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Réalisation
Shinya Tsukamoto

Scénariste
Shinya Tsukamoto

Date de sortie
1992

Genre
Cyberpunk

Tagline


Cast
Tomoro Taguchi
Nobu Kanaoka
Min Tanaka
Keinosuke Tomioka
Shinya Tsukamoto


Pays
Japon

Production


Musique
Chu Ishikawa

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.9
(14 votes)
Suite à l'enlèvement de son fils, un homme perd le contrôle de lui-même et transforme ainsi une partie de son corps en arme à feu. Dans sa folie furieuse, il va accidentellement tuer son fils. Ensuite, il poursuit les agresseurs jusqu'à une fonderie où de jeunes éphèbes obsédés par le culturisme et la violence sont soumis à une expérience étrange. Lorsque sa femme se fait également enlever par ces mêmes hommes, L'homme sera incapable de contrôler son pouvoir de transformation, se retrouvant ainsi en arme biomécanique n'ayant comme seul but que la destruction totale.



Le deuxième film de Shinya Tsukamoto n'est pas tant une suite qu'un remake avec plus de moyens du magistral "Tetsuo : l homme de fer". Mais malgré une histoire plus aboutie, ce deuxième opus n'arrive pas à la cheville de son prédécesseur en ce qui concerne l'impact sur le spectateur. Là où "Tetsuo" nous entraînait dans un délire presque hallucinatoire autour de l'idée de la chair et le fétichisme du métal, cette suite nous donne une explication à l'existence de L'homme de fer, brisant ainsi le mystère du premier, s'auto-réduisant à un film d'action presque classique incorporant malgré tout quelques délires bien sentis.



Encore une fois, Tsukamoto n'estime pas important de donner un prénom à ses personnages alors on va garder des appellations toutes simples : Tomoro (le père du petit garçon), La mère (les deux acteurs sont des revenants de "Tetsuo"), leur fils Minori, Le créateur des surhumains et Le père de Tomoro.

Au début, on se demande dans quel genre de film l'on est tant tout est différent du premier. Déjà, ce film est en couleur ce qui change l'ambiance radicalement. Tsukamoto se sert cette fois de filtres majoritairement bleus pour filmer les extérieurs, comme la ville de Tokyo devenue aseptisée et uniforme. Pour les intérieurs, il applique un filtre orange qui démontre la chaleur et la vie – le tout résultant en un film visuellement superbe.



Là où ça coince un peu, c'est au niveau du développement.
Déjà, le meurtre accidentel de Minori perd de son impact tant les ramifications sont sous-exploitées. Cette mort était le catalyseur de la transformation de Tomoro mais le reste du film ne se concentre que sur l'exploration de son identité. On n'entend parler de Minori ensuite que durant un bref moment et seulement à travers la souffrance de sa mère.

Dans la fonderie se trouve Le créateur (Shinya Tsukamoto) et ses hommes surhumains. Grâce à une injection, ils sont capables de transformer leur bras en une arme puissante. Tomoro n'a pas besoin de cette injection puisqu'il est capable de se transformer à volonté suivant son degré de colère et de frustration. Son cas va bien sûr attirer l'attention du créateur qui tente malgré tout de le modifier.

Suite à un premier affrontement plutôt réussi, le film se perd un peu dans du remplissage d'images reprenant des idées du premier mais la sauce ne prend pas de la même façon. Etant donné que le délire n'a plus la même intensité, on est un peu déçu de ne pas voir le réalisateur prendre un chemin différent, surtout qu'il en développe un en nous dévoilant les origines du pouvoir de Tomoro impliquant son Père… mais à 10 minutes de la fin.



"Tetsuo II" n'est pas un mauvais film en soi, son défaut principal étant tout simplement qu'il se pose comme une suite à son grand-frère. Ce film comporte toujours un bon jeu d'acteurs, une violence inouïe et explosive mais malheureusement, le rapport sexe-mort qui imprégnait "Tetsuo : l homme de fer" est très mal exploité donc le côté malsain s'en trouve dramatiquement réduit.

Au final, ce n'est pas toujours une bonne idée d'avoir plus de moyens ni de refaire ce que l'on avait déjà fait à la perfection. Lorsqu'on était en haut de la vague, on tombe inévitablement dans un creux ensuite…






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TETSUO : L HOMME DE FER