RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3.6
(13 votes)
Après avoir affronté Jerry Dandrige, vampire aussi dangereux que séducteur qui a bien failli transformer sa petite amie définitivement en vampire, Charlie Brewster entame une lourde thérapie qui va durer trois longues années. Il reste à présent convaincu que les vampires n'existent pas, et entame sa vie universitaire. Sa phobie va revenir petit à petit, et il décide de se confier à Peter Vincent, présentateur de films d'horreur à la T.V, qui l'a aidé pour sa lutte contre les vampires. Mais Charley se sent de plus en plus intrigué par la mystérieuse Regina, qui serait peut être une vampire…



Après le succès du premier film, passer à coté d'une suite devient pratiquement inconcevable pour les producteurs de "Vampire vous dit vampire ?" et c'est donc Tommy Lee Wallace qui emboîte le pas à Tom Holland. Il est assez difficile pourtant de détrôner le premier film, très sympathique comédie d'horreur où un ado fan de films d'horreur affrontait son voisin vampire. Les effets spéciaux spectaculaires, les idées inventives, le numéro très amusant de Roddy Mc Dowall et le côté très "eighties" donnait un charme indéniable à cette première monture, en tout cas suffisamment pour qu'il devienne culte auprès des fantasticophiles. Au cinéma, une séquelle essaye d'offrir toujours plus, plus et plus, mais à force, ne réussit pas toujours à garder l'esprit du premier. "La mouche 2", "Gremlins 2", "Hellraiser 2 les ecorchés" ou "La colline a des yeux 2" peuvent en témoigner fortement. Mais avec "Vampire vous avez dit vampire ? 2" on touche le fond.



Difficile de ne pas être tenté par la superbe affiche reprenant différemment le visuel du premier ou la présence des deux acteurs principaux toujours au compteur, et pourtant si on remarque bien, peu de personnes évoquent cette suite. Pour éviter d'être embarrassé ? Eh bien oui, d'une certaine manière. La suite débute en nous balançant les scènes les plus spectaculaires du premier, histoire de surprendre le spectateur en montrant ce qui faisait les qualités du premier. Seulement la suite ne les aura pas. On nous fait donc le coup du "trois ans plus tôt" et on découvre que Charlie suit une thérapie depuis le temps qui s'est écoulée, et s'avère être persuadé que les vampires n'existe pas !! Après tout ce qu'il a vu, difficile de ne plus y croire pourtant. Bien sûr, la petite copine du premier a été zappée (qu'est-elle devenue ? "Ben on s'en fout" répliquent les scénaristes) et le cadre du film se déroule dans une université. Et là, on prie pour que Wallace ne nous fasse pas un slasher. Fort heureusement non, mais les choses ne vont pas s'arranger pour autant.



En voyant la suite, on se rend compte non seulement que William Ragsdale est toujours mauvais acteur, mais qu'il s'avère complètement inexistant du début à la fin, à force de timidité et de simplicité, il finit par attendre les sommets de la fadeur. Le comble pour un héros. Le jeune homme va commencer à avoir de nouveau des craintes et entretient une étrange relation (onirique ?) avec Regina, une chanteuse de cabaret. Il fait appel à son grand ami Peter Vincent, incarné par le génial Roddy Mc Dowall. Par d'ailleurs, il est la seule présence agréable dans cette suite, toujours aussi irrésistible en chasseur de vampires peureux. Les deux larrons se retrouve face à Regina, qui non contente d'être une vampire, se relève être la sœur de Jerry Dandrige, le vampire du premier, mouais bonne idée. C'est la vénéneuse Julie Carmen qu'on reverra dans "L'antre de la folie", qui incarne cette bad woman finalement assez sage, puisqu'elle ne croque finalement pas grand monde. La suceuse de sang est à la tête d'un groupe de vampires destroy, qui au bout de compte, ne déborde pas d'originalité : un vampire punk à roller bien carnassier dont le look oscille entre l'inquiétant et le ringard mais qui semble surtout sorti de "Génération Perdue", un loup-garou collant et lourdingue qui va tenter de se draguer la petite amie du héros et qui s'amuse à faire peur aux chiens, et un gros malabar (incarné par Brian Thompson, qui se fait arracher les tripes par Schwarzenegger dans "Terminator" et entame un bras de fer avec Stallone dans "Cobra") bouffeur d'insectes.



Wallace balance des éclairages bleutés pour faire passer la pilule, et tente de rendre le film plus sombre. Mauvaise idée, l'humour faisait parti de l'un du nombreux intérêt du premier opus. Il faudra se contenter d'une tête coupée utilisée pour une partie de bowling, d'un psy vampire très énervant et de quelques idées pas drôles (le vampire qui se maquille le cou pour ne pas montrer sa morsure). Quand à l'hémoglobine, elle est peu présente tout comme dans le premier volet, même si on remarquera une jolie étudiante se faisant mordre méchamment, en tout cas assez pour faire sortir un bon petit litre de sang. On retiendra essentiellement de l'ensemble ce plan étonnant où un crucifix se balance devant le visage de Regina, la faisant alterner entre sa forme humaine et sa forme vampirique, une scène assez énigmatique où Regina entame une curieuse danse macabre, ainsi que le personnage toujours savoureux de Roddy Mc Dowall et le joli minois de la très charmante Tracie Lin. Même les scénaristes ne semblent ne s'être pas vraiment foulés puisqu'ils se contentent de reprendre quasiment à l'identique le scénario du premier, allant jusqu'à nous resservir pratiquement le même combat final que celui du premier film. Au bout du compte, "Vampire vous avez dit vampire ? 2" ressemble d'avantage à un très mauvais remake qu'à une suite innovante et agréable. Très peu d'intérêt donc, et à oublier de préférence.








LUMIèRE SUR