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Dans un monde ancien hors du temps, le cruel Lord Cromwell sème la terreur et tente de diriger le royaume d'Eh Than, un royaume totalement pacifiste. Le sinistre Lord fait appel au sorcier Xusia qu'il ressuscite pour l'occasion et massacre ainsi le royaume. Le jeune Prince Talan voit sa famille se faire massacrer, mais étant gravement blessé, il ne pourra accomplir sa vengeance. Onze ans plus tard, il est à la tête d'un groupe de mercenaires et brave tous les dangers se dressant sur sa route.



Sous genre particulièrement intéressant, l'Heroic Fantasy aura quelques pionniers comme "Conan le Barbare" ou "Excalibur" avant de voir débouler de nombreuses copies et ersatz (parfois fort sympathiques) surfant sur le même succès. Parmi les "sous-connaneries", "L'épée sauvage" est l'un des ersatz le plus attrayant, annonçant déjà la couleur au travers d'une affiche "Frazetienne" Si le petit budget se révèle handicapant, le résultat est pourtant tout à fait fréquentable. Faut dire, l'Italie offrira à la même époque des summums du Z de bien mauvaise trempe…



Pas de grand changement niveau scénar (comme dans la plupart des "sous-Conan" d'ailleurs) : le héros voit son beau petit monde sauvagement piétiner par un bad guy très méchant, à qui il va s'empresser de péter la gueule.
Ici, c'est le roi et la reine du royaume d'Eh Than qui font les frais de l'épée tranchante de Lord Cromwell, un être sadique incarné par cette sale trogne de Richard Lynch. Le petit Prince Talan se fait sauvagement blesser et s'enfuit, errant à travers la campagne alors que l'infâme Lord part à sa recherche. Cependant, ce n'est pas exactement ce massacre là qui ouvre le film, mais une scène horrifique bien plus juteuse où le vilain Lord, accompagné d'une magicienne hystéro, ressuscite un sorcier sanguinaire dans un véritable bain de sang. A peine le temps de respirer que le bras droit féminin du bad guy valdingue dans le décor avant de se faire arracher le cœur à distance. Une entrée en matière goreuse et bis, que demande le peuple ?!!



Onze plus tard après le carnage, Talan est devenue un mercenaire vaillant, parcourant les villes et les plaines, et remplissant de multiples quêtes. Au royaume d'Eh Than, on complote sur l'assassinat du Lord, ce qui cause l'emprisonnement du (trop) gentil Prince Mikah, dont la frangine, la princesse Alana, est sauvée in extremis par Talan. Un marché cul plus tard (si Talan sauve les compagnons de la donzelle, celle-ci lui offrira son corps), Talan repart à l'aventure.
Chose décevante : on remarquera le peu de diversité au niveau des embûches et des ennemis : pas de gros monstres baveux, pas de fantômes, pas beaucoup de magie, seul le personnage de Xusia apporte un peu d'horreur ou de fantastique. La faute sûrement à un budget pas assez conséquent…



Cependant, le film n'a froid aux yeux et quelques débordements gores sont à noter : tête violemment esquintée sur un aiguiseur, torture, transformation peu ragoûtante, combats très violents, crucifixion… Cette débauche de violence devient soudainement très soft lors de la révolte finale, qui en devient fade ; fade oui, un peu comme les muscles du héros, qui se révèle bien maigrichon face à des blocs comme Dar ou Conan !
Le réalisateur ne rate jamais une occasion pour donner à son film un petit coté paillard, un peu ridicule il est vrai mais quelque fois assez drôle (le running gag du casse-burnes, ou ce serpent s'enroulant autour d'elle jusqu'à un certain point intime). Quant à l'épée du titre, elle a de quoi faire rougir la belle lame de Conan : trois lames projectiles et une dague cachée dans son manche rien que ça !
Si le générique de fin annonce une suite imminente, elle ne se fera finalement jamais.








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