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La figure emblématique du lycanthrope est depuis quelques années passablement délaissée. C'est donc avec surprise que je découvrais ce film sorti de nulle part et à l'affiche sublime… Et avec encore plus de surprise que le producteur exécutif en était Roger Corman. Colum Kennedy revient après des années dans la maison où il est né, au fin fond de l'Irlande. Il pense qu'un tel retour aux sources lui procurera l'inspiration nécessaire à l'écriture de son livre. Mais une meute de chiens l'attend dans la maison et manque d'attaquer sa femme et ses enfants. Une fois les chiens évacués de la maison, va commencer la lente descente de Colum vers ses origines.



Malheureusement, cette descente, le spectateur s'en fiche éperdument. Le jeu purement infect de la totalité du casting n'y est pas pour rien. Les acteurs semblent en effet tout droit sortis d'un téléfilm érotique, de mauvaise qualité qui plus est. Et ce n'est sûrement pas la performance de Julie Cialini, playmate de l'année de sortie du film, qui relève le niveau. Elle minaude, se dénude et se lance dans des jeux érotiques sans aucun esthétisme. Horrible !



Comprenez bien que ce n'est pas le rôle du rédacteur de dégoûter ses lecteurs, toutefois il est de son devoir de les prévenir lorsqu'un prétendu réalisateur les prend pour des vaches à lait. Mais "Wolfhound" utilise des arguments malhonnêtes pour racoler le spectateur. A commencer par une affiche magnifique, mêlant un érotisme nuancé à l'onirisme propre aux légendes. Mais qu'en reste t-il tout au long du film ? Rien ! Le métrage est ficelé de façon tout a fait impersonnelle, sans aucune poésie. Pourtant le sujet s'y prête on ne peut mieux : deux créatures de rêve (une femme sublime et un loup-garou) toutes deux fantasmées et enviées par les Hommes.
La carte de la légende eut été la meilleure à jouer, tout en valorisant le caractère érotique du film. Cependant en lieu et place de ce conte pour adulte promis par l'affiche, ne se trouve qu'un pitoyable film érotique.

C'était probablement le seul et unique but de l'équipe de tournage, de livrer une bobine sans aucune saveur. Et le constat ne s'arrête pas à un manque d'idées navrant. Le spectateur se fait voler, dépouiller… En un mot, il est pris clairement pour un canard sauvage.
Hop, la jolie playmate se dédouble en plein acte sexuel et deux autres femmes la remplacent (tant qu'à faire, autant oser les incohérences scénaristiques). Un film érotique n'en est pas vraiment un sans une scène de sexe saphique, n'est-ce pas ?



Au final l'érotisme impersonnel que nous assène Donovan Kelly prend le pas sur l'histoire de lycanthropie, totalement reléguée au second plan. Ce qui, à bien y réfléchir, n'est pas un mal, car les loups-garous en question ne sont que de gros chien sales. Ce ne sont pas les effets spéciaux qui feront illusion ; les transformations sont assistées par informatique et sont particulièrement ratées. Probablement la personne qui en était responsable a utilisé un logiciel de morphing photographique (conversion fluide d'une image vers une autre).

Tout les éléments de ce Corman nouveau cru, sont au mieux insipides, au pire absolument vomitifs. A trop vouloir en faire, le producteur prolifique a fini forcément par se prendre les pieds dans le tapis et à cumuler tous les défauts des pires séries B.



Que reste t-il de Wolfhound après cela ? Proprement rien, même les fans de films érotiques et de belle plastique féminine seront cruellement déçus. Alors ne gâchez pas votre argent pour cette chose qui n'a sa place dans aucune vidéothèque. Si toutefois vous mourrez d'envie de découvrir les rondeurs de Julie Cialini, acheter plutôt le Playboy où lui est réservée la page centrale.








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