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Ace est complétement fou du groupe Guitar Wolf. Il voudrait devenir aussi cool que le chanteur de son groupe préféré. Il va à chacun de leurs concerts et suit leur carrière avec passion. Après un concert, il décide enfin d'aller se présenter devant le groupe, qui doit régler un léger différent avec un manager pas très net dans sa tête. En entrant dans le bureau du manager, Ace aide sans le vouloir le groupe à se sortir d'affaire et Guitar Wolf lui remet en signe de remerciement un sifflet qu'il devra utiliser s'il est en danger. Sur la route, Ace vient en aide à Tobio, une ravissante jeune fille et tombe sous son charme. C'est alors que la situation se complique pour Ace, qui va devoir lutter contre des zombies ! En effet, des extraterrestres redonnent vie aux morts et ceux-ci se mettent à massacrer toutes les personnes vivantes. Ace va retourner secourir Tobio et va bientôt avoir recours au sifflet afin de bénéficier de l'aide de Guitar Wolf, car la nuit va lui reserver bien d'autre surprise...



Prenez un très très bon groupe de rock garage japonais, sûrement le meilleur depuis les Ramones, mettez les en scène dans un film qui mèle zombies, gore, personnages bien tarés, transexuel, motos, blousons noirs, voitures qui carburent à la nitro, cheveux gominés, yakusas et femmes fatales et vous aurez une petite idée de ce qu'est "Wild Zéro" !

En effet, le film de Tetsuro Takeuchi est un ovni cinématographique, un rock n'roll movie complétement baré, surréaliste et délirant. Malgré tout, il n'est pas exempt de petits défauts, de rythme notamment, qui font qu'on aura l'impression à la fin du film de ne pas avoir vu le film attendu justement, ou du moins, d'en avoir trop attendu.



Le début du film, avec toutes ces soucoupes volantes, nous rappelle l'ambiance du "Mars attacks" de Tim Burton. Ce sera également vrai pour le reste du film, car on a l'impression que le réalisateur a voulu rendre hommage à une époque, à travers la musique déjà, à travers le look de ses personnages ensuite. Une sorte de "Cry-Baby" au pays des zombies en somme. Notre jeune héros, Ace, un rockeur qui ferait bien rigoler le célèbre "Fonzie" de la série télé "Happy Days", va vivre une folle nuit de mésaventure qu'on ne lui envirait pour rien au monde. Quoique...

"Wild Zero" (titre d'une chanson du groupe Guitar Wolf) ne se focalise pas spécialement sur le groupe justement. Le vrai héros du film est Ace, les trois membres du groupe n'étant pas mis au premier plan, même s'ils interviennent très souvent, en criant des "rock n' roll !!!!!!!" tonitruants ! On retrouve ensuite la jolie Tobio, qui réservera une bien drôle de surprise à Ace. Le personnage le plus pittoresque reste sans conteste le manager, qui porte des fringues hallucinantes (des shorts bleus hyper courts en cuir par exemple...) et qui s'amuse à frapper ou à violer des prostituées pendant ses heures perdues. Un méchant bien taré, comme les films japonais savent nous en donner (on se souviendra du méchant de "Ichi the Killer" par exemple, référence en la matière !).

D'autres personnages feront leur apparition, servant à meubler l'intrigue du film, même s'ils ne sont pas inintéressants. On se demande quand même parfois ce qu'ils viennent faire là, malgré le fait qu'ils auront tous leur utilité à un moment du film.



Et les zombies me direz-vous ? Et le gore ? Et bien, il est bien présent, avec des cadavres pas frais du tout, mélange entre les zombies tout bleus du "Zombie" de Romero et les zombies bien amochés du film "Le jour des morts-vivants" du même réalisateur. "Wild Zero" nous propose plein de jolies explosions de crâne, plutôt réussies malgré l'utilisation des images de synthèse. L'apparition des zombies ne résulte d'aucune logique. Ils sont là, tout d'un coup, sans qu'on sache vraiment pourquoi. Mais après tout, on s'en fout un peu, on voulait du zombie, et on en a !

Et puis, il y a des scènes qui sont vraiment délirantes, surtout dues au chanteur Guitar Wolf ! Il faut le voir massacrer des zombies avec des médiators vraiment magiques, sortir une épée du manche de sa guitare pour couper en deux un gigantesque vaisseau spatial, apparaître comme un fantôme pour redonner du courage à Ace. Même si le film ne repose pas sur lui, son look, son visage, ses lunettes noires confèrent au film une ambiance étonnante. Une des scènes les plus drôles met en scène une vendeuse d'armes, en train de prendre une douche, et qui, nue, se met a tuer les zombies introduits chez elle parce qu'ils lui ont arraché ses fringues ! Du délire total !



"Wild Zero" se veut aussi un message à la tolérance, à l'amour. Je ne vous en parle pas plus sous peine de révéler trop de détails.

Malgré tout, comme je le dis plus haut, Wild Zero a des problèmes de rythme, car il n'y a pas vraiment de scénario, on enchaîne plutôt des petites séquences qui se recoupent entre-elles mais il n'y a pas vraiment de fil conducteur. D'où l'impression certaines fois que certaines saynètes auraient pu être zappées pour donner plus de rythme au film. Car un manque de rythme dans un film rock n' roll, ça la fout mal quand même ! Mais dans l'ensemble, "Wild Zero" est un vrai bon divertissement, original, jouissif, avec des personnages hauts en couleurs, du gore, du délire. Bref, une oeuvre à découvrir pour se faire son propre avis personnel ! Et pour courir acheter la discographie de Guitar Wolf, un pur groupe de rock n' roll comme on en voit rarement maintenant !








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