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Oh, tiens, un film post-apocalyptique avec David Carradine. Sur la pochette du DVD on voit une superbe pépée, habillée de façon à mettre en avant tous ses atours. La belle est armée d'une sorte d'épée pyramidale en plexiglas et, en premier plan, la roue arrière d'une MotoCross en pleine vitesse. Ca promet ! La terre a été ravagée par les Guerres de Neutron, la rendant semblable un gigantesque désert. Pour survivre, les humains se sont construit d'immenses mégapoles à l'abris des radiations sévissant dans les étendues tannées par un soleil qui semble briller éternellement. Helix, l'une de ces cités, est dirigée par Lord Zirpola, un cruel dictateur. Le passe-temps favoris de l'infâme n'est autre que de faire capturer les guides nomades, qui organisent des traversées clandestines du désert. Après quoi ils sont forcés à participer au Death Sport, l'équivalent futuriste des jeux Romains. Les dissidents sont ainsi jetés dans une arène où ils doivent survivre aux assauts successifs de "super-motos". Cependant, Kaz Oshay et quelques compagnons réussissent à prendre la fuite à bord des engins de mort et entreprennent de traverser le désert. A leurs trousses, Ankar Moor, un ancien guide, reconverti en serviteur du despote.



Il doit bien y avoir le nom de Roger Corman quelque part là dedans… Ah, oui, au poste de producteur ! En effet Deathsport est un pur film d'exploitation, sans originalité aucune, utilisant Carradine, des gros engins de morts et des jolies amazones comme argument de vente. Tout-à-fait la philosophie de Roger Corman ; sans toutefois oublier l'aspect "resucée" d'un succès du box office.



Ici, c'est dans la nuque de Star Wars que la production a enfoncée ses longues dents affûtées. Le premier élément qui permet un tel constat est la présence d'un côté obscur (l'alter ego maléfique de la guilde des nomades). Le vil Ankar Moor va donc tenter de convaincre le pur Kaz de le rejoindre aux côtés de l'infâme dictateur Zirpola.
Ensuite le combats les plus notables se déroulent a coups d'épées "presque-laser", le tout dans des accoutrements à la mode Jedi.
Enfin, et c'est là l'élément le plus marquant, les bruitages utilisés sont les même que ceux du film de George Lucas! Les motos font le bruit des Tie Fighters, les désintégrateurs produisent le même son que les pistolets lasers des Storm Troopers…



Pour enlever encore plus à l'originalité déjà tarie du film, le sujet reprend le thème préféré de Corman : les sports mortels. Deathsport permet donc au spectateur d'assister à des cascades, des poursuites et des mises à morts, le tout à moto. Le véhicule terrestre à moteur n'ajoute que peu d'intérêt au métrage. Contrairement à Death Race 2000 (même producteur, même tête d'affiche) l'intérêt du spectateur glisse sur ce métrage comme sur une dalle de marbre cirée par un(e) monomaniaque de la propreté.



Ne perdant pas foi en sa devise, le producteur américain distille dans son métrage plusieurs scènes de nu gratuites. C'est gentil de ta part Roger, surtout que tes actrices sont sublimes… malheureusement, là encore, cela ne sert pas vraiment l'histoire de voir une hippy nue en train de se faire électrocuter par des tentures electrifiées.

En résulte une addition de divers éléments anecdotiques, qui pourtant ne manquent pas de charme et empêchent l'ennui de s'installer. Ce doit être cela la magie Corman.
Pour fans de Post Nuke uniquement, ou à la rigueur pour les adorateurs du producteur américain.








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