repoussant à maintes reprises. Pas de chance pour le petit gars, excepté le jour où il rencontre enfin son voisin, un être mystérieux vivant cloîtré dans son appartement hyper surveillé. Ainsi, l'étrange personnage lui remet une fiole de philtre d'amour que va utiliser le jeune garçon. Gros problème : tout marche comme sur des roulettes sauf que la nymphomanie de la jeune femme devient rapidement lourdingue voire carrément insupportable. Si le plan final reste vraiment secouant, le sketch en lui-même prend plutôt l'allure d'une comédie savoureuse, qu'on aime ou qu'on déteste. Là encore, une excellente surprise.



Une punition à la hauteur du crime : Lointain réalisateur des cultissimes "Highlander" et "Razorback", Russel Mulcahy revient donc au fantastique à l'occasion des "Contes de la crypte". L'exubérante et irritante Catherine O'Hara (la sculptrice fofolle de "Beetlejuice") se glisse dans la peau d'une avocate très agitée, se retrouvant par un concours de circonstances dans un tribunal qui semble en cacher des vertes et des pas mures. Plus précisément, c'est le tribunal de la ville de Stueksville, qui semble un peu trop à cheval sur les lois, extrêmement même. En se baladant dans la salle d'attente, l'avocate à la langue trop pendue aperçoit une photo montrant une exécution publique de 1911 puis une autre qui semble indiquer que l'exécution serait belle et bien récente !!

La jeune femme va découvrir l'enfer de ce tribunal très spécial, faisant appel à des techniques plus que sévères voire à des châtiments corporels. Une intrigue où on accroche facilement et quelques petites touches de gore (une mutilation sévère au visage d'un accusé ou une apparition grand guignolesque de zombies pas frais) garantit qu'on a affaire à un sketch vraiment bien sous tout rapport. Un peu dommage cependant que l'aspect visuel soit si laid, à moins que ce ne soit voulu pour mettre encore plus mal à l'aise ? Probable…

En tout cas ne manquez pas ce volume là, qui fait parti sans aucun doute des meilleurs, réussissant un parcours sans fautes.








Du même réalisateur :