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Un petit garçon malade écoute l'histoire que lui conte son grand-père, celle de Bouton d'or et Westley, deux tourtereaux séparés et réunis sans cesse par le hasard. Et c'est dans ce monde imaginaire, qu'ils vont braver milles périples pour enfin être réunis à jamais.



En quelques films, Rob Reiner a su envoûter une poignée de fans par quatre films cultes, n'entretenant finalement aucun rapport entre eux, mais qui ont eu le mérite de se faire apprécier rapidement : "This is Spinal Tap" (faux film documentaire hilarant sur un faux groupe de rock), "Stand by me"(adaptation d'une nouvelle non fantastique de Stephen King, donnant un film magnifique sur l'adolescence), "Misery"(autre adaptation de King cette fois horrifique, et qui fait bien sur parti des meilleures) et "Princess Bride", l'un des rares films d'Heroic Fantasy à reconstituer avec une maîtrise totale, le monde merveilleux et naïf des contes de fées.

Car si Jackson a su parfaitement recréer l'univers de Tolkien, Princess Bride s'inscrit dans un registre plus simple, celui de ces contes banales mais frais, voyant un prince sauvant une princesse du dragon ou d'un infâme sorcier, affrontant milles dangers sur son chemin, etc… Mais contrairement au tout aussi fantastique "Legend", Rob Reiner s'appuie sur un scénario riche en rebondissements, ne restant pas seulement focaliser sur de belles images et une bonne interprétation.



Car c'est en faites cette fraîcheur, cette simplicité qui fait de Princess Bride un véritable délice. L'histoire de Bouton d'or et Westley est racontée ici à un petit garçon malade, plus adeptes de jeu vidéo et autres gadgets que de contes pour lardons. Mais comme on le sait tous, le petit gars va finir à la fin du film par être conquit par le conte qu'on vient de lui raconter. Evitons donc de se poser sur ces quelques scènes englobant le film, et restant surtout en toile de fond. Notons que c'est Peter "Columbo" Falk qui incarne le gentil grand père. Donc, Bouton d'or et Westley s'aiment et alors ? Eh bien les deux amants finissent par être séparés après le brusque départ de l'un d'eux. Westley serait parti en mer mais manque de chance, le bateau aurait été attaqué par un pirate semant la terreur dans la région. Westley serait donc soi-disant mort.

Plus tard, Bouton d'or se voit forcer d'épouser le Prince Humperdinck (joué par Chris Sarandon, le vampire séducteur de "Vampire vous avez dit vampire ?") mais trois hommes l'enlèvent : Vizzini, un nabot mesquin et sadique, Fezzik un géant doux comme un agneau mais fort comme Hercule, et Inigo Montoya, un espagnol cherchant l'assassin de son père, un homme à six doigts selon lui. Mais ce n'est pas fini puisque un homme masqué tel Zorro poursuit les trois compères.



Charismatique à souhait, Cary Elwes incarne avec énergie le fameux Westley, alliant la fine lame et le look de Zorro, à la grâce et l'éclat d'un Errol Flynn, Ce n'est pas pour rien que Mel Brooks le transforma en Robin des Bois pour son film parodique "Sacré Robin des bois". D'ailleurs après une petite traversée du désert, Cary Elwes est revenue dernièrement sur nos écrans avec "Saw" ou il incarne le protagoniste principal. Princess Bride a cependant l'intelligence d'éviter les décors gigantesques, les effets spéciaux trop voyants ou trop coûteux ou la niaiserie habituelle. Car aussi familial soit-il, Princess Bride reste autant réservé aux petits qu'aux grands (enfin surtout aux grands). Et lorsque une séquence quelque peu violente arrive, le sang est omniprésent (le combat final très "piquant" entre Inigo et son adversaire). Le film alterne par ailleurs décors en carton pâte (un peu voyant Aie !!) et décors naturel parfaitement dépaysent.



La Fantasy de Princess Bride est présente par petite touche, plutôt discrète : sorcière, couple de sorciers (Carol Kane, qui sera à nouveau grimée dans "Les valeurs de la famille Addams" et Billy Crystal, méconnaissable), mers infestées d'anguilles géantes, rat géant, forêt sombre et squelettique, serviteur albinos inquiétant et repoussant, homme à six doigts…L'humour très omniprésent est lui aussi placé bien comme il faut, quand il faut, et on remarquera que la formule contes de fées/humour sera repris par "Shrek". Par ailleurs, le personnage du défunt André le Géant (catcheur de son état), géant à la force colossale mais surtout force tranquille et attachante, rappelle un peu le fameux Ogre vert. Parsemé de petites idées sadiques ou cruelles (la machine aspiratrice de vie surtout), de morceaux d'anthologies (le combat en haut des falaises de la Démence, la chute des deux amants, le duel intellectuel contre Vizzini…), de quelques répliques cinglantes voire cultes ("Je souis Inigo Montoya, tou as toué mon père, prépale toi à moulil") et illuminé par le charme radieux de Robin Wright Penn, Princess Bride reste encore aujourd'hui toujours aussi drôle, satirique, excitant, magique et plein d'entrains. Un vrai bonheur !

Le film reçu l'Antenne d'or au festival d'Avoriaz de 1988






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